[1242] Dans les filets du pécheur

Nous sommes dans une jolie chambre d’hôtel sous les toits. On aperçoit au loin la Tour Eiffel, mais, entre tes mains, c’est mon érection qui est monumentale.

Nous ne sommes pas encore sortis pour dîner. C’est, disons, le premier round. Tout à l’heure, j’étais en train de te foutre, en levrette, et je me suis saisi de ton petit flacon de spray anal, celui que tu utilises pour te détendre. J’envoie une première giclée qui rend ton œil humide. Cette vision me fait penser un instant à de l’huile solaire. Du plat du pouce, je masse doucement l’entrée de ton cul sans forcer trop mon doigt et je recommence. Une deuxième giclée et je progresse un peu plus dans tes chairs. Bientôt je sens, de l’autre côté de la paroi, ma queue qui continue d’aller et venir en toi et je continue avec concentration la méthodique préparation. Quand je sens que tu es prête, que tes soupirs ne sont que plaisir, je tends tout mon corps pour saisir, sur la petite table, ton rosebud dont je réchauffe le métal lourd un instant dans ma main avant de le faire pointer sur le centre de mes attentions. Le premier tiers est une formalité réglée avant même que tu aies le temps de dire hmmm ; avec une prudence excessive, je poursuis la progression de l’engin qui écarte tes chairs mais assez vite, le voilà gobé tout entier et sa présence presse délicieusement sur mon sexe gonflé d’excitation. J’ai à nouveau les mains libres. Je peux saisir tes hanches et amplifier mes coups de boutoir. (suite…)

[1241] Faites la mue, pas la guerre !

Mais ! mais ! C’est quoi ce truc ?

J’imagine tes cris d’angoisse, ami lecteur, alors que, serein, tu venais faire une petite visite sur mon site (au fait, merci pour ta fidélité) pour voir quelle nouvelle histoire de cul je t’avais racontée, et que ce truc bizarre est apparu. Tu as d’abord pensé une demi-seconde « J’ai dû taper une mauvaise adresse » et puis tu as vu ce « Comme une image » trôner fièrement en lettres de feu au sommet de la page et tu as enfin compris : mon site vient de changer d’apparence.

Quatrième look, donc troisième mue.

Alors, certes, le thème précédent que m’avait bichonné Frisouline (je la remercie une fois de plus) avec amour était extraordinaire et faisait que mon burp ne ressemblait à rien d’autre, mais cela faisait quand même plus de cinq ans qu’il n’avait (quasiment) pas bougé et il avait l’inconvénient de ne pas savoir s’adapter joliment à ces petits engins qui tiennent dans la main et que tout le monde a maintenant : les smartphones. Environ 21 fois sur 100, c’est depuis un téléphone que vous venez me lire et 8 fois sur 100 depuis une tablette. À l’époque où le thème de Frisouline est arrivé, les « usages mobiles » représentaient à peine 1 % des visites.

J’avais, depuis, mis en place une extension qui permettait d’adapter l’affichage aux smartphones, mais c’était au détriment de tous mes efforts de mise en page et de design, sans compter un certain nombre de fonctions qui ne marchaient pas bien (l’identification, la recherche, etc.)

Pour ceux qui s’intéressent au dessous du capot, il était temps également de passer à HTML 5 et CSS 3.

Je te connais, lecteur homéostatique (et je suis comme toi !), à chaque changement, il s’en trouvera toujours pour pleurnicher que « c’était mieux avant ». Oui, c’était mieux avant, mais ce sera mieux demain.

Comme à l’accoutumée, je ne doute pas qu’il y ait des petits trucs qui ne marchent pas bien par ci par là (moi même, j’ai encore une liste longue comme le bras de trucs à améliorer, mais cela fait plus d’un an – certes, avec des interruptions – que je travaille sur le sujet et si je repousse sans arrêt en attendant que ce soit parfait, ce thème ne verrait jamais le jour). Tu peux évidemment me faire tes remarques dans les commentaires ci-dessous (tu as vu, j’ai mis un truc chouette qui te permet de citer facilement les petits copains), si mon burp s’affiche n’importe comment sur ton téléphone, fais-moi une jolie capture d’écran en me précisant le type d’appareil que tu utilises et envoie moi ça en contact ou parle-moi de tes malheurs sur la page « J’ai un problème ».

Et comme à l’accoutumée, je te laisse en souvenir une copie d’écran de comment c’était avant :

cui.burp.fr 2015-1-17 22 55 15

[EDIT de 21:11] IVV m’a fait remarquer, et c’est très très mal, que je ne l’avais pas créditée au sein de cette note. C’est fort injuste, car je lui dois effectivement les quelques éléments graphiques que j’aurais été incapable de produire, même après des heures de transpiration. Les effets de papier déchiré, c’est donc elle.

Pendant que j’y suis, j’en profite pour remercier les quelques paires d’yeux attentifs qui m’ont apporté leur regard critique et permis d’apporter de nombreuses améliorations avant la mise en ligne. Pour les améliorations d’après la mise en ligne : j’y travaille et vos commentaires me sont précieux. [/EDIT]

[1240] Je suis chialerie

Ami lecteur, je voudrais commencer par partager avec toi un document vidéo dont j’avais entendu un extrait sur Radio Nova hier matin (chiale ! chiale !) et dont le visionnage intégral vaut vraiment la peine ; c’est remarquable d’intelligence (et d’émotion – re-chiale ! re-chiale !) et la journaliste, Ruth Elkrief, réussit à conduire l’interview avec un tact qui manque à pas mal de ses confrères.

L’interviewée est Jeannette Bougrab, la compagne de Charb, ancienne secrétaire d’État à la Jeunesse et à la vie associative sous Kayzer Sözy (elle est membre de l’UMP). Cette femme a été capable, dans sa douleur immense, de trouver des mots d’une justesse incroyable pour dire les choses comme elles sont et non pas comme on voudrait qu’elles soient.

Je la salue respectueusement, elle a toute mon admiration, et je l’accompagne dans son chagrin.

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Un des points — parmi d’autres – qui m’a frappé dans cet interview est qu’elle parle plusieurs fois de laïcité mais pas d’athéisme. Ça m’a, au premier abord, dérangé. Quand, par exemple, elle dit « Ça ne m’a pas plu quand j’ai vu des gens prier devant Charlie Hebdo parce qu’ils [les victimes] étaient laïques ».

Et puis j’ai réfléchi. Cette femme est très intelligente et je pense que chacun de ses mots était pesé, je me suis donc interrogé sur ce qui pouvait être sa motivation.

J’ai pensé que, peut-être, elle ne voulait pas réduire la portée du message de laïcité militante de l’équipe de Charlie Hebdo (mais je reconnais qu’il est plus facile de rire d’une caricature anticléricale quand on est athée que croyant, de même que certaines caricatures politiques raillant mon bord peuvent parfois me faire grincer des dents – une pensée pour Jacques Faizant).

Je me suis dit aussi que l’athéisme, au même titre que la foi, est de l’ordre de la croyance alors que la laïcité est une valeur. La première est donc personnelle, même si elle peut se revendiquer, alors que seule la seconde peut être défendue et appartient à l’espace public.

T’en penses quoi, toi, ami lecteur ?

✦ ✦ ✦

Pour finir, je veux partager avec toi un article exceptionnel lui aussi, paru dans le Huffington Post québécois, écrit par un philosophe musulman, Abnennour Bidar, et intitulé « Lettre ouverte au monde musulman ».

Il y figure une brillante analyse de la situation actuelle, sans omettre sa dimension géopolitique, et qui montrera à quel point la situation à laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés, en France et dans le monde, n’est pas simple et ne se résoudra pas en un claquement de doigt, et que chacun doit y prendre sa part. Y compris les musulmans humanistes éloignés du fondamentalisme.

C’est ici.

(Je rajoute une versions PDF pour le jour où ce document ne sera plus en ligne.)

[1239] Je ne suis pas Charlie mais…

Entendu sur France Inter au cours de la journée Serge Moatti qui tentait de dire que les mots étaient bien insuffisants à exprimer ce qu’il ressentait. Et il avait raison.

Consternation, c’est celui qui s’est imposé à moi, toutefois.

Je ne suis pas Charlie. Je ne suivais pas Charlie. Ou si, mais de loin. J’ai acheté quelques numéros, par ci par là. Je reçois leur newsletter, parce que j’aimais l’énergie qu’ils mettaient dans la provocation dans le dessin de leur Une.

Je savais que Charlie traversait – traverse – une passe financière difficile, mais ça ne me suffisait pas à me décider de les acheter ou, mieux, de m’abonner, parce qu’au-delà des dessins et de quelques articles, ils défendent généralement une ligne politique qui n’est pas la mienne (pour rappel : je suis un social-traitre) ; pour l’info générale, je lis Libération (abonné), j’écoute France Inter (enfin, avec moins de plaisir qu’avant) et pour l’info consommateur je suis abonné à Que Choisir.

Bref ! Je ne suis pas Charlie, je ne me reconnais pas dans ce slogan un peu facile, de « catharsis » comme je l’ai justement lu sur Twitter, mais ça ne m’empêche pas d’être effondré. Car il y a au moins un combat de Charlie Hebdo auquel je m’associe totalement, c’est la lutte contre les extrémismes religieux (les extrémismes en général, d’ailleurs, mais ceux qui carburent à la foi en un possible Dieu sont particulièrement féroces).

Très juste réaction de Daniel Cohn-Bendit dans Libé dont je cite un large extrait parce que ses propos disent clairement ce que je pense tout trop bas :

C’est notre génération, c’est la génération des caricaturistes, l’une des dernières formes de l’esprit de Mai 68 qui a été assassinée.

Il y a un islamofascisme, ça existe. Ce n’est pas l’islam, ce sont des fascistes, il ne faut pas tourner autour du pot. Comme il y a eu un fascisme venu de la civilisation occidentale, il y a un fascisme venu de la civilisation de l’islam. Il faut tenir bon maintenant. On a toujours dit: «Le fascisme ne passera pas.» C’est dur mais il faut rester clair dans sa tête et ne pas tout mélanger. Ce qui est attaqué là, c’est le droit à la critique radicale de toutes les religions. Charlie Hebdo, c’est la radicalité anticléricale, c’est pour ça qu’ils ont été tués. Notre civilisation, ce qu’on veut défendre, c’est le droit à cette radicalité.

Ce qui me rend particulièrement triste, ce n’est pas le fait que ce soit l’un des attentats terroristes les plus meurtriers commis sur le territoire français depuis 40 ans. Après tout, il y en a eu – et il n’y a pas si longtemps encore – des bien plus dramatiques sur d’autres territoires. Que ce soit de la violence aveugle (« qu’importent les victimes du moment qu’elles soient nombreuses ») ou ciblée (par exemple, des jeunes filles dans une école, parce que ce sont des futures femmes que l’on éduque – et croyez-moi, ce genre d’abominations mériteraient le même genre de soulèvement que celui que l’on observe aujourd’hui pour Charlie Hebdo, et je souligne bien ma propre défaillance ici, je ne veux surtout pas jouer les donneurs de leçon), on trouve beaucoup d’horreurs à déplorer.

Mais ici, il y a quatre génies du crayon qui sont morts et que nous perdons tous. Charb’, Tignous, Wolinsky, Cabu. Putain mais quelle merde !!!

Ça n’était pas le fait du hasard, hein. C’était le jour de la conférence de rédaction. Ils ont cherché nominativement Charb’, donc ils ont atteint totalement leur objectif, ces salauds. On peut dire qu’ils ne tueront pas la liberté de la presse (et j’espère bien que ce sera le cas) mais qui prendra leur succession ? Qui osera ?

Un gars à la radio qui dit à l’instant : « une virulence (anti-cléricale, anti-politique, … l’insolence) qui disparaît … ». Alors je trouve formidable la vague de solidarité à laquelle on assiste en ce moment, je sais bien qu’on va rester debout, qu’on luttera contre l’intégrisme, le fanatisme, etc. Mais on vient de perdre une putain de bataille et c’est ce que je pleure ce soir.

Un dessin de Tignous (que j'ai découvert dans le journal de l'Apec !)
Un dessin de Tignous (un des 5 dessinateurs mort aujourd’hui, que j’ai découvert il y a 20 ans dans le journal de l’Apec !)

 

Excusez-moi de cette note foutraque tellement mal construite…

[1238] Au poil

J’aime retrouver un de ses longs cheveux blonds à des endroits où, jadis, j’aurais eu peur de laisser des traces.

Récemment, c’en était un bien en évidence sur le pull neuf que ma mère venait de m’offrir pour mon anniversaire.

Un jour, j’ai trouvé, tellement bien enroulé autour de mon gland au point qu’il avait échappé à la douche (sans doute rapide) du matin, un long cheveu qui m’a fait sourire – et bander aussi – en me souvenant des douces raisons pour lesquelles il s’était retrouvé là.

Marquise au hotdog
Suggestion de présentation

 

[1237] Petit papa Noël (l’anniversaire v2.0)

L’idée avait été émise par quelques commentateurs-trices sans aller jusqu’à une vraie déclaration de candidature.

Mais c’est chose désormais faite puisque mon complice C*** s’est dit prêt à s’occuper de toute la préparation de mon anniversaire n°2. Je m’en remets donc aveuglement à lui, et je vous invite à le contacter au plus vite, par l’intermédiaire du formulaire de contact ci-dessous pour lui indiquer comment vous aimeriez contribuer à la fête.

Aucune date n’est pour l’instant définie mais on va essayer de viser janvier ou février (?).

Votre nom ou pseudo (obligatoire)

Votre courriel (obligatoire)

Votre proposition pour l'anniversaire

Pour joindre une illustration, une photo, un document...

Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour (et des jolies chattes)
CUI attend impatiemment toutes vos déclarations d’amour !

 

 

[1236] Jour et Nyx

Après de longs préliminaires qui ont duré des mois voire des années, Nyx est entrée dans ma vie en y prenant rapidement une place confortable.

Un couple, de profil, faisant l'amour (dessin stylisé)De retour de vacances, nous avons repris où nous en étions : par un rendez-vous dans un bar pour discuter autour d’un verre. Cette fois, j’avais fait en sorte de n’avoir aucune contrainte horaire (je pouvais même découcher) pour ne pas devoir m’éclipser trop tôt (ce « trop tôt » pouvant être n’importe quand). Mais Nyx était encore farouche et avait besoin d’encore un peu de temps pour être apprivoisée. Le rendez-vous suivant, une poignée de semaines plus tard, trouva l’opportunité de la soirée inaugurale du festival Érosphère pour nous servir de préliminaire – c’était d’ailleurs amusant (et gênant à la fois) d’y croiser de nombreux-ses ami-e-s, amant-e-s, passé-e-s et présent-e-s et de leur présenter Nyx, moi qui connaissais tant de monde là et elle qui n’y connaissait personne, moi fier d’être avec ma « nouvelle conquête », impatient qu’elle le devienne vraiment, honteux et confus de ce décalage entre nous deux, et pourtant ce n’est qu’un papier de cigarette qui sépare nos deux univers. Après quoi nous sommes allés boire un verre dans un de ses repères, pas très loin, d’un coup de scooter. Dans mon ventre vide, le mojito, bien tassé, fait vite son effet et je renonce à prendre un deuxième verre, et pour éviter d’être totalement ivre, et pour hâter le moment où je me retrouverai enfin chez elle, le temps de traverser Paris à scooter ; contre moi dans mon dos, elle était confiante. (suite…)

[1235] Aucun express ne m’emmènera vers la félicité

Heureusement, mon vit ne tient pas qu’à une fille.

à pas de velours

L’anniversaire n°2 se prépare à pas de velours… D’abord, c’est la montée du désir de donner une suite à la première célébration. Il faut dire que la date de mon (vrai) anniversaire se rapproche et autour de moi, on m’interroge pour savoir si je vais récidiver. J’étais plutôt parti pour laisser ce moment unique, ne pas en affadir le souvenir en le diluant dans la répétition. Et puis finalement cette attente que j’ai senti chez certaines – qu’elles soient lectrices ou participantes – ajoutée à la certitude que chaque rencontre a sa grâce propre me donne envie de jouer à nouveau mais en rebattant les cartes.

Cette fois-ci, je vous sollicite pour vos propositions. Puisque vous avez tout su des détails de l’organisation et du déroulé de la première fête, j’attends vos idées pour renouveler l’exercice. N’hésitez donc pas à m’en faire part dans les commentaires, ou pour les plus timides d’entre vous, via le formulaire de contact.

[1234] Je tisse ma toile

Un petit billet pour vous informer d’une riche actualité du petit CUI sur la toile aujourd’hui.

Clarissage comme une image

Votre serviteur s’est accouplé avec Clarissa Rivière dans un duo d’écriture lors d’un épatant apéro érotico-littéraire organisé par Flore Cerise sur le thème « Maîtres & Esclaves ». Vous pourrez trouver un récit circonstancié de cet apéro (pour l’anecdote, « l’homme » dont il est question à la fin du reportage de Clarissa n’est autre que celui qui sévit par intermittence ici-bas sous le coquet diminutif de P***) sur son site : Les goûters de Clarissa.

Vous y trouverez également le texte grandiose que nous y avons produit, qui remporta les suffrages dans la catégorie « Manoir en Allemagne ». J’ai un tout petit peu triché en modifiant les deux dernières tirades pour rendre la chute un peu plus percutante (sans en trahir l’esprit initial pour autant). Sachant que le bidule a été pondu en 15 minutes, fouet en main, je vous invite à être indulgents sur le résultat.

Pour contribuer à votre édification, je vous invite également à aller lire l’attentif récit fait de la même soirée par Julie Derussy.

Les experts Mammamia

Voilà, c’est officiel. Après des années de dilettantisme, je suis officiellement passé dans le cercle très fermé (mais qu’on cherche évidemment à élargir ^^) des s’experts.

Je vous invite donc à aller voir l’interview que j’ai accordée à Comlove, un site qui se fixe l’ambitieux objectif de contribuer à l’harmonie (sexuelle) de votre couple. Il y a un portrait chinois (ça m’intéresse de savoir si vous m’y reconnaissez) suivi d’une plus conventionnelle suite de questions/réponses que, je l’espère, vous ne trouverez pas trop conventionnelles, justement.

C’est là que ça se passe.  J’espère que je n’y suis pas trop pontifiant (c’est un peu l’impression que je me donne en lisant certains extraits mis en exergue) !

Où il sera notamment question du « zapping sexuel » de notre belle société 2.0
Où il sera notamment question du « zapping sexuel » de notre belle société 2.0

[1233] La réalité efface la fiction

photographer kiyo murakami

Les choses auraient pourtant dû se dérouler comme ça.

Tu serais arrivée et tu m’aurais souri en m’apercevant parmi les convives.
Tu serais venue me saluer, une bise sur la joue gauche, une bise sur la joue droite, j’aurais senti la peau de ta joue contre la mienne et j’aurais frémi de sa douceur.
Tu m’aurais dit « On se retrouve tout à l’heure ! » et j’aurais souri en te répondant de compter sur moi.

Ensuite, il aurait fallu trouver un subterfuge pour arriver au tableau suivant… (suite…)

[1231] Deuxième opinion

J’étais resté sur ma faim après ma première participation à un des apéros érotico-littéraires de Flore Cerise et je m’étais promis de me faire une deuxième opinion pour ne pas rester sur cet avis en demi-teinte.

L’occasion m’en fut donnée par l’ami Vagant qui me convia à l’accompagner à la séance consacrée aux « contes de fée(sse) ». Un thème qui ne me déplaisait pas, pour avoir déjà eu l’occasion de jouer avec lui ici-même de ma propre initiative. Et puis Clarissa Rivière, une burpeuse avec laquelle j’échange quelques mots de ci de là sur Twitter, s’annonçait aussi de la partie et je ne résiste pas souvent à la perspective d’une rencontre.

Bref.

À quoi ressemblerait l’exercice de l’écriture à plusieurs mains sous ces auspices a priori plus favorables ?

Clarissa & Vagant le racontent parfaitement et vous donnent également à lire le fruit de notre joyeux travail où nous avons plus ri qu’écrit !
Je ne les paraphraserai pas. J’ajoute simplement que le supplice de la plume tiraillée par des cerveaux qui s’affrontent peut devenir une belle partie de plaisir quand l’harmonie est au rendez-vous !

Une photo de Sister Grimm, via Dr Sketchy
Il était une fois, en plein automne, quand les feuilles descendaient du ciel comme des plumes et du duvet, une reine qui était assise et cousait devant une fenêtre qui avait un encadrement en bois d’ébène, noir et profond. Et tandis qu’elle cousait négligemment tout en regardant le  beau tapis de feuilles au-dehors, la reine se piqua le doigt avec son aiguille et trois petites gouttes de sang tombèrent sur une des feuilles mortes. C’était si beau, ce rouge sur la feuille mordorée, qu’en le voyant, la reine songea: « Oh! si je pouvais avoir un enfant à la peau aussi bronzée que cette feuille, à la bouche aussi vermeil que le sang et aussi noir de cheveux que l’ébène de cette fenêtre ! » Bientôt après, elle eut une petite fille qu’elle appela Julie, parce que c’était à la mode et que c’était un joli prénom.

 

J’y retourne bientôt.

Boucles d’Or


Illustration : Sister Grimm, chez le Dr. Sketchy.

[1230] Écrit-on comme on fait l’amour ?

Manara - lectrice

Parmi quelques uns de mes préjugés, on trouvera ma tendance à penser que les gens qui n’aiment pas :

  • manger
  • boire (i.e. de l’alcool)
  • danser

ne vont pas être de bons partenaires sexuels, parce qu’il leur manque quelque chose pour être des jouisseurs « complets », que leur hédonisme est lacunaire et que cela ne collera pas totalement à mon érotisme « solaire ».

J’ai beau avoir croisé quelques spécimens qui ruinent ma théorie, je reste avec un a priori négatif quand une amante me dit ne jamais boire d’alcool ou ne pas aimer danser. Ensuite, si l’a posteriori est une nouvelle opportunité de me dédire, tant mieux, mais j’aurai jugé avant de savoir. (suite…)