Géométrie sexuelle : l’axe cérébro-génital

Samedi 14 nov 2009

À l’occasion d’une discussion de fin de repas avec une demoiselle versée dans les pratiques D/s, je me suis fait cette réflexion que j’étais étranger (sans chercher à dire si cette position est définitive – il me semble au contraire que la position du curseur dont je vais parler par la suite n’a rien de figée) à certaines formes de sexualité dès lors qu’elles étaient particulièrement cérébrales.

Pour moi qui me revendique esprit ouvert aux différentes formes de sexualité, de plaisir, de désir, il m’a semblé que j’étais, sur ce sujet, limité, puisqu’étanche à certaines pratiques qui devraient justement continuer à enrichir une sexualité que je qualifie (peut-être pompeusement – mais j’adore qu’on me pompe) de solaire. Je ne me souviens plus où (il me semble que c’était dans Psychologie Magazine ou ailleurs, peu importe), j’avais lu une psy qui parlait de « sexualité génitale », et bien que le propos paraisse un peu réducteur, je m’y étais retrouvé, et je m’étais dit que j’avais une sexualité plutôt génitale. Pour moi, faire l’amour, c’est, à un moment ou un autre, et même autant que possible, exposer mon sexe (mon organe génital, donc – mais je pense que tout le monde avait suivi) à divers stimuli dans le but d’en éprouver du plaisir. Je ne pourrais vraiment pas me contenter d’un plaisir purement cérébral, comme, par exemple1 un pur plaisir voyeuriste, ou mettre une couche et recevoir une fessée, ou me travestir, ou ligoter, ou être ligoté, ou être tenu en laisse, etc. J’en arrive très souvent aux pratiques BDSM, qui sont pour moi (chez certains intégristes – du moins c’est ainsi que je les qualifie) l’illustration parfaite de la sexualité cérébrale, une pratique qui serait au sexe ce que le jazz est à la musique, un truc trop intello pour moi qui sais m’extraire des charts mainstream pour aller jusqu’à la musique indies, mais pas aller plus loin dans « l’élitisme » (avec tous les guillemets qu’il faudra).

Pourtant, je ne saurais me contenter vraiment d’une sexualité purement génitale. On s’amuse souvent à dire que la première zone érogène, c’est le cerveau, et la construction érotique est avant tout cérébrale. Rien que le fait de se projeter dans une rencontre qui va suivre, l’imaginer, ça y est, le cerveau carbure déjà à fond ! J’ai coutume de dire que j’ai une sexualité « classique » que j’agrémente de petites touches de sexualités « spécifiques ». Un zeste de domination, un doigt2 de bondage, un soupçon de voyeurisme et d’autres ingrédients encore qui me permettent de m’éloigner de la sexualité (supposée) de ce pauvre monsieur tout le monde. Par exemple, j’ai l’impression que la sexualité de ma femme est vraiment éloignée de toute cérébralité (c’est certainement faux, mais c’est ce que je ressens) dans la mesure où elle se revendique insensible à la littérature érotique (alors que, par ailleurs, c’est une liseuse insatiable, c’est donc plutôt louche, cette défiance affichée), et semble ressentir l’envie de sexe comme un besoin naturel à assouvir périodiquement, de même qu’il faut manger et boire (hélas, question cul, ce n’est pas trois repas par jour), sans nécessiter la moindre mise en scène.

J’en arrive donc à la conclusion que nous avons tous une sorte de curseur, dans notre tête, qui définit (ou plutôt qui qualifie – définir, ce serait trop réducteur) notre sexualité entre sa composante génitale (la plus charnelle, qu’on peut découper en zones érogènes et stimuli) et sa composante cérébrale (intellectuelle, basée sur toutes les représentations qu’on peut se faire de sa sexualité, de son rapport à son propre corps et à l’autre/aux autres en s’abstrayant autant que possible de notre nature charnelle). Par exemple, le fait de « punir » son/sa partenaire en le/la faisant rester X heures dans une position de soumission, ce plaisir me paraît un cran au dessus, cérébralement parlant, qu’une autre pratique BDSM consistant à fesser son/sa partenaire, où le corps est bien mis à contribution (la main, les fesses) même si les organes génitaux ne sont pas impliqués.

Pour ce qui me concerne, je règlerais le curseur vers un peu plus de cérébralité que ma femme (allez, 60 % cul/40 % cerveau ?) mais par exemple, quand je pratique le bondage, je n’ai pas envie comme les puristes de m’en tenir à l’émotion visuelle (qui suit toute l’émotion de l’acte d’attacher lui-même et de l’interaction qui en résulte entre le lieur et le lié), j’ai envie ensuite de pénétrer ma proie ligotée !

Intelllllectuelllllll ! Pardon... Cérébral ou Génital ?

Intelllllectuelllllll ! Pardon... Cérébral ou Génital ?

Et vous, vous le placez où, le curseur ?

___________________
Illustration : Muppet Show / Nikolaï Fomin – Bear
On peut voir dans le titre un clin d’œil à la série algébrique de M. Chapeau.

  1. mais j’invite mes lecteurs à compléter cette liste illustrant surtout la pauvreté de mon imagination []
  2. oh oui ! bon elle était téléphonée celle-là. []
a lâché le Samedi 14 novembre 2009 à 8:52 ce 1er gazouillis :

Premièrement, je m’insurge ! Comment peux-tu dire que le jazz est trop cérébral ? Es-tu, en bon Parisien, allé voir « We want Miles » ? Moi, j’écoute du jazz depuis toute petite… Bon d’accord, je ne suis pas un bon exemple.
Personnellement, cela ne me dérange pas d’avoir une sexualité cérébrale, sans passer non plus par le BDSM non plus. Cela tient au fait que c’est dans ma nature : j’ai besoin de mon cerveau, même pour baiser. Dans ma tête, je fais autant d’analyse de la situation que si je faisais une mise en page (ce dernier fait fait rigoler ma patronne). Certains amants m’ont ainsi trouvé très froide. Mais non, j’analyse juste la situation, mon plaisir… Et c’est ce qui, selon moi, rend mon plaisir encore plus intense.

a lâché le Samedi 14 novembre 2009 à 12:15 ce 2ème gazouillis :

Le cerveau est la principale zone érogène chez l’humain, je suis bien d’accord !
Après, si ça reste cérébral… Je suis comme toi je ne vois pas l’intérêt.

a lâché le Samedi 14 novembre 2009 à 13:45 ce 3ème gazouillis :

Génitale avant tout. Pas très portée sur les mises en scène, les accessoires complexes, le BDSM… Stimuler le toucher est le but principal. J’aime pas trop être excitée « dans le vide », sans corps à corps final. Et d’ailleurs, c’est le fait de me projeter dans ce corps à corps qui me met en alerte. Par exemple, la littérature érotique, ok, mais suivie de masturbation. Si je mets un porte-jarretelles, c’est parce que j’espère que des mains vont se glisser en haut de mes cuisses.

Alice
a lâché le Samedi 14 novembre 2009 à 17:19 ce 4ème gazouillis :

J’aime pas le jazz !

Justine
a lâché le Samedi 14 novembre 2009 à 17:19 ce 5ème gazouillis :

Me sentant vaguement concernée par ta note, je place le curseur assez simplement… Le fait d’être pénétrée une fois ligotée fait complètement parti du jeu. Quelle idée de considérer que les gens qui pratiqueraient le bondage ne ferait rien de leur « proie » une fois attachée!?
Pour moi, je suis 100% génitale et 100% cérébrale… c’est un peu comme pour l’orgasme: il me faut une double stimulation (vaginale et clitoridienne)

a lâché le Samedi 14 novembre 2009 à 18:32 ce 6ème gazouillis :

A vous lire, j’en viens à me dire que je ne suis pas très « génitale » mais plutôt « cérébrale » même si l’un sans l’autre me parait impossible. Mais savoir ce que l’on est, présuppose que l’on a fait de soi un terrain d’investigation. Et pour faire le Sherlock efficacement, c’est bien connu, il faut aussi évidemment (impérativement) un Dr Watson. Problème : je n’ai jamais trouvé le bon Dr Watson, celui qui cherche et trouve bien mieux que Sherlock, car pour celui qui lit bien, souvent Watson est celui qui a trouvé quand Sherlock est encore en train de chercher. Moralité : il va falloir que je m’enquiere d’un Watson illico pour trouver mon axe à moi et introduire le curseur au bon endroit …

a lâché le Samedi 14 novembre 2009 à 21:32 ce 7ème gazouillis :

Pas l’un sans l’autre… mais bon, sans rencontre charnelle, ça me semble rester au pays des Bisounours.
Maintenant, le plus grand organe érogène demeure la peau alors il y a de la marge jusqu’à se concentrer sur les seules parties génitales !
Incapable de quantifier non plus (allergie aux chiffres !)

Et le jazz me rend nerveuse ;-)

a lâché le Dimanche 15 novembre 2009 à 0:42 ce 8ème gazouillis :

Certaines personnes pratiquent une D/S purement cérébrale et d’autres aiment l’agrémenter de jeux sexuels… Il n’y a pas de règles en ce domaine… Ce n’est qu’une question de personnes…

Pour ma part j’ai souvent envie de passer à des choses plus physiques avec une demoiselle après m’être extasié sur son bondage… mais ça dépend surtout de son désir à elle…

Dans la D/S ma « génitalité » peut céder la place à autre chose… Mais le toucher, le plaisir demeurent importants, et je serais sans doute malheureux avec une Maîtresse qui n’intégrerait pas ces éléments dans la relation…

Pour répondre à votre question je pense que ce sont deux curseurs différents… mais placés côte à côte sur la table de mixage (avec massive attack et sonic youth en toile de fond ;-)
Amitiés

a lâché le Dimanche 15 novembre 2009 à 8:05 ce 9ème gazouillis :

>tous les goûts sont dans la natuur (cf. si je peux me permettre)

quand même, ce qu’il faut encore et toujours se farcir sur le dos de cette musique de nègres…

le cliché pourrave par excellence

dotés du jeu de poignets d’un sam woodyard [url="http://www.youtube.com/watch?v=lIefANENBCw
"](1:44)[/url], pour ne citer que lui, ne serions-nous pas (en tant que pratiquants) radicalement moins complaisants à l’égard de notre masturbation intellectuelle de « claviériste » à la noix ?

a lâché le Dimanche 15 novembre 2009 à 10:53 ce 10ème gazouillis :

CUI, célèbre alité !

a lâché le Dimanche 15 novembre 2009 à 15:30 ce 11ème gazouillis :

Contacter CUI : nouveau message‏
De : Niki Laudanum (nikilaudanum@hotmail.com)
Envoyé : dimanche 15 novembre 2009 6:46:33
À : cui

le vrai souci selon moi c’est qu’avec ce filtre on perd la possibilité de vérifier, et donc d’éditer, la bonne tenue de son gazouillis

a lâché le Dimanche 15 novembre 2009 à 16:42 ce 12ème gazouillis :

C’est rigolo que tu dises que ta femme n’est pas cérébrale du tout. J’aurais tendance à dire, en suivant le cliché, que les femmes sont plus « psychologiques » généralement, que les hommes.

Hmm… J’aime bien le 100% génital et 100% cérébral de Justine, car j’aurais dis pareil !

J’aime bcp les jeux D/s et je peux être terriblement excitée rien que lors de la préparation des liens d’un bondage par exemple. Mais si on me laisse là sans me caresser, ou sans me laisser me toucher, ou sans même me pénétrer, trop longtemps, alors non !

J’adore la lecture érotique (je lis Sade en ce moment ^^) mais j’en profite généralement pour lire sous la couette, l’autre main bien occupée….

Mais aussi, lorsque je me masturbe, difficile d’obtenir l’orgasme sans avoir une pensée pour un scénario érotique…

Alors Cui, il est où le curseur? ;)

Emeline
a lâché le Dimanche 15 novembre 2009 à 20:21 ce 13ème gazouillis :

Un peu des deux, tant que ça mouille/bande c’est que c’est bon ?
(‘vais me coucher)

a lâché le Lundi 16 novembre 2009 à 0:17 ce 14ème gazouillis :

@ Storia X. » Tu vois, tu aimes le jazz et tu es très cérébrale. CQFD ! (Non, je ne suis pas allé voir We want Miles.)

@ Netzah » La question est de savoir comment, toi, tu doses !

@ Sophie » Très génitale, donc, je confirme. Tu dois avoir le curseur un peu plus extrême que le mien, encore !

@ Alice » Tu le sens, mon gros swing ?

@ Justine » C’est rigolo et je comprends que tu te sentes concernée mais c’est une coïncidence et le prétexte de ce billet est à mettre au crédit d’une autre. Pour autant, je souhaitais aussi que quiconque se sente concerné !
Pour ton 100 %/100 %, je crie au scandale et à la triche ! Je t’accorde un 50 / 50 mathématique !

@ Gi » C’est évidemment ce qui se dessine dans mes propos, le curseur à 0 ou à 100, ça n’existe sans doute pas. Mais vos propos (si on les met en regard avec ceux de Sophie, par exemple) confirme bien l’existence de ce curseur. Ah ah ! À moi le Nobel !
Et si je résume votre problématique : chercher le bon chercheur ! Je ne peux que vous souhaiter bon courage dans cette (qué-)quette ? (oups désolé)

@ Selina » Nerveuse comment ?
(oui, la question de la zone érogène n’est pas traité ici, mais ça pourrait être un sujet d’un prochain article de la série « géométrie sexuelle » !)

@ doigt de miel » Bienvenu ici !
(Pour la petite anecdote, à chaque fois que je vois votre pseudo, je pense à mon amante « Miel », disparue des ondes, et il faut que je me souvienne « ah mais non, c’est vrai, c’est un mec, lui ! »)
Un curseur ou deux curseurs ? Vous voulez cassez ma théorie, vous (adieu, veaux, vaches, cochonnes, Nobel) ! Hum, non, je ne suis pas convaincu par vos deux arguments. J’ai l’impression qu’à un moment donné, il y a forcément un aspect qui prend le pas sur l’autre (en plein coït, je pense que l’aspect très cérébral cède le pas, et a contrario, dans un moment de domination, par exemple, le génital est en retrait).
Je vous accorde un curseur supplémentaire pour le volume !

@ secondflore » Je suis en effet réputé pour mon pieu ;-)

@ norbert la fine bouche » Sur l’ode à coco, c’est toi qui faisais tous les commentaires aussi ?

@ Mel’Ody » Quand je dis que ma femme n’est pas cérébrale du tout, c’est évidemment faux car, comme je le disais dans un autre commentaire, je pense qu’on ne peut pas être à 0 ou à 100 mais forcément quelque part entre les deux. Et puis libre à chacun de faire bouger son curseur avec le temps et les envies et les occasions ! (ça te plaît, Sade ? Moi j’ai jamais réussi à accrocher).

@ Emeline » Toi, j’ai l’impression que tu as le curseur sur génital aujourd’hui !!!

columbine
a lâché le Lundi 16 novembre 2009 à 0:18 ce 15ème gazouillis :

mon curseur dépend du partenaire et du sentiment que j’éprouve. si je ne suis pas amoureuse, mon curseur est 100% de cérébralité (pour la stimulation sexuelle – cérébral ne veut pas dire platonique non plus, comme dit Justine on peut être cérébrale et génitale en même temps) alors que lorsque je suis amoureuse, le simple contact de la peau suffit à ma stimulation et le cérébral est jeté aux oubliettes.

je note que tu es toujours sur l’heure d’été!

Emeline
a lâché le Lundi 16 novembre 2009 à 8:05 ce 16ème gazouillis :

Même pas ! En l’occurrence, j’aurais plutôt dit quelque chose comme 50% cérébral et 50% génital, en doutant de pouvoir aller beaucoup plus loin en matière de cérébralité (quoique… à tester pour en être sure…).

a lâché le Lundi 16 novembre 2009 à 10:06 ce 17ème gazouillis :

Insurgés avec Storia Giovanna : – Ma qué dice ! – Le Jazz trop intello, trop élitiste ! Cependant :
Cérébral le jazz ? sûrement : comme émanation d’une substance de l’âme.
Mais il s’agit d’une âme humanisée :
il s’agit d’une âme décartésianisée, dé-MATHEMATISEE ! Ce n’est donc pas cette âme disconnectée de la pensée et des sentiments, refluant dans la glande pinéale du cerveau une quantité équivalente d’esprits animaux, telle que déjà de son vivant notre « grand Descartes philosophe universel » s’empêtrait dans ses erreurs ; pas une âme pendule oscillant en harmonie assujettie aux rythmes des balanciers de la vie, comme l’expliquait l’abbé De-La-Mettrie.
D’autre part, côté « cerveau » la musique est un vecteur d’agitation du cerveau.
Sûrement en est-il ainsi aussi des activités cérébrales à vocations sexuelles agitant une certaine proportion de pensées, de sentiments et d’âme en chacun de nous. Et sûrement aussi que les vecteurs d’esthétique et d’éthique se disputent une « paternité » d’excitation neuronale.
Ainsi, dans les 60% cul, certainement y a-t-il un gros pourcentage d’excitation neuronale.
Et inversement dans les 40% cerveau il y a un pourcentage non négligeable de « purée biologique ».

Y a de ces idées parfois !
Vaut peut-être mieux, pour nous, de prendre la tangente en loucedé
:-)

Alice
a lâché le Lundi 16 novembre 2009 à 11:30 ce 18ème gazouillis :

Pour répondre plus longuement, je pourrais dire que le curseur, pour ma part, n’est pas tout à fait au même endroit selon les amants, les lieux, les moments de la journée. Je crois qu’il est, en régle générale, plus orienté vers le côté génital. J’ai besoin de toucher, de goûter. Je n’ai jamais pratiqué le bondage mais je crois qu’il ne serait pour moi qu’une introduction -cérébrale- avant une autre introduction, plus génitale.

En même temps que j’écris ça, je me dis que l’excitation que peut créer en moi des discussions virtuelles montrent bien que mon curseur sait aussi se déplacer vers le côté cérébral.

a lâché le Lundi 16 novembre 2009 à 11:58 ce 19ème gazouillis :

CUI chéri, fais gaffe je crois que c’est Sainte Wilgeforte la sainte barbue qui essaie de te séduire en se faisant passer Nikki Laudanu. Tu vas finir avec le curseur tout embouti, ses poils de barbe dans le cou, et du Thélonious Monk en fond sonore.

(Remarque ca te changerait un peu de tes nymphettes à chatte lisse sur fond de cold wave)

Justine
a lâché le Lundi 16 novembre 2009 à 12:36 ce 20ème gazouillis :

je m’insurge et je refuse ce 50%/50% !
Tu peux être 100% intelligent et 100% sportif (et 100% prétentieux ;-) )…

Opposer le génital et le cérébral est, en ce qui me concerne, un contre sens aussi certain que d’oppposer l’orgasme « vaginal » et « clitoridien » comme si les deux ne se surajoutaient pas.

En ce qui me concerne, j’ai besoin du cérébral et du génital et aucun des deux ne me suffit et les deux à moitié ne me suffisent pas non plus.

a lâché le Lundi 16 novembre 2009 à 18:42 ce 21ème gazouillis :

C’est un truc de stats ou de proba ton article ?
Serieux j’en sais rien ! mon curseur va de 90/10 a 10/90 suivant les moments et les personnes.
Probable qu’en prenant de l’age le curseur c’est déplacé tout de même vers le cerebral … J’ai rien contre la levrette mais j’aime bien aussi les intermedes ;)
Mais bon .. si je ne prend que mes rapports … cochons avec Evéa depuis que je partage son lit (notre ascenseur aussi, les toilettes, la salle d’eau et le divan … la liste est longue … ) 80 génitals : 20 cerebrales en constante evolution !
Sinon pour nos amants(es) la parité irait le mieux.

a lâché le Lundi 16 novembre 2009 à 22:15 ce 22ème gazouillis :

Pas possible que le curseur soit statique. On n’a pas les mêmes envies à chaque fois selon l’humeur, les partenaires, la situation, même si je n’ai pas une cérébralité de fou!

a lâché le Lundi 16 novembre 2009 à 23:29 ce 23ème gazouillis :

Stats mis à part – car, comme le dit Oxanne, cela change vraiment en fonction d’un tas d’autres données – les décalages génitaux/cerébraux peuvent poser de réels problèmes avec son amant(e). Ainsi dès mon premier rendez-vous avec une de mes maîtresses les plus intimes (au sens traditionnelle) elle m’a affirmé ne pas être sexuelle. Tiens donc elle parlait en permanence de cul, s’y intéressait réellement, passait son temps à charmer les gens. Effectivement son activité sexuelle s’est révélée être rare comme ce qui est rare est cher…J’ai fini par comprendre que son curseur n’était pas placé comme le mien : c’était une grande cérébrale et curieusement – on en revient au BDSM – j’ai découvert (c’est bô l’amour !)qu’elle avait un goût prononcé pour la soumission sexuelle. C’est là que la richesse des rencontres est intéressante, je crois qu’en essayant de la comprendre j’ai moi-même gagné en souplesse de curseur (qu’est-ce que vous alliez imaginer !). Je n’invente pas des scénarii que pour elle, mais je commence à aimer qu’on en invente pour moi.

Luna.

a lâché le Mardi 17 novembre 2009 à 0:10 ce 24ème gazouillis :

Extrêmement cérébrale !!!! Sinon je jouirais à chaque fois que je vais chez la gynéco ou que j’introduis un tampon ! Donc ce qui me fais jouir, c’est mon cerveau, c’est lui qui commande à mon corps de jouir, il peut l’en empêcher, il peut l’encourager.
Pour le reste… tout ce qui participe à la stimulation sexuelle de mon cerveau est le bienvenu ! BDSM, lieux, vêtements, jeux, univers, phantasmes, imagination de mon partenaire,lectures, films (voir blogs parfois), etc.
Bref on peut me faire le cuni du siècle, si mon cerveau est « pris ailleurs » ben je jouirais pas…
J’oubliais…quand je suis amoureuse…ben je jouis plus facilement et mieux, mais c’est une autre histoire… je sais pas où se place le curseur là dedans…?!
Voilà mon expérience, puisque tu la demandes !
Bises de papillon

a lâché le Mardi 17 novembre 2009 à 1:12 ce 25ème gazouillis :

Oh ben non, pas la casser… l’enrichir plutôt… mais c’est vrai qu’il y a tellement de façons différentes de se représenter ce qu’on ressent :-)

Votre ancienne amante devait être une femme de goût mais promis je n’ai rien à voir avec elle ;-)
Bises

a lâché le Mardi 17 novembre 2009 à 14:41 ce 26ème gazouillis :

Grr ton burp ne m’aime plus CUI, deux fois que je retape ce foutu comm’ !!

Pour ma part, je suis plus cérébrale que sexuelle – 60/40, bien que ce soit difficile à évaluer.

Le curseur balance, comme beaucoup l’ont dit ici d’ailleurs, selon le partenaire, les envies, les lieux…

J’aime autant imaginer des scènes cochonnes lorsque je ferme les yeux que voir le sexe de mon partenaire me pénétrer… pas plus l’un que l’autre.

Dans cette géométrie, point de « versus », mais du « et » !

a lâché le Mercredi 18 novembre 2009 à 0:45 ce 27ème gazouillis :

Je suis à la fois cérébrale et génitale. Je ne vois pas comment on peut tenter de quantifier l’un ou l’autre ? Pour moi, c’est toujours à 50-50.

petite française
a lâché le Mercredi 18 novembre 2009 à 3:25 ce 28ème gazouillis :

(nb : pas eu le temps de lire les autres commentaires donc désolée pour les redites)
Comme vous le dites vous-même, c’est enfoncer une porte ouverte que de dire que le cerveau est le premier organe sexuel. Donc le « curseur », si curseur il y a, n’est pas entre une sexualité qui serait « génitale », autrement dit au niveau du bas ventre et des organes génitaux, et une sexualité « cérébrale » où tout serait intello, et donc orientée vers des pratiques élaborées bdsm.

D’ailleurs, je pense que l’on peut parfaitement faire l’expérience de moments où s’épanouit une sexualité très cérébrale sans pour autant quelle soit connotée bdsm… l’attente et la préparation d’une rencontre sensuelle, les attentions à l’autre, des lieux choisis (ou insolites, improvisée), l’éveil de tous les sens (saveurs, effluves, musique) etc, peuvent parfaitement créer un moment très cérébral sans pour autant que soient convoqués cuir, cordes, instructions, gages et punitions… sans parler de toutes ces rencontres plus ou moins virtuelles où un vrai échange érotique a lieu sans pour autant que les corps se pénétrent l’un l’autre.

Je vais vous donner un exemple : si une personne (il ou elle) vous propose d’enduire votre sexe de nutela pour le sucer, rien de bdsm là-dedans, et rien de plus banal à priori. Mais la proposition, la préparation, l’acte lui-même n’est-il pas doublement un plaisir ? un plaisir bien évidemment à ressentir physiquement, mais aussi à regarder, à apprécier par rapport à celui ou celle qui le propose, le prépare.. etc ?

Voyez-vous, je pense sincèrement (et là je reviens à une vive discussion que j’ai eu avec une amie qui parlait de sexualité « naturelle » par rapport à toute autre forme de sexualité, qu’elle assimilait à de la pornographie) que notre sexualité n’a rien de « naturel » puisque nous sommes conditionnés par notre environnement dès le plus jeune âge, et à commencer par le premier des tabous, à savoir l’inceste.

Mais on peut essayer au moins de lacher prise, de s’extraire des codes moraux, de la bienséance et des interdits.
Et ici le grand guignol bdsm (que j’exècre en général) est un moyen, pas une fin. D’ailleurs, c’est aussi un ensemble de codes et de rituels où la frontière entre le sublime, l’excès, le ridicule ou l’abominable est souvent très fine et si vite franchie…

Vous avez raison de dire que rejeter la littérature érotique est une déviance troublante. (et d’ailleurs, à part quelques traités abscons sur la géométrie booléenne ou le dernier roman de vge, quelle littérature n’est pas érotique ?) D’ailleurs, je ne peux resister à vous citer ces quelques vers d’un grand classique peu connu pour son érotisme, et pourtant, à vous de trouver le début du poeme, et à les dédier à votre couple :
Sa joie était brûlante et ses yeux demi-clos;
Et nos bouches, et nos sens, nos soupirs se mêlèrent
Puis dans la nuit tranquille où la campagne dort,
un cri d’amour monta, si terrible et si fort
Que des oiseaux dans l’ombre effarés s’envolèrent
Ainsi que deux forçats rivés aux mêmes fers
Un lien nous tenait, l’affinité des chairs.
Maupassant

B

a lâché le Mercredi 18 novembre 2009 à 16:39 ce 29ème gazouillis :

Merci pour le lien ! Je pensais qu’il m’attirerait énormément de visites. Elles ont été assez faibles au final. Mais l’une d’elle s’est avérée tréééés intéressante ! Merci donc, Cui. :)

Quand à la question de la cérébralité de ma sexualité, comme toi, je n’imagine pas me passer de contacts corporels, de caresses et de baisers. De pénétration, oui, éventuellement. Je fantasme parfois sur des ébats très cérébraux, mais au pied du mur, je n’arrive pas à en tirer autant de plaisir qu’en fantasme. Il faut sans doute que je me détende et prenne de l’expérience de ce côté-là. En attendant, je dirais 75-25, environ.

a lâché le Mercredi 18 novembre 2009 à 19:42 ce 30ème gazouillis :

Ah les femmes qui font l’amour avec leur cervelle ! Ca a son charme ; enfin, un charme limité à mon goût. Je ne sais pas si les animaux ont un intellect, mais une chose est certaine : je préfère nettement les femmes très animales lors des rapports sexuels.
PS : c’est quoi cette analogie avec le jazz ??????

C***
a lâché le Jeudi 19 novembre 2009 à 1:28 ce 31ème gazouillis :

Avec un peu de retard, et si ma mémoire est bonne, c’est Michel Onfray qui a évoqué « l’érotique solaire » dans sa Théorie du corps amoureux…

a lâché le Vendredi 20 novembre 2009 à 19:18 ce 32ème gazouillis :

@ niki » C’est une mauvaise image, oublie ça !

une fois n’est pas coutume, mon vieux… mais qu’à cela ne tienne, j’ai toujours dans la tête minimum un oiseau (pour te dire tout haut : viens danser !)

a lâché le Lundi 23 novembre 2009 à 23:26 ce 33ème gazouillis :

@ columbine » Et en ce moment, tu es plutôt amoureuse ou clitoridienne ?

@ pateric » Je dis juste : trop intello pour moi, et non trop intello dans l’absolu !
(sinon, chuis d’accord ! passe-moi un petit verre de schnaps pour faire passer)

@ Alice » Certainement, le curseur n’est pas rouillé et sait se déplacer en fonction des circonstances.

@ mademoiselle dusk » J’adore le changement !

@ Justine » Je plie devant la force de tes arguments et je jette ma théorie aux horties.

@ X-Addict » Je sens le scientifique en toi dans cette réponse, et j’imagine que, dès ce soir, tu vas poser un capteur sous ta couette pour mesurer tout ça avec précision ;-)))

@ Oxanne » Ça me paraît ‘vident aussi !

@ Luna » Mais aurais-je la joie et l’immense plaisir de recevoir ici de ta part un premier commentaire ? La bienvenue !!!
Ce que montre bien ton témoignage, c’est qu’outre la souplesse du curseur, il y a un approfondissement avec le temps qui fait qu’on apprécie de plus en plus, avec le temps et l’expérience, des situations dont on pourrait, en premier abord, pensé éloigné.

@ VéroPapillon » Ben aussi, si tu jouissais quand tu te mettais un tampon, tu serais extrêmement génitale ^^. Ton témoignage va dans le sens de quelques autres qui indiquent qu’on ne peut décorréler les deux. Le cerveau, en tout cas, ne se débrancherait jamais ?

@ doigt de miel » Elle avait effectivement beaucoup de goût : elle m’aimait ;-)

@ Anouchka » (Ciel, tu fais varier tes partenaires ?!) Oui, oui, je vais jeter ma théorie à la poubelle. N’insistez pas !

@ Agatha » J’aime beaucoup que tu dises « on ne peut pas quantifier » et deux secondes plus tard, tu lâches « 50/50 » ^^

@ petite française » Votre analyse est fort pertinente et permet de mettre en mot ce que je ne faisais que ressentir. Le BDSM n’a évidemment pas le monopole du cerveau (!), mais comme exemple, c’était commode.
Merci pour le poème !

@ M. Chapeau » Je pense qu’on surestime grandement le succès de mon burp ! En revanche, la qualité de sa fréquentation, peuchère !!!

@ deftones75 » Ça, concernant tes préférences, tu ne me surprends pas !
Pour le jazz : hmmmm… Une petite théorie personnelle !

@ C*** » Oui, ça vient d’Onfray, bien sûr (dans mon cerveau, je mélange toujours avec Solers/Solaire, pffff).

@ gilbert » T’es chatouilleux sur le sujet on dirait.

La Paresseuse
a lâché le Lundi 21 décembre 2009 à 3:52 ce 34ème gazouillis :

Dans l’optique où l’on ne comprendrait rien à ce que je vais écrire sur ce billet : j’aimerais me dédouaner de toutes responsabilités en indiquant que, vu l’heure, il ne faut pas trop m’en demander non plus, hein… Ceci dit, comme il est fort possible que je ressorte cette excuse régulièrement…(Mauvaise journée, bonne journée, trop tôt le matin-ah, ça, non. Cela ne m’arrivera jamais, je crois-,pas fait ma sieste l’après midi. Etc. etc.) je me lance tout de même ;-)

Je suis ‘adepte’ des rapports D/s mais je n’ai jamais pensé que mes envies en matière de sexualité étaient le point déclencheur de mon curseur ‘cérébralité’.

Le ‘lien’ du désir se fait avant tout, du moins pour moi, par les mots et l’univers de deux personnes (ou plus). Cette envie de mots/d’images crée, chez moi, l’envie d’un corps à corps. Me passer de celui de la cérébralité, ce serait comme me passer de ce qui fait l’essence même de mon plaisir mais…si mon curseur cérébralité est attisé, il me serait bien impossible de laisser de coté celui nommé génital.

L’un ne fait que puiser sa source dans l’autre et ils se nourrissent mutuellement.

Après, tout dépend de ce que l’on appelle ‘cérébralité’. Cela reste une conception très variable d’une personne à une autre.
Avoir un curseur plus cérébral que génital c’est tout simplement avoir le besoin, aimer et arriver, quelque part, à mettre le ‘feu’ à ses sens. Les aiguiser. C’est puiser son trouble et pouvoir, à partir d’un détail, un geste, un mot, une situation, un lieu, une vision : décupler son propre plaisir physique.

Dans ce cheminement, je pense avoir un curseur cérébral plus important que génital…mais comme l’un ne me servirait à rien sans l’autre, si ce n’est à me frustrer et à appauvrir ma sexualité : Je ne peux pas quantifier.

« Et vous, vous le placez où, le curseur ? »

Tout ça pour dire que bein…j’en sais rien, quoi.
Vous avez de ces questions ! ;D

a lâché le Mardi 22 décembre 2009 à 18:23 ce 35ème gazouillis :

@ La paresseuse » Je ne suis pas sûr effectivement d’avoir tout compris, mais je me hasarde quand même à répondre !
Eh bien, nul doute que le cerveau est à l’origine de toutes les situations sexuelles, que ce soit de la naissance de l’envie à l’exécution. L’objet de ce billet était de se focaliser sur la relation sexuelle proprement dite, et de tenter de mesurer jusqu’à quel point chacun pouvait « dé-génitaliser » l’acte sexuel.
Est-ce plus clair ?

a lâché le Dimanche 7 février 2010 à 14:04 ce 36ème gazouillis :

mes ses degoutent la premiere image vous aves pas ontre bande damatere vous dever aller en prisson vous verer ddddddddddddeeeeeeeguueelasssssse amatere de zizi penpen de sex

a lâché le Lundi 8 février 2010 à 21:41 ce 37ème gazouillis :

@ lady gaga » Chère Mademoiselle D., merci de votre contribution décisive au débat.

J'ai la flemme de gazouiller mais je veux quand même m'abonner aux gazouillis

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