[28] Ketchdown

Lu récemment un article sur Heinz qui va procéder prochainement à la fermeture de 20 usines et licencier dans la foulée environ 2 700 personnes, poussée dans cette charmante direction sous la pression d’un puissant actionnaire qui voudrait qu’augmentent encore la marge, les bénéfices, le rendement.

 

medium_bottle1024_2.jpg

Ainsi va notre monde, sous la pression de certains hommes obnubilés par le pouvoir et la puissance. Cet actionnaire a probablement déjà dû gagner plus d’argent qu’il ne pourrait jamais en dépenser (j’entends : pour en profiter personnellement, se payer de chouettes vacances au Groënland, faire dorer à l’or fin son porte brosse-à-dents, acheter un berlingot d’adoucissant Fraîcheur de pommier parce que l’autre va être bientôt vide, etc.), mais il en veut encore, et tant pis si pour un homme plus riche, on en fait 2 700 plus pauvres. Qui devront probablement faire quelques restrictions sur le ketchup, mais c’est probablement quantité négligeable.

 

Jusqu’à quand ?

PS1 : Le visuel défend une toute autre cause que celle qui transparait dans ce message mais je me suis qu’après tout peu importait.

PS2 : en cherchant cette image, je suis tombé sur une autre qui me rappelait que John Kerry, candidat démocrate malheureux aux E.U., était marié avec madame Heinz. Démocrate (de demos, le peuple, et crate, le pouvoir). 

[27] Testostérone à bloc

[Comme mon inspiration n’est pas toujours au rendez-vous en cette période troublée, je vous ressors avec le soleil revenu ce petit texte gratté durant l’été 2003.]

Ça fait déjà quelques semaines que ça me démange.
Oui, quelques mois, même, rapport à ces mois de mai et juin qui furent si doux. Plein de touristes autour de moi, à la sortie du bureau. Des filles plutôt jeunes. Courtement vêtues. D’habitude, je réserve mes élans libidineux vers des créatures plus mûres, s’approchant de la trentaine, mais cette année non, je me sens un ogre affamé de chair fraîche.

Toi petite fille blonde, tu dois être allemande, n’as tu pas envie que je te plaque contre le sol, histoire que tu embrasses doucement le sol parisien comme le Pape en visite. Un Avé, et toi par terre. Je remonte les quelques centimètres de ta mini-jupe pour faire apparaître ton cul.
Tu portes un string, ça ne m’étonne pas.

Ton sexe, par contre, est presque « nature », pas d’épilation, ou juste le maillot. Je vois ta vulve gonflée, j’écarte avec un doigt le mince bout de tissu (merci Lycra®), ce qui me permet au passage de sentir que tu es toute mouillée.

Schön Paris, ma tour Eiffel se plante au sommet de ton arc de triomphe. Autour de nous, les badauds forment un petit attroupement. Tiens, les japonais rapporteront cette année quelques clichés qui changeront de l’ordinaire.
Quelques uns nous donnent la pièce. Quand j’aurais lâché mon foutre dans ta chatte, mein Liebe, quand tes cris de plaisir se seront mélangés aux coups de klaxon, nous irons boire une bière.

[26] Vos luttes

Vu dans le journal, une publicité contre le tabac, ou plus exactement en vue de promouvoir la journée mondiale sans tabac. On peut discuter des heures – et plus encore – sur l’intérêt des ces journées mondiales qui se succèdent et se multiplient, pour n’aboutir qu’à un grand brouhaha de l’actualité.

« Aujourd’hui, vendredi 12, bonne fête à toutes les Ludivine, les James, les Hectorette, 11ème anniversaire de la mort de Jean-Denis Dumoulin, journée mondiale des femmes gauchères, du paludisme chronique et de la non-prolifération des dictatures. »

On pourrait en discuter des plombes, mais ce n’est pas du tout mon propos.

medium_journeesanstabac.jpgVoilà, c’était juste pour vous dire que cette image (voui, sur mon burp, je parle d’Images à l’occasion), et bien quand je l’ai trouvée dans mon journal, je l’ai regardée. Mon regard s’est d’abord porté sur le narguilé, puis sur le slogan, pour finalement remonter sur les volutes.

J’étais sûr que les volutes allaient dessiner quelque chose, mais sachant cela, il m’a tout de même fallu un effort de concentration pour enfin voir apparaître des brumes de mon cerveau la faucheuse.

Une fois qu’on l’a vue, évidemment, on ne voit qu’elle.

Je me suis dit que cette image devait être mal faite (que la zone du bas capture trop le regard, que la dimension – pleine page – ou que la pliure du journal empêche une vision avec suffisamment de recul), mais pour confirmer ma théorie, j’ai besoin de savoir si, vous aussi, vous n’avez pas vu l’image tout de suite.

Hum ? Alors ? qu’est ce que vous en dites ? (drôlement interactif ce burp.)

(Ouais je sais, le cul c’est un peu plus vendeur, je m’y remets.) 


PS : j’ai ramé un peu pour vous trouver cette image. J’ai commencé par chercher sur le site dont l’adresse est indiquée sur la publicité. Site même pas actualisé. Lamentable ! J’ai googlé un peu, j’ai cherché sur le site de l’agence de pub qui a signé la campagne – en travaux hélas). Bref. J’ai fait chou blanc. J’ai fini par sortir ma carte bleue pour acheter en ligne une version PDF du journal, pour en extraire à la mimine l’image en question. Vous pouvez cliquer dessus pour la voir en grand, profitez. Quelle abnégation, hein ?

[25] Monomaniaque

Razzye Hammadi, président du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), était ce matin l’invité de Questions directes sur la tranche 8-9 sur France Inter. Le Parti Socialiste ayant tenu la veille son Bureau National, devait accoucher du fameux projet. Les journalistes étaient évidemment avide de savoir si Fabius avait tapé sur Royal qui avait tapé sur Lang qui avait tapé sur Strauss-Kahn qui avait tapé sur Montebourg qui avait tapé sur Emmanuelli qui… Des questions de fond importantes, quoi. Le quoi on s’en fout, ce qui compte c’est le qui.

Hammadi avait donc été choisi par France Inter pour commenter cette actualité toute chaude (attendu que les discussions s’étaient prolongées la nuit pendant plus de 8 heures, je suppose qu’ils n’avaient aucun « éléphant » à se mettre sous la dent, vu qu’ils étaient probablement en train de piquer un roupillon). Verbatim : « (…) les querelles de présidentiables, les mesures préconisées par le projet, qu’en pense la jeune génération (…) ? »

Vous pouvez, si vous avez raté ce beau moment de radio, aller le consulter sur le podcast de France-Inter, mais en voici un résumé :

– Le journaliste (Pierre Weil) : Vous avez lu le projet (…) ?
– L’interviewé (Razzye Hammadi) : Oui (…)
– Le journaliste (Pierre Weil) : Vous allez le voter (…) ?
– L’interviewé (Razzye Hammadi) : Nous répondons (et ça fait rire) « notre candidat, c’est le projet »

Voilà ce qui sera la ligne de conduite d’Hammadi, annoncée dès le début de l’interview. Suivent quelques questions sur le fond du projet, puis, après tout ce temps perdu à – essayer de – parler de question de fond, ça démarre :

– Le journaliste (Pierre Weil) : Justement, quand on parle de Ségolène Royal en ce moment, on dit qu’elle a vraiment compris … [à noter que le justement ne fait pas référence à Ségolène Royal dont il n’avait pas été question pendant ces quatre premières minutes ]
– L’interviewé (Razzye Hammadi) : Écoutez … l’ensemble des présidentiables … le projet … refondation de la République … [ belle tentative de revenir sur le fond, qui va vite déplaire à Pierre Weil ]

– Le journaliste (Pierre Weil) : mais restons en 2006…Est-ce que Ségolène Royal ne dit pas tout haut ce que tout le monde au PS pense tout bas ?
– L’interviewé (Razzye Hammadi) : Je pense que Ségolène Royal constitue un espoir pour la gauche [Ah ! il prononce le nom, il n’évite pas le sujet… On espère que ça va rassasier le journaliste. On est trop optimiste], ne serait-ce que … victoire de la gauche … sondage … Les sondages ne font pas une élection… projet … débat … chaque candidat…

– Le journaliste (Pierre Weil) : Vous n’êtes pas naïf …
– L’interviewé (Razzye Hammadi) : … vision de la démocratie … Président monarque …

– Le journaliste (Pierre Weil) : Mais est-ce que vous estimez que Ségolène Royal… ?
– L’interviewé (Razzye Hammadi) : … droit d’inventaire … famille socialiste … congrès … vous me disiez « elle » … ils font tous ….

– Le journaliste (Pierre Weil) : Mais personne n’en parle [la bonne phrase était « Mais les médias ne reprennent pas les déclarations des autres présidentiables du PS », les auditeurs auront rectifié d’eux même] ! Ségolène elle …
– L’interviewé (Razzye Hammadi) : oui … on parle … bureau national …

– Le journaliste (Pierre Weil) : Et maintenant, vous allez soutenir quel candidat ?
– L’interviewé (Razzye Hammadi) : Je vous le redis [en effet, cf. ci-dessus] notre candidat est redoutable (…) c’est le projet … blablabla

Ici le journaliste se plaint de la langue de bois. Bizarre, non ?

Bon. C’est pas demain la veille que le projet sera aussi bandant que Ségolène. 

[23] Et la tendresse, bordel ?

Découvert dans le journal du 30 mai, ce fait divers entre Bernadette, « jolie femme de 46 ans » et son jeune amant de 27 ans, Luc. Luc vit en couple, et devrait être père dans 2 mois. Dans ces circonstances, Bernadette considère qu’il serait raisonnable de mettre un terme à leur relation, qui dure pourtant depuis plusieurs années. Lui voudrait que ça continue.

« Luc m’a appelé vers 23 heures, raconte Bernadette, je suis allé le chercher à la gare RER de Neuilly-Plaisance. Nous étions contents de nous retrouver. À la maison, nous nous sommes fait des bisous, des câlins, puis nous avons bu du vin grec, et on a fait l’amour. C’était un peu violent, mais j’étais consentante. J’avais acheté des mezze chez Picard. Il est venu manger nu, sur mes genoux. Là, j’ai commencé à lui dire qu’il fallait qu’on se quitte. »

Je ne sais pas si vous connaissez le vin grec, mais le retzina c’est assez dégueu. Je ne sais pas si ça déclenche des envies sodomites ou si ça favorise « l’amour violent ». Faudrait que j’essaye. Pour du sexe courtois à la française, préférez un Saint-Amour.

Bernadette poursuit son récit : « (…) Je lui ai dit que j’avais une arme à la maison. Il a voulu la voir, il a joué avec, faisant semblant de tirer au plafond. Puis il l’a posée sur le matelas. On a recommencé à faire l’amour. À un moment, il a repris l’arme, me l’a posée sur la tempe. Là, pour moi, tout a changé. C’était comme un viol. On est là, on n’est pas là… On ne peut pas expliquer avec des mots cette sensation. J’ai attendu qu’il éjacule… »

C’est ce qu’on appelle tirer un coup ?

medium_hand-in-hand.jpg« La suite est très floue, reprend-elle. Luc est descendu boire un verre. Lorsqu’il est remonté, j’ai tiré. Il y avait beaucoup de sang. Je voyais toutes ces choses, le sang, mais je ne me rendais pas vraiment compte, c’était irréel. Je me suis retrouvée avec une hache à la main, je lui ai retiré les bras et les jambes. Un peu après, je me suis couchée, j’ai dormi deux heures. J’avais gardé une main de Luc dans la mienne…»

Vous avez bien saisi. Juste une main, séparée du bras. Ce détail me la rend extrèmement touchante, vraiment. Elle en a pris pour vingt ans, la Bernadette. Si j’avais été dans le jury, elle s’en serait mieux sortie.

Bon. Peut-être est-ce une manipulatrice.

Enfin, en tout cas, en voilà une qui sait couper court à une relation. 

[22] Sortie des artistes

Une grosse publicité lumineuse qui se faisait la malle ce week-end. Probablement pour être remplacée par un Orange géant.

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Je cherche quelque chose de spirituel à dire. J’ai essayé de faire un cliché amusant, en voyant ce que je pouvais masquer comme lettre pour arriver à quelque chose de subtil, du genre Elliot Erwitt. Mais je ne suis arrivé à rien. Je n’ai même pas pensé à prendre la photo avec le feu pas vert. J’aurais habilement titré « Passage à l’orange ». Raté. Ça sera pour une autre fois. Bon, c’était un peu insolite à voir en tout cas.

[21] Centre du monde

medium_nombril_pj.2.jpgAh ! voilà une publicité qu’elle est jolie.

Remarquez cet érotisme larvé. Un ventre musculeux, une peau bronzée, une petite demoiselle jaune (en bas à droite, par les phéromones attirée).

Une image qui m’a instantanément plu (il faut dire que je développe un léger fétichisme du nombril).

En revanche, pour ce qui est de l’efficacité du message… j’émets quelques réserves. D’abord, ce n’est généralement pas « moi » qu’on recherche dans les pages jaunes (bon, mon voisin, mon quartier, ça le fait). Deuxio, mettre le consommateur potentiel face à ses défauts – ici, l’égocentrisme – est toujours délicat. Surtout quand le message incite à persévérer.

Non ?

[20] Merci Hexaspray

medium_hexaspray.2.jpgJ’avais une angine
Mais elle est partieeee
Ce sens à ma vieeee
Il n’est plus en vieeeee

(J’avais oublié la richesse des rimes Téléphonées.)

Angine ! Casse toi tu pues, tu m’fous les glandes.
(et marche à l’ombre)

Bon, ben voilà, je tiens à remercier le collutoire Hexaspray qui une fois de plus fait des merveilles. Pour moi qui n’aime pas le pastaga, c’est une horreur à se pulvériser dans la gorge, mais je pense que c’est une bonne motivation pour guérir. En tout cas, voilà au moins un produit plus efficace que les pastilles Bidule ou Trucmuche vendues à prix d’or et ne servant pas à grand chose à part faire oublier 5/10 minutes qu’on a la gorge enflée.

NB : il semblerait que le conditionnement en France soit légèrement différent de celui en vigueur aux États-Unis (notre illustration).

[16] Méfions-nous de Word©

medium_fellisorthographe.jpgAmi lecteur,

Ton orthographe est déplorable.

Ton orthographe est déplorable, mais tu es conscient qu’un texte truffé de fautes, ça la fout mal, que ce soit pour séduire ta belle (tout le monde n’est pas comme Christian avec un Cyrano sous la main), ou faire un rapport important à ton patron (lecteur ami & néanmoins fonctionnaire, je te prie de m’excuser pour mes clichés, et tu peux remplacer le mot « patron » par « président » ou « ministre »).

Donc, tu te dis – et je ne te donne pas tout à fait tort – que tu vas utiliser le vérificateur d’orthographe intégré de Word pour éviter les coquilles.

Et là, je dis « méfiance » et t’offre quelques suggestions pour éviter d’affreuses chausse-trapes, qui pourrait t’apporter le mépris de tes pairs (et le mien en particulier).

Les problèmes viennent généralement d’homonymes ayant une orthographe proche, mais des sens voire des fonctions grammaticales totalement différentes (NB : c’est le cas de la plupart des homonymes d’ailleurs). Word étant très basique ni verrat queue du feux.

À tout saigneur toute horreur

Commençons par le pire de tous, commençons par çà.

Je pourrais dire pour simplifier que çà n’existe pas. Quitte à ne mémoriser qu’une orthographe, ami lecteur paresseux, ne retient que ça, sans accent, et on n’en parle plus.

Si tu souhaites aller un peu plus loin, tu ouvres un dictionnaire, et tu trouves que ça est l’abrév. fam. du pronom démonstratif neutre cela dont la définition est « La chose, l’idée, les paroles que voilà ».

Et voilà, en effet, l’explication de cette faute provient probablement de sa définition : on pense à voilà et on y met le même accent grave.

Quant à çà, le dictionnaire nous apprend qu’il s’agit d’un adverbe de lieu (forcément, on a un peu honte de confondre un adv. de lieu avec un pron. dem. neutre. Non ? Ah ben ben merde alors. L’orthographe française, aime-là ou quitte-là : retourne au Bled), synonyme d’ici.

Un exemple dans cette fameuse charade à tiroirs :

Mon premier va çà et là
Mon second est employé de La Poste
Mon troisième ne rit pas jaune
Mon quatrième n’est pas rapide
Mon tout est l’auteur de
La Légende des Siècles

(Soluce : Errant-Besancenot-Boucher de la Villette-Projet socialiste)

Mon conseil ci-dessus doit déjà avoir été donné parce que ça fait plusieurs fois que je vois écrit dans le journal « ça et là ».

Çà a un petit frère moins profus (car Word© lui fait la peau), c’est celà, oui. Empathie patente avec voilà.

Cyprès de toi, mon dieu

Même genre de faute, avec son accent malheureux, faîtes. Souvent, pensant bien faire, on ajoute des accents circonflexes à profusion. Ça s’appelle de l’hypercorrection. Donc, ne faites pas cette faute-là, faîte désigne le sommet d’un édifice, d’un arbre, d’une montagne, blablabla.

French connexion

Je l’aime bien, celui-là, parce que je me suis un moment demandé pourquoi Word© laissait passer « connections ». Une faute classique en informatique, où ça connecte de partout. D’abord parce qu’en anglais, connexion s’écrit connection.

Alors, ami lecteur, as-tu deviné toi aussi pourquoi ce gros lourdaud de Word© acceptait connections mais refuse connection ? Eh bien tout simplement parce que connections est une forme conjuguée existante du verbe connecter.

ex : Longtemps, nous nous connections de bonne heure (Marcel Proust in Minitel mon Amour – 1985).

 

Élisions douteuses

Pour finir cette note qui malgré mes efforts va finir par devenir indigeste, j’aborderai le délicat cas de l’élision souvent confondue avec le « t » euphonique.

Il ne faut donc pas confondre « t’ » où l’apostrophe signifie l’élision de la voyelle finale (je te aime => je t’aime) et « -t- » où le t n’a aucune valeur sémantique, ce n’est pas le pronom « tu » abrégé, ni quoi que ce soit d’autre d’abrégé, c’est juste pour faire joli à prononcer (eu-phonique : qui sonne bien à l’oreille) entre deux voyelles : « Écoute-t-il ce que je dis ? ».

En s’amusant avec Google, on est ravi par les nombreuses variantes imaginées pour écrire « Y a-t-il … ».
Y’a t’il ? Y-a-t-il ? Y a t-il ? Y-a-t’il ? Mathématiquement, en combinant espace, trait d’union et apostrophe, on peut arriver à 27 graphies différentes. Malheureusement, une seule est correcte, et si tu y vas au pif, ça ne laisse que 3,7% de chance de tomber sur la bonne.

 

PS : ami lecteur, lisant mon burp plein d’arrogance, tu n’hésiteras sûrement pas à m’allumer pour les fautes que j’aurais laissées çà ou là (car je suis faillible, hélas), et ça sera bien fait pour ma gueule.

[15] Épiderme-man

medium_cap1.4.jpgJe m’appelle Andreas.

L’auteur de ce burp a trouvé ma photo il y a plus de 6 ans, dans un newsgroup qui diffusait des photos fétichistes. À l’époque, c’était chouette, les newsgroups, pour trouver du porno. Maintenant, il suffit de claquer des doigts pour trouver immédiatement de quoi les occuper à autre chose. Ça en pert tout intérêt. Du coup on les occupe à autre chose d’encore plus pervers ; on se met à les faire courir sur le clavier pour roter des burps, et on se noit dans la burposphère comme d’autres sombrent dans l’alcool ou dans Meetic. Mais je m’égare.

D’habitude, l’auteur de ce burp il fantasme plutôt sur les bas nylons (c’est d’un banal, excusez-le, le pauvre), sur des pieds gainés de noir qui se promènent sur une queue raide, mais là, en tombant sur ma photo (je me fous pas mal qu’elle se balade sur le net, c’est pas demain la veille que mon collègue de bureau me reconnaîtra), et ben un univers s’est ouvert à lui. On pouvait donc fantasmer sur les héros de Strange après 11 ans.

Cet univers s’est ouvert à lui, mais il a préféré rester dans sa rame, ce con.

Je m’appelle Andreas. On dirait que j’ai une petite bite, mais c’est parce que je ne bande pas. J’attends Mary-Jane. Faut pas rigoler devant la petitesse d’un zizi pas gonflé, y’a aucun rapport entre la taille du sexe avec et sans érection. J’ai déjà eu le sexe deux fois plus petit que sur ce qu’il semble être sur cette photo. Je sortais d’une baignade dans un torrent de montagne, faut dire, et malgré mes copines randonneuses, je ne la ramenai pas. Mais attendez un peu que Mary-Jane se pointe. Il n’y a pas que de mes poignets que jaillit le fluide.

Je m’appelle Andreas, et c’est Dennis qui a pris cette photo. Il était chouette dans son costume de Surfer d’argent. Mais c’est une autre histoire…

[14] Ode à l’X

Baisons, mon amante ! Baisons.
Baisons puisque nous trouvons cela bon. Baisons tant que nous en jouissons.
Prends mon sexe dans ta bouche, sens-le durcir sous ta langue, sens-le palpiter, c’est mon cœur qui bat. Sens le se raidir, se tendre, et cracher ma semence. Bois-là, puisque tu l’aimes.
Baisons !
Ouvre tes cuisses pour que mes mains y fondent, cambre toi pour coller ton sexe sous mon nez. Tiens moi par la nuque pendant que je te lèche, attire-moi vers ton gouffre, et ne me relâche pas tant que ton désir n’a pas explosé.
Baisons !
Promène ta main le long de mon torse, ma peau est douce, comme l’est ta caresse. Mordille moi mes seins d’homme ; ils n’ont pas l’allure fière des tiens quand ils se dressent, mais ils apprécient tes baisers mouillés. Pose ta joue sur ma poitrine pendant que mes doigts démêlent tes cheveux. Puis murmure à mon oreille quelques mots obscènes. Vois mon sexe se relever pour repartir à la bataille.
Baisons !