L’originalité de Memento est d’être un récit à rebours ; chaque chapitre du film précède chronologiquement celui auquel il succède pour le spectateur, lequel reconstitue l’histoire comme il rembobine une pelote. Si on filmait une balle en caoutchouc rebondir, on la verrait rebondir tout aussi bien en visionnant la bande à l’envers. Les scénaristes se sont donc malignement appliqués à échafauder une histoire pleine de rebondissements, et que l’on ne comprend pleinement qu’arrivé à la fin (c’est à dire … au début !).
Memento est un thriller très plaisant, même si l’on sait, de par la structure même du film, qu’on va s’y faire balader tout du long aussi facilement qu’un enfant à qui on promet une barbapapa (ou, par les temps qui courent, une glace).
Il m’est apparu que lorsqu’au hasard de nos déambulations sur le net, nous tombions sur un burp qui nous plaisait, et qu’il nous venait l’envie de lire ce que son auteur avait écrit avant, et puis encore avant, nous remontions nous aussi le temps en suivant le fil des notes, commençant par la plus récente présente sur la page d’accueil, et remontant ainsi le passé du burpeur.
Mon burp est né pour combler le vide que cette séparation avait créé.
Je ne sais pas s’il y aura un happy end. Sûrement.
Mon burp est né d’un sad beginning.
« Je reste couché là, ignorant depuis combien de temps je suis seul.
Alors, comment guérir, comment faire mon deuil si je ne sens pas le temps qui s’écoule ? »