[1404] Une lettre de Jackie

Jackie m’a écrit.

Comme j’ai trouvé que ce qu’il avait à dire n’était pas inintéressant, comme je n’ai pas du tout le temps (vous l’aurez remarqué) ou l’énergie d’écrire ici (j’ai 3 notes démarrées avec entrain, qui croupissent à l’état de brouillon) (à ma décharge, j’ai un boulot assez envahissant en ce moment et je m’efforce de consacrer mon temps libre à des activités relaxantes ou peu exigeantes intellectuellement parlant, pour me détendre, comme regarder sur mon canapé quelques épisodes d’une série ou me faire dorloter par une amante), je vais donc vous le partager, sans autre forme de procès.

Bonjour ,
J’ai pu voir que vous mentionniez lessoeurs.org sur votre page suivante : cui.burp.fr/2010/07/06/solidays-a-rock-soli-day-1/, et je tenais à partager avec vous ma gratitude concernant votre travail dans la promotion des sujets liés aux LGBT.
Je souhaitais juste vous suggérer de partager également un guide important sur la cybersécurité des LGBT, qui a été récemment publié. Saviez-vous que 73% des LGBT ont déjà été harcelés en ligne à cause de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre ? Ce guide a pour objectif d’assurer leur sécurité en de leur donnant les outils nécessaires pour se protéger en ligne.
https://fr.vpnmentor.com/blog/
la-plupart-des-lgbtq-se-font-
harceler-en-ligne-voici-comment-rester-en-securite/

J’ai plutôt apprécié les conseils qu’ils donnent pour chaque situation ainsi que des actions concrètes.
D’avance merci pour votre aide dans la protection des LGBT en ligne
Bien cordialement

Jackie

Faudrait que je vous donne ma recette perso pour éviter de me faire (cyber-)harceler, mais je n’ai pas le temps, et puis comme je suis un mâle blanc CSP+ tout juste bisexuel, je vais fermer ma gueule de sale privilégié.

Bisous.

[1402] C’est le pied

Jeune femme nue à son balcon
Jeune femme s’apprêtant à passer Pâques aux tisons

Notez qu’il ne faut pas grand chose pour qu’une photo de nu, somme toute assez classique, de facture correcte mais sans beaucoup d’effort, vue sans doute mille fois, banale en somme, se transforme aux yeux d’un spectateur en une image d’un érotisme torride.

Ici, le spectateur ému, c’est moi, et le détail insignifiant pour vos yeux peut-être, mais qui me fait perdre mes moyens, c’est cette légère torsion des chevilles.

Le diable (au corps) est dans les détails.

[1401] Un peu plus près des étoiles

Ce serait un conte qui ressemblerait à Boucle d’Or et les trois ours, sauf qu’il n’y aurait aucune blonde dans cette histoire et que les trois ours seraient plutôt trois couples d’ours, réunis pour l’occasion.

Après avoir mangé leur gruau, accompagné d’un vin rouge sentant, selon un des papas Ours, « le cul frais » et d’un vin blanc sentant, selon tout le monde, « le grillé », assis sur des fauteuils ayant eu la bonne idée de ne pas s’effondrer sous leur poids, nos six ours se dirigèrent vers le salon où, assis autour du feu, ils se racontèrent quelques histoires qui donnaient envie de se glisser sous la couette (mais pas forcément pour s’endormir).

Constellation de la Petite Ourse (suite…)

[1400] L’affaire est dans le sac

J’ai dû parler déjà à quelques reprises ici de mon « sac à malices ». Il s’agit d’un sac de sport en toile, aux dimensions parfaitement adaptées à l’espace sous selle de mon scooter, ce qui me permet d’emmener avec moi mon matériel de première, deuxième, troisième et quatrième nécessités lors d’un rendez-vous galant. Le fait est qu’il se remplit de plus en plus au fil des acquisitions (il manque toujours quelque chose !) et que j’ai parfois du mal à refermer la selle… (Je me dis, dans ces circonstances, que si j’ai un accident et que le contenu de mon sac se renverse sur la chaussée, cela fera un souvenir pittoresque à raconter le soir à la maison pour les individus présents sur la scène du drame.)

(suite…)

[1399] Expectative

Plusieurs jours que je me réveille, le sexe gonflé et animé d’un désir de volupté. Peu importe la fatigue.
Le soir, aussi, quand je glisse mon corps nu sous la couette, je suis plein du manque d’une présence intéressée collée à mon flanc et qui viendrait goûter à mon envie.
Il ne me reste que la rêverie, alors. Tu serais là, étendue sur le flanc, une main négligemment posée sur mon aine. Tu observerais mon sexe entre deux eaux, légèrement gonflé mais hésitant entre le retour à la flacidité et l’érection franche. Tu sourirais de ce flottement, observant parfois une saccade de sang venir faire trembler ma verge, ta main viendrait enfin la toucher et tu sentirais mon corps entier trembler d’un soupir de soulagement : « ça y est, tu viens t’occuper de moi ». Et en effet, tu t’amuserais avec mon sexe, de la main, de la bouche… Tu t’amuserais à le faire luire tout entier de ta salive, tu le regarderais vibrer lorsque, contorsionniste, tu viendrais le branler avec tes deux pieds. Tu prendrais tout ton temps – on avait dit que le jeu durerait une heure, non ? – et moi je resterai totalement immobile, ne laissant que mon cœur battre follement de plaisir, ma bouche lâcher quelques longs gémissement échappés de mes poumons, et mon sexe vivre sa vie entre ta langue, tes doigts et tes seins, jusqu’à cette bouchée fatale où il crachera de longs râles de foutre que nous ne verrons jamais, escamotés au fond de ta gorge gourmande.

Estampe japonaise, un sexe dressé entouré d'un ruban rouge, porté à une bouche gourmande