[1435] Point météo

Une jeune femme à la mode tient un soundblaster sur la muraille de Chine
Do you wanna go dancin?

L’arrivée tardive mais ferme du soleil dans ce mois de mai où, couvre-feu et pandémie obligent, on ne fait pas tout à fait ce qui nous plaît, me rend gai, souriant et partouzard.

[1434] Ça va la cheville ?

Je m’en suis ouvert à plusieurs reprises ici (ou si je ne l’ai pas fait, c’est que j’en ai rêvé si fort que les draps s’en souviennent) : je fais une fixette sur le pied féminin. Au risque de me répéter, donc, je rappelle : mon fétichisme se nourrit de plusieurs déclinaisons, j’aime le pied nu, j’aime le pied gainé de nylon, j’aime le pied chaussé de talons, j’aime très spécifiquement le pied chaussé de talons-aiguilles à bride, j’aime le pied chaussé de certaines chaussettes, courtes ou longue, j’abhorre les mi-bas (attention à cette exception notable), de façon générale, je suis fasciné par tout ce qui va pouvoir ceindre la cheville, comme la bride d’une chaussure évoquée il y a un instant, mais aussi les bracelets de chevilles, qu’ils soient fins ou lourds (avec une préférence pour ces derniers).

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Quand Pascualina a eu l’idée – saugrenue un instant à mes yeux, mais je suis rarement contre les expérimentations – de nouer autour de ma cheville le bracelet qu’elle portait à la sienne un moment plus tôt, je me suis dit que c’était ridicule, car tout bi (or not too bi ?) que je suis, c’est très spécifiquement le pied féminin que je fétichise (c’est d’ailleurs une construction très ancienne de ma sexualité, auquel est lié un de mes plus anciens souvenirs que je conserve de ma prime enfance – il remonte à l’école maternelle).

Et pourtant, à peine en place, j’ai été frappé par cette présence, et ce très étrange – et rare – effet auto-érotique que cette vision me procurait et que j’ai du mal à expliciter.

Ma cheville ceinte d'un bracelet, moi vêtu d'un kilt en cuir, mon pied reposant sur la cuissarde de mon amante, tous les deux allongés sur le lit de cette chambre d'hôtel parisien.

L’essayer fut l’adopter.

[1433] Hot 🔥🔥🔥

Vous ai-je déjà raconté combien intenses étaient, dans la grande majorité des cas, mes rêves érotiques ?

Je me réveille le matin tout fou, le sexe bien dressé, tout émoustillé par ce qui vient de m’arriver au pays des songes. Cette nuit, je crois que j’ai dépassé des sommets pornographiques. Nous étions trois : un autre homme aux contours flous et une jeune femme, vraiment toute jeune. Nous étions en train de donner à cette jeune femme une leçon de photographie, chacun avec son reflex en main, bandoulière autour du cou. Et nous apprenions que c’était l’anniversaire de cette jeune fille. Mon acolyte lui fait un bisou sur la joue. Moi, tout timide, je lui fais aussi un bisou sur l’autre joue. Et là, la jeune fille se tourne vers moi toute souriante et me dit qu’elle va aussi me faire un bisou pour mon anniversaire. Je rétorque que c’est en décembre alors qu’on est au printemps (fun fact : l’objet de nos attentions photographiques était un sapin de Noël décoré de ses boules – mais nous étions bien en avril) (je pense qu’on peut attribuer cette présence onirique anachronique à ma rencontre récente, en face de chez Pascualina, avec trois sapins de Noël déplumés et bruns, déposés sur le trottoir), mais cela ne l’arrête pas, et voici qu’elle me fait, avec énergie, non pas un, non pas deux, mais bien trois bisous successifs sur la joue.

Comprenez mon émoi au réveil !

Un couple à sa fenêtre se souriant tendrement ; l'homme dessine un cœur sur la buée de la fenêtre où l'on peut lire « blow me »

[1432] Exclusivement réac

Je ne suis pas forcément un modèle de wokisme (par contre, chuis très barbarisme). En 2018, je m’essayais à l’écriture incluse en indiquant aussi quelques limites que, par esprit réactionnaire (selon mes propres mots), je n’avais pas envie de franchir.

Je reste farouchement opposé à ces réinventions de terminaisons grammaticales. Par exemple, lire « an administrataire » (sic), pour désigner de façon neutre « un administrateur » ou « une administratrice », comme on peut le voir sur les salons Discord du salon Bi’cause, me hérisse les quelques poils qui me restent sur mon caillou de quinquagénaire. Ça se veut inclusive, je trouve ça franchement excluant. Ma conjointe me parlait récemment d’un truc (un bouquin ?) dont la thèse était que l’accent mis aujourd’hui sur les luttes autour de genre, race, sexualité tendait à effacer l’ultime et principal facteur d’oppression : la classe sociale. Intersectionnalité mon amour. Bref ! Créer une grammaire se prétendant neutre, pour éviter de véhiculer des stéréotypes de genre me paraît une excellente façon de créer un entre-soi en laissant à la porte celles et ceux qui ont déjà du mal à maîtriser la langue française dans son fonctionnement actuel.

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[1431] T’habites à combien de kilomètres de Tours ?

Depuis ce week-end, un nouveau tour de vis subtil (un coup je serre la vis en fermant des magasins, un coup je desserre la vis en étendant les heures sans couvre-feu), hors motif professionnel ou familial impérieux (hormis une clause testamentaire curieuse de Papy, tirer un coup n’entre donc dans aucune des petites cases du formulaire officiel du Ministère de l’Intérieur), nous interdit de nous déplacer au-delà d’un rayon de dix kilomètres (à vol de pioupiou).

Armé de mon compas, je trace donc la carte des 314 159 265 m² à explorer dont je vous présente le résultat ci-dessous.

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[1430] BIT AND FUCK

En ces temps covidiens, je passe la grande majorité de mes journées enfermé entre les quatre murs de ma chambre – ou, précisons : de la chambre conjugale – qui me sert de bureau. Si je reconnais que cette situation a l’avantage de m’épargner les temps de transport quotidiens entre mon domicile et mon bureau, je conviens également que cela crée un horizon fermé et étroit. Je ne suis donc pas mécontent de disposer également d’une autorisation permanente à me rendre sur mon lieu de travail, justifiée par de réelles missions que j’ai à y mener en « présentiel », puisque c’est désormais le terme consacré de notre nouveau jargon pandémique.

Outre ce changement d’horizon, il y a quelques avantages « collatéraux ». Par exemple, faire un tour dehors et trouver tous les cinq mètres une « proposition gastronomique » des multiples restaurants qui pullulent dans le quartier où je travaille, lesquels proposent quasiment tous une offre à emporter : cela me change, je n’ai pas à faire la cuisine et je peux aussi écouler un peu du trésor de guerre qui s’accumule sur la carte de paiement qui remplace désormais mes tickets restaurants.

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