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Salut à toi, le Tunisien !

Comme il y a 21 ans1,  à travers le poste de radio ou de télévision, on a l’impression vivace de voir l’histoire en marche et, ne serait-ce le bruit des bottes, ça me botte.

J’espère que seront vite couverts de honte (et d’opprobre, et peut-être pis encore) ces soutiens plus ou moins fermes qui se sont exprimés en faveur de Ben Ali, ceux qui prétendent que la démocratie ne convient pas à tous les peuples (en vérité, elle ne convient pas à tous les gouvernants), les Delanoë aux formulations ambiguës évitant de prendre position, les Alliot-Marie prêts à apporter des conseils au gouvernement de Ben Ali pour « régler les situations sécuritaires », tous ceux qui, de manière générale, sont bien plus prompts à critiquer le régime tunisien depuis qu’il s’est effondré.

J’espère qu’ils mouillent un peu leur froc2, les voisins Bouteflika et Kadafhi, et les autres.

Enfin, j’espère – mais là, c’est pas gagné – que les islamistes ne seront pas les plus habiles à tirer les marrons du feu dans l’incertitude actuelle. Parce que, autant à Berlin, on n’imaginait pas trop autre chose qu’une démocratie s’installer (la réunification, si vite, était une sacrée bonne surprise), autant en Tunisie, la situation économique et géopolitique ne rendra pas les choses faciles.


  1. Pour les pucelles et les ados pré-pubères qui me lisent, je fais ici allusion à la chute du Mur de Berlin
  2. Les filles, j’espère que vous mouillez aussi votre petite culotte mais pour d’autres raisons.
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