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C’est la fin des Harry…

Ami lecteur, il ne t’aura pas échappé qu’il y a quelques jours, le septième et dernier tome des aventures du jeune apprenti sorcier Harry Potter est sorti en librairie. Dans le monde entier. En anglais, ‘sclusivement, vu qu’il faut un peu de temps aux traducteurs pour faire leur job. Mais, déjà en France, il n’est pas sorcier (ah ! ah !) de deviner que le titre est en tête du box office rayon livres en langues étrangères et je ne serais pas surpris qu’il soit bien placé également toutes catégories confondues puisqu’en deux jours, je viens d’en voir deux (chose qui ne m’était pas arrivée depuis le Da Vinci Code de sinistre mémoire).

Premier exemplaire dans le TGV qui m’emmenait dimanche dans le Sud.

Deuxième exemplaire dans le TGV qui me ramenait lundi sur Paris. Là, je dois faire une petite parenthèse pour signaler que j’étais tranquillement installé dans mon wagon presque vide lorsque qu’une assez charmante jeune fille, probablement du même âge que Cécile de Volanges, mais dans un genre nettement plus rustaud (cuisses musclées et portant encore aux pieds ses chaussures de randonnée) vient s’asseoir juste à côté de moi. « Je m’installerai ailleurs s’il y a de la place quand le wagon sera rempli » me dit-elle.
Elle était encore à mes côtés à l’arrivée Gare de Lyon.

Bon, c’est pas encore aujourd’hui que j’arriverai à draguer dans le train. Il y avait bien une jolie blonde qui me regardait vivement à chaque fois que je traversais son wagon pour aller à la voiture-bar, mais je n’ai pas osé échanger un mot. Avec ma voisine, si, mais ça n’a pas eu de suite.

Fin de la parenthèse.

Ma charmante voisine lisait donc elle aussi le dernier tome de Harry, fraîchement acheté à la fnac. Elle n’en était qu’au début. J’ignore tout de la fin. Enfin, de la fin telle qu’elle a été publiée et qu’on trouve probablement résumée partout sur Internet. Salauds de burpeurs, prêts à toutes les avanies pour récolter un peu d’audience, y compris pour gâcher le suspens.

Mais j’ai bien mieux que ça dans ma hotte.

Je connais la vraie fin de Harry Potter, avant qu’elle ne fût changée pour une sombre histoire de copyright. Allez savoir pourquoi (j’ai réfléchi, je n’ai pas compris).

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LA VRAIE FIN (CENSURÉE) DE HARRY POTTER – TOME 7

RÉSUMÉ CUIESQUE

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C’est le combat final entre Harry Potter et Voldemort. Les sorts les plus dangereux sont lancés et à chaque fois contré par les deux adversaires. D’un coup de sabr baguette magique, Voldemort tranche le poignet d’Harry. Il souffre. Voldemort lui dit alors :

— Tu es mon fils, Luke Harry ! Rejoins-moi du côté obscur de la sorcellerie !
— Non ! Nonnnnnnn ! répond Harry, Jamais !

Il se jette alors au fond du 9ème puits de Poudlard, et est recueilli par Hermione qui s’avère être sa sœur. D’un coup de poignetus grandibus, elle fait repousser la main manquante de Harry (certes, recouverte d’écailles de lézard mais c’est quand même mieux que rien). Ron, qui était drôlement jaloux, saute de joie en apprenant qu’Hermione est la sœur de Harry et lui roule une grosse pelle (à Hermione, pas à Harry). Chewb Hagrid pousse un curieux soupir de joie. Voldemort, a un bête accident, il se prend le pied dans sa cape (pourtant Edna Mode l’avait bien dit : « Pas de cape, darling ! »), se crève l’œil et le cerveau (juste derrière) avec sa baguette magique, meurt, en ayant le temps d’abjurer le côté obscur juste avant de se transformer en excrément (faut dire qu’il avait prononcé le mot « Merdum ! » au moment où il a dérapé baguette à la main, pourtant sa maman lui avait bien dit de ne pas courir avec une sucette dans la bouche, elle aurait dû penser à la baguette dans l’œil aussi) et retrouve Dobby au paradis des sorciers. « Où tu mets les pieds regarder il faut » lui dit-il avec sa gouaille habituelle.

Rideau.

Illustration © 2007 Esteban Diacono
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