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Sévèrement bourné

Je suis allé voir le troisième épisode des aventures de Jason Bourne, La vengeance dans la peau, et ça dépeaute (sic) ! J’avais été extrêmement agréablement surpris par le premier volet (La mémoire dans la peau), il y a quelques années de cela. Les critiques étaient plutôt bonnes, parlaient d’un film d’action bien torché. C’était mieux que ça, c’était un film d’action formidablement bien torché. L’intrigue était originale, les scènes d’action avec cet agent secret surhomme haletantes, James Bond prenait un sacré coup de vieux (on remarquera au passage qu’avec Casino Royale, James a brillamment relevé le gant et ne compte pas se faire enterrer si vite). J’avais regardé le deuxième épisode (La mort dans la peau) mais j’avais été déçu. Ce n’était qu’une pâle copie de l’original, pas complètement raté mais nettement en retrait par rapport à l’épisode I. C’est sur la foi de critiques qui partageaient cette vision (I réussi, II raté) et qui recommandaient ce troisième volet que je me suis décidé à aller le voir et, ma foi, je n’ai effectivement pas été déçu. Le film a retrouvé toute son efficacité, le scénario est tendu comme le fil d’un rasoir (ça se dit, ça ? bah, je le dis). La séquence en gare de Waterloo n’a rien de morne. On vit chaque scène d’action rivé à son siège, en apnée et il faut quelques minutes pour se décrisper quand elle se termine. Que demander de plus ? Moi, rien. Je regrette juste une petite incohérence, disons une ellipse un peu douteuse (comment Jason Bourne arrive à pénétrer dans le bureau de machin – je n’en dis pas trop pour ne pas éventer le suspens – surveillé comme il est, moi ça me paraît douteux).
À part ça, Julia Stiles est très mignonne teinte en brune.
 
Vivement recommandé. 
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