
La population indienne (et notamment les étudiants) se sont mobilisés ces derniers mois pour une plus grande fermeté de la justice devant les cas de viol en augmentation. Un cas particulièrement barbare, où une jeune étudiante de 23 ans a, après avoir été violée, été battue, torturée, a failli être écrasée par le bus conduit par ses agresseurs mais a fini par mourir de ses blessures 13 jours plus tard, a fédéré l’opinion publique. Neuf mois plus tard, la justice a donné son verdict attendu par foule devant les tribunaux (notre illustration) : les 4 accusés majeurs ont été condamnés à mort par pendaison, le mineur inculpé, jugé dans un tribunal pour mineurs, écope du maximum possible : 3 ans de prison (NB : un des inculpés est déjà mort en prison, la cause officielle étant le suicide).
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Ce n’est pas tant pour le sujet d’actualité (pourtant fort intéressant à débattre : la situation des femmes dans le monde, la peine de mort, etc.) que je vous parle de ça mais parce que je suis fasciné par cette photo. La jeune fille photographiée paraît magnifique. Sa bouche est finement dessinée, quelques cheveux de son chignon flottent au vent, son air doux et paisible contraste étonnamment avec la corde qu’elle tient entre les mains. On aurait plutôt imaginé son visage déformé par la colère, hurlant « À mort ! Pendez-les ! ». Mais non. Elle est calme et sereine comme la justice dont elle porte le bandeau (NB : si quelqu’un lit l’hindi et peut me déchiffrer ce qui est inscrit sur ce bandeau, je le remercie par avance).
Aussi, j’ai très envie d’embrasser cette belle jeune fille qui paraît disposée à un petit jeu BDSM. Elle porte déjà le bandeau et tend la corde comme une invitation au bondage.
Salope !
(Je plaisante, je plaisante !)