J’ai au moins deux lectrices, et peut-être même une troisième) qui m’ont témoigné récemment leur intérêt (peut-être poli, j’ai en ce domaine des ambitions modérées) pour les notes évoquant ce sujet trop souvent délaissés par les burps1 : les toilettes. Non, pas les tenues élégantes des dames au XVIIIe siècle, les Water-Closets, les cabinets, les chiottes, les gogues, les ouas-ouas, là où le roi va seul, quoi !
Voilà déjà quelques mois que je dispose, dans mes WC personnels, d’un dispositif tout à fait intéressant dont je me devais de vous parler, et plus encore en faire l’active promotion tant j’en suis satisfait : une douchette. Ou pour que vous saisissiez sans détour son utilité : un rince-cul. Je vous avais déjà parlé il y a fort longtemps de cette pratique découverte en Turquie qui consiste à se laver les fesses à l’eau plutôt qu’avec du papier. La grande supériorité des Asiatiques sur les peuplades musulmanes (oui, parce que c’est bien le Coran qui préconise une hygiène rigoureuse, cf. Sourat Attawba, verset 108 : « (…) On trouve [à la Mosquée] des gens qui aiment bien se purifier, et Allah aime ceux qui se purifient. ») ([mode /troll on /godwin on] euh, oui, moi aussi je veux faire brûler des ambassades !) s’exprime au travers de cette douchette japonaise de façon limpide. Là où le fidèle doit mettre la main à la pâte (la gauche, est-il précisé, afin de pouvoir ultérieurement se serrer sans crainte la pince entre gentlemen), le samouraï n’a qu’à déclencher le jet à la puissance désirée et tortiller habilement son popotin pour que l’eau purificatrice fasse seule son œuvre au bon endroit, c’est à dire au centre de votre trou du cul.
L’instrument demande, je me dois de vous en avertir, un court apprivoisement. Tout d’abord, sachez que le jet est assez puissant, et si vous manipulez un peu trop brutalement le robinet sans votre aimable postérieur au dessus (par exemple pour faire une démonstration à vos amis incrédules, vous risquez fort d’asperger votre salle de bain. Ensuite, il faut donc faire en sorte que le jet soit convenablement orienté. Comme la douchette est fixe, c’est donc à vous, comme je le disais plus haut, de positionner vos fesses en vis-à-vis, en vous tortillant habilement. Enfin, et c’est là la partie la plus subtile, vous allez apprendre à jouer avec vos sphincters en les relâchant pour laisser l’eau entrer doucement dans votre anus. Si vous détendez vraiment, on n’est pas loin du lavement, autant dire que ça peut laver en profondeur ! L’utilisation du PQ est alors totalement superflue (pensez aux arbres sauvés et surtout aux économies de retraitement des eaux usées !) sauf si, petite chose délicate, vous souhaitez sécher votre auguste fessier (à vrai dire, c’est ce que je fais et ça me permet également d’effectuer un contrôle qualité – je vous laisse décoder mon propos).
Le système s’installe assez simplement (mais il faudra quand même couper votre arrivée d’eau) et coûte 69 € (un prix qui laisse songeur).
- J’en profite pour saluer à nouveau feue-Dame et sa rubrique interme*de↩