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Le pied (de cochon)

Ma maîtresse dévorante du moment, une salope qui couche avec tout le monde et n’importe qui, s’appelle boulot.

Je n’ai qu’à peine le temps de vous écrire accidentellement un bref billet, même plus de répondre à mes commentaires ni de nourrir mon troll. Cela reviendra, je suppose, dans quelques jours, semaines, demain a bon dos.

Dans cet océan de réunions, de problèmes à désamorcer qui s’empilent plus facilement qu’ils ne se dépilent, je flotte allègrement et je garde même le sourire. Sans doute parce que cette charge n’est pas si énorme que je veux le faire croire. J’arrive à dormir à peu près six heures par nuit, je peux caser une sieste dans le week-end entre les courses hebdomadaires et les comptes annuels de la copropriété (sympa aussi, comme occupation !). Et puis j’arrive à m’offrir quand même une soirée par semaine, une soirée d’évasion qui me regonfle à bloc tout en me vidant les ….

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La semaine dernière, ce joyeux luron de P*** m’a invité, en toute simplicité, à une petite partouze chez lui. À vrai dire, « partouze » est un assez vilain mot qui ne dit finement ce dont il était question : plutôt une soirée entre amis ayant tous une sexualité suffisamment débridée pour ne pas s’offusquer de voir unetelle soudainement débraguetter son voisin de canapé pour le sucer ou untel se faire piétiner par une ou deux paires de bottes. Baiser n’y est en aucun cas une obligation.

Cela dit, m’y rendant, je ne comptais absolument pas rester spectateur, ce soir-là.
Connaissant une bonne partie des invités (et notamment des invitées), j’avais en effet bon espoir de réunir une configuration triangulaire et revivre ce plaisir inouï que tout honnête homme devrait connaître au moins une fois dans sa vie : se faire sucer par deux bouches simultanément.

Une illustration pas du tout contractuelle mais que je trouve jolie alors voilà c’est tout.

Les dieux étaient sans doute avec moi ce soir (sacrés mateurs !) car je n’eus même pas à minauder pour me retrouver assailli par deux femmes lubriques assoiffées de désir qui s’empressèrent de faire voler mes vêtements pour me couvrir d’attentions assez directement. J’eus donc droit à cette fameuse pipe à deux bouches (et n’étant pas un honnête homme, je dois confesser que ça n’était plus ma première). Je pensais que j’étais aux anges, mais je me trompais !

Thyia, qui s’occupait pourtant divinement de mon chibre en l’avalant au delà du raisonnable, prise par je ne sais quelle géniale inspiration, délaissa mon membre (resté toutefois entre de bonnes mains une bonne bouche) pour aller sucer mon pied.

Oui : mon pied.

Et là, je ne peux décrire la puissance des sensations qui m’envahirent lors de cette double caresse inattendue mais infiniment voluptueuse. L’indépassable était donc dépassé (quo non ascendam) et j’en pris un sévère, de pied.

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Du coup, maîtresse excessive et vorace, avant de le faire disparaître de mes lèvres, ce sourire, va falloir que tu t’appliques !

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