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Retour à l’Overside (2)

Le premier épisode est ici.

Abracadabra ! Je poursuis mon récit au présent parce que le passé prétendument simple empèse un peu ce texte que je souhaite plus fluide.

J’avais appris (via Libertango & Lamyss, me semble-t-il) que l’Overside avait récemment ripoliné sa déco et je me demande donc quelles différences je vais constater entre mon souvenir et la (nouvelle) réalité. En entrant, je me prépare donc à faire à A*** un petit tour du propriétaire amendé par ces écarts et, dans l’ensemble, le club est fidèle à mon souvenir, à l’exception de la salle principale. Je la voyais plus grande (notamment le coin canapé « VIP » sur la gauche) et plus ouverte sur la partie supérieure, fermée d’ailleurs ce soir pour cause d’affluence modeste. Je salue chaleureusement le D-J, Steeve, qui, profitant du peu de monde encore présent dans le club à ce moment-là, s’est éloigné un instant de ses platines pour nous faire visiter cette zone (Steeve, si tu me lis : A*** te trouve tout-à-fait à son goût ;-).

Après l’espace musical, petite virée du côté sombre où l’on croise une poignée de couple plus ou moins affairés (et pas trop au goût de mademoiselle). Ça commence à gauche par un assez grand salon avec une sorte de lit octogonal central, entouré de banquettes en vis-à-vis, de l’autre côté du couloir, avec l’unique petit salon qui ferme à clef, mais reste visuellement « ouvert » par le truchement d’un miroir sans tain. Un peu plus loin, le couloir distribue le petit salon « SM » avec une sorte de cage et une croix de Saint-André (A*** n’a pas la tentation d’essayer), la salle d’eau, un vaste matelas surélevé, une pièce étroite comme un confessionnal dédiées aux relations verticales (mais pas exactement dans l’acceptation libertine de ce terme !), puis les deux lits cages séparés par des barreaux, enfin la pièce baisodrome qui termine le labyrinthe.

La visite terminée, pour avoir la paix en attendant que le club se remplisse, A*** et moi nous enfermons donc dans la pièce précédemment citée, à la décoration « zen », très raccord avec notre dîner (symboles Yin & Yang et estampe japonaise). Même si je sais A*** gourmande de fellation, je prends son tour et commence par m’occuper d’elle en enfournant ma tête entre ses cuisses pour une longue conversation avec sa chatte. J’ai d’abord ôté ses escarpins noirs à talons et fait glisser sa culotte le long de ses jambes gainées de Dim-Up dépareillés (en toute honnêteté, il fallait le savoir pour le remarquer dans l’ambiance tamisée habituelle des clubs). Pour le reste, mes mains allaient se débrouiller pour s’immiscer sous sa robe et atteindre les zones si douces à caresser ou à pétrir – oui, oui, pétrir ! Après s’être un bon moment laissée faire, A*** approche sa main palpante de ma queue palpitante qu’elle libère, d’un Z qui veut dire Ziiiip, de l’oppresseur (le lecteur attentif aura compris qu’il ne s’agit pas de Sergent Garcia mais de ma braguette, puis de mon boxer dont l’imprimé à motif geek aurait été condamné par Lib). Je ne sais pas si c’est moi qui étais plus véhément ou A*** qui était plus gloutonne, mais (sans aller jusqu’à la gorge profonde) j’ai eu l’impression qu’elle m’avalait plus loin qu’à l’accoutumée. Délicieux !

Il est temps pour le morceau de latex, mis en embuscade dans la poche de ma chemise, de respirer (assez momentanément, il faut bien le dire) l’air libre. A*** s’allonge pendant que j’ôte mon pantalon avant de m’enfoncer doucement dans son sexe resserré par deux semaines d’abstinence (a-t-on idée ?). Oublions le décorum de la pièce, le confort modéré du matelas qui nous accueille. Mettons de côté la glace sans teint qui permet peut-être à quelques uns de se rincer l’œil du spectacle simple qu’on leur offre. Imaginons que je suis seulement en train de faire l’amour à A***, de me sentir bien entre ses cuisses, d’apprécier sa peau de velours et le galbe de ses seins, d’être ému par les petits miaulements qui s’échappent de sa gorge, de regretter que ses lèvres refusent les miennes et me contenter de baiser son cou ou mordiller son oreille pour fusionner un peu plus avec elle, de sentir ma queue coulisser à l’étroit dans son fourreau et simplement de m’abandonner et jouir.

Je suis un peu dépité de n’avoir pas su prolonger un peu plus longtemps ce moment mais je me dis qu’après tout, la soirée ne fait que commencer, et que si j’aime bien démarrer mes soirées en club par un moment d’intimité rien qu’avec ma partenaire, la suite, mystérieuse, avec ceux que nous ne reconnaissons pas encore, nous attend !

À suivre…

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