[331] La modification

Tu penses encore à lui comme un être dématérialisé, un concept, un fantasme. Pourtant, tu as déjà senti sa bouche sur la tienne, ses mains sur ton cou, son sexe, même, pressé contre ton ventre, tout habillés que vous fûtes, mais ça ne suffit pas. Bien sûr, tu as même senti ses doigts s’aventurer sur ton territoire le plus intime, mais finalement ç’auraient pu être ceux de Pierre, Paul ou Jacques. Tu n’as pas encore franchi cette ligne ténue où pourtant tout bascule, ce moment où tu peux vraiment penser « ça y est », cocher une entaille sur la crosse – gotcha ! –, où vraiment tu te seras abandonnée à lui et où il se sera lui aussi abandonné à toi. Où est-elle, cette ligne ? Quand la franchit-on ? Est-ce le moment où tu prendras son sexe gonflé entre tes doigts, quand il ne sera pas protégé par une muraille de coton ? Est-ce le moment où tu écarteras tes lèvres et qu’il s’enfoncera en toi ? Est-ce simplement l’instant où la porte se refermera derrière vous et que tu te retrouveras face à lui dans une pièce avec un lit ?

Tu penses encore à lui comme une promesse, une possibilité, une envie un peu irrationnelle, car tu ne sais pas ce qu’il sera capable de te donner, ce qu’il sera capable de recevoir ; tu ne sais pas si vos envies se répondront ou pas. Si cette première fois en appellera une seconde ou s’il faut tout donner dans une bataille unique. Te donner. Tu sais que tu peux aller très loin pour lui, bien plus loin pour lui que justement tu ne connais pas que pour un autre que tu connais mieux.

Tu penses à lui et à ce moment que vous allez passer ensemble comme s’il allait répondre à des questions que tu te poses.

Mais il n’y aura aucune réponse, juste des questions supplémentaires.

Tony Ward
Illustration : Tony Ward

45 gazouillis sur “La modification”  

  1. #1
     
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    Ysé a gazouillé  :
    Beau pastiche (détourné) de Butor. J’applaudis des deux mains ta prose poétique.
    En revanche, je suis plus réservée sur l’illustration, surtout le bonhomme en fait, pas mon genre…
  2. #2
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Ysé > Merci pour les applaudissements. Moi j’applaudis des deux pieds (mes mains étant occupées) la puissance érotique (ou pornographique) de cette image que, personnellement, j’aime beaucoup. Pour ce qui est du personnage masculin, moi il me fait penser au chanteur de Depeche Mode période bouc, et une fois quelqu’un à qui j’avais envoyé la photo m’a demandé si c’était moi :-D
  3. #3
     
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    Ysé a gazouillé  :
    Euh, ben moi je n’aime pas sa tête au mec. Il a un côté un peu chochotte en plus. Rien à voir avec toi donc!
  4. #4
     
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    secondflore a gazouillé  :
    Jolie évocation d’un désir encore diffus…

    (ce n’est pas le chanteur des Fatal Picards, le type sur la photo ? c’est vrai que sa tête et sa coiffure de minet gâchent un peu la composition ;-)

  5. #5
     
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    Six a gazouillé  :
    je lui trouve même une tête d’inverti stupéfait qui se dirait en voyant le sexe de la femme en action” mais qu’est-ce que c’est que ça?”, pour un peu, il pourrait hausser un sourcil….ce qui tranche avec l’érotisme trépidant (et efficace pour moi) de votre texte!
  6. #6
     
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    Un mot latino a gazouillé  :
    J’aurai préféré le texte sans cet image-là. Je ressens une certaine dissonance dans la combinaison des deux. L’image ne veut pas qu’en regardant cette scène provocatrice, l’on se pose des questions. Elle nous lance « So what ? ». J’avoue qu’un lavage de cerveau par les « art critics » de Ward me donne des lunettes très colorées et déformées. La discussion est ouverte (d’où latino…)?

    (Vous me direz « Et alors ? » et vous aurez bien raison. Merci pour la note qui invite, une fois de plus, à lire, à réfléchir et à apprécier).

  7. #7
     
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    Ysé a gazouillé  :
    Mouais, je suis bien d’accord avec Six. En plus il est si près de la fenêtre qu’il ne risque pas de bander, à moins qu’il en ait une petite…
  8. #8
     
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    presque a gazouillé  :
    Tout le monde bloque sur l’image, moi je bloque sur ces mots: “mais finalement ç’auraient pu être ceux de Pierre, Paul ou Jacques.”. Tu crois vraiment cela?!
  9. #9
     
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    L & L a gazouillé  :
    L’inconnu, le connu, l’inconnu, le connu ne sont que des cons nus ;)
  10. #10
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Ysé > Moi il ne me déplaît pas.

    Six > Justement, c’est ce qui, pour moi, fait la force de cette photo, ce décalage entre cette femme, offerte, obscène, et cet homme à distance, qui observe la scène tout en en étant étranger. Que viennent-ils de faire ? Que vont-ils faire ? C’est ce qui m’a fait choisir cette photo comme illustration : cet énorme point d’interrogation.

    Le texte et la photo sont indépendants, ça n’est pas une illustration immédiate, c’est une juxtaposition. Pas gratuite.

    Un mot latino > La photo gâche-t-elle le plaisir du texte, le réduit-elle ? Si oui, c’est dommage. Sinon, considérons la plutôt comme un bonus. Après tout, on peut acheter un baril de lessive pour la lessive qu’il y a dedans et point barre.
    Je ne connais pas tellement l’œuvre de Ward (je ne la connais pas du tout en fait, hormis ce cliché !) et donc je ne sais pas ce qu’on en dit. Je la lis comme ça, en question, mais apparemment les avis sont partagés, “so what” pour l’un, “il ne bande même pas” pour l’autre ;-)

    Ysé > Et s’il portait à gauche (comme la majorité des hommes) ? Hein ? Pas de conclusions hâtives !!

    presque > Pour Pierre, oui, Paul et Jacques je ne sais pas très bien je ne les connais pas trop.
    Plus sérieusement : dans l’histoire que je raconte, oui, ç’aurait pu être un autre que lui. Tout aurait été probablement légèrement différent, alors, mais nous sommes tous entre banalité et unicité…

    L & L > L’habit ne fait pas le moite (oui je suis un peu poussif moi).

  11. #11
     
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    Six a gazouillé  :
    Voudrais tu dire, pour “Pierre, paul ou Jacques” que notre unicité ou notre identité réside dans un acte érotique en particulier? (à l’opposition des baisers et des caresses?) et si oui lequel?
  12. #12
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Six > C’est un peu mensonger, mais ce que je voulais dire, c’est qu’en deçà d’un certain seuil, l’émotion est permutable, que l’unicité doit s’enraciner dans un peu de durée pour subsister au delà de l’instant. Il ne s’agit pas tant d’un acte ou d’un autre, il s’agit de temps.
  13. #13
     
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    Thaïs a gazouillé  :
    Oulà trop de questions compliquées pour moi qui suis très binaire et gourmande en termes de plaisirs :-) Quant à la photo je la trouve très belle : j’aime les ambiguités sexuelles
  14. #14
     
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    rollmops a gazouillé  :
    Voilà une belle brochette de filles au profond superficiel !!
    Cui nous invite à méditer sur l’abandon et l’ouverture à l’autre (spontanée ou construite, unilatérale ou dialoguée…), et ça glose sur le minois du minet au lieu de trifouiller l’intime et le secret…rhooo
    (alors que franchement il a un cul à se pâmer, des jambes à tomber, un dos à croquer…et ce petit coté quant-à-soi à bousculer, j’aime aussi beaucoup le style de sa copine, franc et direct
    .
    j’ai identifié ce qui ne vas pas chez lui.
    1° il a faut air de JM Jarre et c’est peut-être un tantinet grandiloquent comme musique d’ambiance pour concevoir ce genre de scène, sans compter les jeux de lumière pas vraiment discrets ni tamisés.
    2° il a le philtrum trop marqué qui lui donne un petit air blasé. Mais juste l’air hein, parce qu’il ne sait pas encore ce qui va lui tomber sur le coin de la gueule le minet, enfin sur la gueule, façon de parler hein, j’me comprends…. Comment ? Ah ? je m’égare ?
  15. #15
     
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    Madame B a gazouillé  :
    “blog sexy de marseillaises”, tu arrêtes de me taquiner ;) tu avais promis !
  16. #16
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Thaïs > Bon, ça change au moins de mes lectrices qui aiment le texte et pas l’image ;-) C’est ce qu’on appelle ménager la chèvre et le chou ? (hein biquette ?)

    rollmops > Je préférais rêver de DM que de JMJ à vrai dire …

    Madame B > C’est vrai, j’avais promis, mais Google est perfide !

  17. #17
     
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    pateric a gazouillé  :
    Exactement la même réflexion que je fis celle SIX au sujet du gonze. Et je trouve même que “stupéfait” est un peu léger. Perso, je le croirais… offusqué du doigt enfoncé…
    En fait, ne sachant pas ce qui le titille, lui, je m’interroge. Mais devrais-je chercher à percer la pensée du minet ou davantage m’intéresser au furet qui interroge le minou ?
    “Mais il n’y a aucune réponse, juste des questions supplémentaires”
    Questions juste à poser sans réponse à juxtaposer ?
    Questions de caresses ? Caresse d’un regard posé sur une caresse aux frissons non révélés ?
    Serait-ce un abandon réciproque ? Mais quel genre d’abandon ?
  18. #18
     
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    noir intense 35 a gazouillé  :
    je me surprends naîvement à constater que les hommes se posent en fait les mêmes questions que les femmes…quelques fois à un degré différent, mais ce décalage si charmant fait qu’une rencontre peut aboutir dans le merveilleux…
  19. #19
     
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    strip a gazouillé  :
    texte, photo… ça colle bien je trouve… comment chaque personne peut s’inventer une réalité ou des fantasmes, comment les univers que nous construisons chacun de notre côté dans notre tête peuvent se rencontrer… ou pas et quel est leur lien avec la réalité…
    frontière, limite, oui… et la confrontation des désirs et de la réalité peut être aussi froide que le regard de cet homme…
    enfin, ce que j’en dis moi…
  20. #20
     
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    Vagant a gazouillé  :
    Je viens de lire ce texte là chez Celenee (http://celenee.canalblog.com/a.....57276.html) et je retrouve le même thème, celui de la frontière entre l’individualité et l’anonymat dans l’acte sexuel. Ce qui est intéressant, c’est qu’elle traverse cette frontière dans l’autre sens après la déception sensuelle.
  21. #21
     
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    columbine a gazouillé  :
    ton texte est joli, dans le genre “libertinades”, suis cependant d’accord avec beaucoup d’entre tes lecteurs, l’image est une note discordante vis a vis du texte (n’en deplaise a ton pseudo CUI). Elle est cependant interessante parce qu’a la fois cocasse, legerement veule et un peu vulgaire quand meme, et ce melange est surement tres premedite de la part du photographe. et visiblement nous avons tous des interpretations differentes quant au “sens”, alors c’est bien une photo complexe :- )
  22. #22
     
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    columbine a gazouillé  :
    PS j’aime bien le commentaire de strip…
  23. #23
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    pateric > Cette photo prouve au moins, par les réactions qu’elle suscite, que sa lecture n’est pas “évidente” tant nos interprétation et l’effet qu’elle produit diffèrent d’un spectateur à l’autre.

    noir intense 35 > Ah… Dans ce petit texte je me suis amusé, homme, à imaginer ce qui pouvait tourner dans la tête d’une femme mais je ne prétends pas y être arrivé. Sont-ce des questions d’homme ou de femme que je formule, finalement ?

    strip > Oui, comme c’est bien dit : il peut y avoir entre l’imagination et la réalité le même contraste qu’entre l’attitude des deux personnages de la scène photographiée…

    Vagant > Je viens d’aller lire le texte chez Célénée. J’y vois effectivement une thématique proche mais pas identique. La queue est anonyme pour la bouche qui la suce parce qu’il n’y a pas eu échange sensuel (ou que celui-ci a été décevant, disons).
    Les doigts dans la chatte de ma protagoniste le sont pour d’autres raisons qui tiennent à la brièveté de l’échange. S’il y a déception, la cause est externe. Je crois que ce que j’ai décrit comme anonyme doit en réalité être plus fusionnel que je ne veux bien le dire.

    columbine > Ah oui, “libertinades”, le terme est élégant, c’est un genre dans lequel je me sens assez à l’aise (là, il faudrait que je farfouille dans mes archives pour illustrer mon propos).
    Pour le reste, je te renvoie à ma réponse à pateric, mais nous sommes d’accord !

    tous > Promis, pour la prochaine illustration je ferai un peu moins expérimental, ou disons moins décalé.

  24. #24
     
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    La Belle a gazouillé  :
    J’arrive après la bataille…
    Joli texte, et pour revenir à la photo, une autre interprétation : je trouve que l’homme “boude”. Ferait-il partie de ce genre d’hommes (et j’en ai connus) qui ne supporte pas qu’une femme se donne du plaisir sans lui ? Ou alors il vient d’avoir une panne après des préliminaires qui ont enflammé sa compagne, et celle-ci, au lieu de lui donner du “c’est pas grave mon petit chéri, ça arrive”, a décidé de se finir toute seule ?…
    Si cette photo a un titre, peut-être nous éclairerait-il sur sa signification ?
    Pour finir… je suis d’accord avec Rollmops, ce type à un cul à se pâmer !!! ;)
  25. #25
     
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    columbine a gazouillé  :
    La Belle, peut-être vas-tu répondre à une énigme qui me tracasse depuis des années, pourquoi tant de femmes flashent-elles sur le cul des hommes? dans le sens homme-femme je comprends, à cause de la levrette, sodomie etc. mais cette argumentation ne s’applique pas aux femmes (sauf pour la minorité qui utilise une ceinture gode etc.).
    je ne flashe pas sur le cul des hommes alors j’ai l’impression d’avoir comme une lacune, voire de passer à côté de quelque chose d’important ?????
  26. #26
     
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    Thaïs a gazouillé  :
    Juste une petite réflexion… pour toutes et tous ici… Personnellement je ne pense pas qu’on donne ou qu’on abandonne quoi que ce soit à son partenaire lorsqu’on échange des moments de plaisir entre adultes consentants. Il n’y a pour moi, mais je semble être un animal différent de mes congénères, pas d’abandon (abandon de quoi d’abord ?), rien d’intime non plus. Le plaisir n’est pas quelque chose de sacré, ni de religieux. Il s’agit d’un partage de moments intenses entre personnes consentantes, en tête à tête ou plus si on apprécie les colonies de vacances. Bon allez y maintenant vous pouvez tous me tirer dessus, à commencer par le propriétaire des lieux :-)
  27. #27
     
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    L & L a gazouillé  :
    Thaïs, si on doit te faire quelque chose, ce sera dessus et consentante ;)
  28. #28
     
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    Six à C.U.I et Lib a gazouillé  :
    Tu/Il es(t) si populaire qu’il faut préciser que c’est pour toi/lui/vous que l’on commente:
    Il déchaîne les foules (le guet-apens est donc à envisager d’urgence)
    Ne fais pas moins expérimental; l’affluence montre à quel point tes lecteurs et lectrices sont (bien qu’ils en aient, dont moi, bien sûr ) prompts à se masturber au dessus du cou.
    Six.
  29. #29
     
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    B a gazouillé  :
    je vais vomir !
  30. #30
     
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    pateric a gazouillé  :
    Colombine ! C’est comme moi : Je ne flashe pas sur les seins des femmes et je ne comprends pas pourquoi autant d’hommes en bandent (tout seul ou en bandes)…
    Moi (toujours le regard baissé) ce que je regarde en premier chez une femme, c’est… Ses genoux. Si l’es genoux sont à mon goût, j’admire (de face) le galbe du mollet et cherche la cheville… Ensuite, je relève mes yeux… Jusqu’à la taille que je désire fine, accentuant le galbe féminin des hanches (pas un foudre mais un cintre : un cintre de violoncelle…). Dès lors, je n’hésite plus à de mon regard azuréen l’affronter au fond de ses yeux, que je désire noirs, ou mieux dorés surtout si elle est brune comme un jaïs… Mais, ses seins, c’est (presque) accessoire. Ceci dit, vu le nombre de femmes qui “coiffent” leurs genoux… Je n’ai que peu de raisons de laisser divaguer mes yeux…
    Heureusement pour moi… Il y a 35 ans, j’ai eu de la chance de tomber sur ma brune ; 35 ans où le pantalon était rare tant ces demoiselles aimaient le “mini” !
  31. #31
     
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    Un mot provo a gazouillé  :
    Au risque de paraître pédant: Ward vit dans une société US dont le puritanisme affiché l’abhorre. Il cherche à provoquer et à choquer. Le “so what” sort non seulement de la bouche du gars, du trou de la femme mais également de l’image que le photographe lance à la tête du spectateur US ‘moyen’ qui fait mine d’être ‘outraged’ devant ce que la société bien pensante considère comme ‘shocking image’. Il n’y a que certains Newyorkais de Soho ou de Greenwich qui sont capables de dire “so what” sous-entendu, le sex c’est fun, alors si je prends mon pieds, m’en fou que vous soyez choqué. “So what?”
    Le texte lui, me paraît plus intimiste, plus psycho. Un peu à l’opposé de l’effet recherché par Ward.
    Ceci dit – ou plutôt écrit, l’ensemble du texte et de l’image tel que proposé suscite pas mal de réactions. La France, vu ces points de vue, n’est heureusement pas (encore?) le pays de Bush… S’attend-on à une modification?
  32. #32
     
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    secondflore a gazouillé  :
    Le savant montre la lune et le fou regarde le doigt.
  33. #33
     
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    pateric a gazouillé  :
    Provo -> Intéressante info (le fait que Ward déteste “sa puritaine société” d’où la fine analyse qui s’ensuit jusque dans l’opposition qui découle de l’ensemble du post du CUI : je le soupçonnerait qu’il l’ait produite volontairement !
    Secondflore -> Génail ! Je me marre !
  34. #34
     
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    deep a gazouillé  :
    Correction..Second flore…Quand Le sage montre la lune,l’idiot ne voit que le doigt…nuance…
    Malgré la jolie photo que j’aime bien aussi et le débat houleux et oh combien interressant,il me tarde encore un de tes post plus sociétale mon cher camarade..
    Bien le bonjour du vieux port…
  35. #35
     
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    Sapheere a gazouillé  :
    la ligne on la franchit lorsque les mots vont plus vite que les pensées, quand on ne pense plus justement, à faire ou défaire un cocon soyeux et mielleux de badineries, lorsque ces mots accélèrent les pulsions du coeur, lorsque les regards se captent ou les voix s’entrechoquent, lorsqu’on devient plus qu’un nom, qu’un pseudo.
    Et quand la porte se referme (j’adore cette image), c’est le point de non retour, c’est l’instant où le désir culmine… à mon sens le meilleur moment.
    Quant à la photo, je maintiens: je la trouve très belle et lourde de sens, et c’est vrai cet homme, il a l’air sage comme une image :-)
  36. #36
     
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    La Belle a gazouillé  :
    Pour revenir sur les fesses des hommes… Moi j’avoue que j’aime les hommes avec de belles fesses (j’aime les toucher, les pétrir, les embrasser…), et des hanches juste marquées ce qu’il faut pour souligner une taille un brin féminine…
    Mon côté bi, sans doute ! ;)
  37. #37
     
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    piccolofio a gazouillé  :
    (dites, qu’est-ce qui vous prend de me tutoyer comme ça!)
  38. #38
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    La Belle > On s’éloigne assez du sujet initial mais je profite de l’occasion que tu me donnes pour te dire que je ne fais pas partie de ces hommes trop fiers pour accepter que le plaisir de leur partenaire ne leur soit pas imputable. J’aime regarder une femme se caresser (et moi même je n’hésite pas à me branler en leur compagnie, si ça ne les dérange pas) (dans “Les 110 pillules”, cette position – des deux partenaires se caressant chacun de leur côté – est appelée “le divorce fidèle”). (Et j’aime aussi le cul du mec, accessoirement).

    columbine > Si je puis me permettre, le cul est aussi un endroit où, si ce ne sont les yeux, les mains s’égarent facilement. Je pense qu’il est agréable de caresser un beau cul comme il est agréable de caresser de beaux seins, de belles hanches, une belle taille, de belles jambes, un joli cou, etc. J’ajouterai que dans les photos “de charmes” au masculin, le sexe d’homme étant souvent encore caché, le cul reste un exutoire : beaucoup plus lié à la sexualité que ne le sont les épaules larges ou les ventres musclés qui font partie des canons de la beauté masculine.

    Thaïs > Autant le propriétaire des lieux te suit quand tu annonces qu’il n’y a ni abandon ni sacré, autant il s’étonne un peu que tu retires aussi la dimension “intime” de la sexualité. Oui, pour moi, ça touche sérieusement à l’intime que de partager ces moments où je peux apparaître bien différemment de ce que je peux habituellement donner à voir.
    À propos de ce que tu disais, j’écrivais dans une note (“baiser c’est facile, baiser c’est difficile”) toute l’ambiguïté de ce qui sera pour certains ou pas un abandon, ou une offrande. Peut-être, en donnant un peu de “sacré” à ces moments, on essaye d’en préserver l’intensité ?

    L&L > Le consentant, ça change du fou chantant.

    Six > Il y a un petit passage peu clair dans ton commentaire (dans la parenthèse). Je/Il te remercie pour ce commentaire élogieux ! Je revendique ce côté expérimental, à mélanger les sujets et les tons, à jouer parfois (pas assez souvent peut-être) avec les styles. Et si vous en prenez du plaisir, il faut savoir que je suis le tout premier à en retirer aussi !

    B > Tu essayes de remplacer Roumi ?

    pateric > Concernant les seins des femmes, moi, j’aime beaucoup les regarder, quand je les trouve jolis (et là dessus, ce que je trouve joli n’est pas forcément ce que la majorité trouve joli mais c’est une autre histoire).
    Mais chez une femme, je commence par le regard. Tout se joue sur le regard.

    Un mot provo > Ceux qui trouvent “pédants” les éclaircissements culturels sont des esprits étroits. Faudra que je me renseigne un peu sur son oeuvre, à Ward, pour compléter tes propos.

    secondflore & deep > Ma version est plus proche de celle de deep : « Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt ». En l’occurrence, le doigt est en plein dans la lune alors les imbéciles et les autres s’y retrouvent ;-))

    deep > Ouh la ! Un post “sociétal” ? J’aimerais bien parler de la composition du gouvernement Fillon mais j’ai encore un peu la gerbe.

    Sapheere > Le meilleur moment, pour moi, c’est celui où l’on se dit : « j’ai envie que cela continue ».

    La Belle > Je pense que columbine serait amatrice d’explication plus denses sur le pourquoi de cette fixette sur les fesses masculines (et moi, pas inintéressé non plus !)

    piccolofio > Mon côté butor, probablement !

  39. #39
     
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    Miss S a gazouillé  :
    Très bon apéro pour se mettre en condition.
    J’aime…
    ;)

    Des bises ensoleillées. (même si les rayons à Paris ne sont pas à la hauteurs de ceux du Sud)

  40. #40
     
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    pateric a gazouillé  :
    Je suis 200% d’accord que tout se joue dans le regard… Et j’éprouve beaucoup plus de frissons dans les yeux dorés ou profondément noirs que dans les autres yeux : je ne sais pas pourquoi. Toutefois, je ne croise un regard de femme que dès lors que ses genoux me plaisent…
    Quant aux seins… Bien évidemment que j’adore les seins. Mais pour eux, j’éprouve de l’attachement dans l’intimité de la passion du corps entier… Dans cette intimité où l’attirance des genoux et des chevilles est dépassée par le “centre de nos plaisirs”, et où le regard n’est plus que le champ d’attraction de nos assentiments et le reflets de nos jouissances… Mais c’est aussi pour cela que j’adore surtout ma femme… Et depuis si longtemps… Ma femme qui si, elle aussi, regarde les genoux de ses congénères, ne se lasse pas d’admirer les fesses de mes congénères ! Et figures-toi que depuis des décennies, elle n’a jamais su m’expliquer pourquoi des “fesses d’hommes” la font chavirer de désir… Ni pourquoi elle dit (à part pour me flatter, ça je le sais) que j’ai les “plus belles fesses du monde”… Sauf que, parfois, je suis tenté de le croire (c’est vrai qu’elles se voient bien), quand d’autres m’en flatte, surtout lorsque ce sont des hommes “qui s’y collent”…
  41. #41
     
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    Madame B a gazouillé  :
    pateric, arrêtez de nous chauffer comme ça, c’est pas humain ;)
  42. #42
     
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    presque a gazouillé  :
    La modification de ton blog, c’est une page blanche en page d’accueil? C’est concept…
  43. #43
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Miss S > Tu parles de se mettre “en condition” mais pour faire quoi ? Manger des cacaouètes ?

    pateric > Ça me fait penser à un blague sur les coiffeurs. Dans une rue, il y a plein de coiffeurs qui se font concurrence. Alors, l’un deux peint sur sa devanture “Meilleur coiffeur de la ville”. Et les clients affluent. Voyant cela, un autre met “Meilleur coiffeur du département” et détourne ainsi la clientèle. Le suivant met “Meilleur coiffeur de France” et le voilà en tête de la fréquentation. L’avant-dernier de surenchérir “Meilleur coiffeur du Monde” et le client (décidément un peu gogo) lui fait la fête.
    Alors, le dernier coiffeur, voyant cela, met une petite pancarte “Meilleur coiffeur de la rue” et depuis ses affaires fleurissent.

    À moi, ma femme disait que j’avais les plus belles fesses du 4ème arrondissement (ce qui était déjà une prouesse, hein, le 4e c’est l’arrondissement du Marais ;-)

    Madame B > Heureusement que je suis là pour rafraîchir l’ambiance, hein. À qui appartiennent les plus belles de Marseille ? Ou du Panier (pour y mettre la main !) ?

    presque > Euh… ahum… Merci de m’avoir prévenu en tout cas !

  44. #44
     
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    An' a gazouillé  :
    La relation est en train de changer, déja. Pourtant tu sais que rien ne comblera jamais ce vide.
  45. #45
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    An’ » Ce commentaire tardif est l’occasion pour moi de relire ce texte assez étrange (je ne me souviens plus à qui je pensais en l’écrivant – ni même si je pensais à quelqu’un en particulier, mais le contraire m’étonnerait, me connaissant !). Et le débat qui suivit… Finalement, j’ai bien fait de mettre cette photo qui a fait gloser (un peu plus que le texte, hélas).
    De quel vide parlez-vous ?

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