[1138] La possibilité du nihil

Dernièrement, j’ai effectué un petit séjour en amoureux (ça veut dire : débarrassé des gnards) sur l’île de Noirmoutier. Un endroit certainement des plus charmants (quand il n’est pas baigné par la pluie)(comme je m’en rendrai sûrement compte à une prochaine occasion, donc).

La pluie drue n’étant pas le meilleur encouragement pour profiter de la plage ou des pistes cyclables, nous avons cherché à nous occuper autrement qu’avec le contenu de nos assiettes (ne boudons pas notre plaisir, il y a quand même un 2 étoiles Michelin sur l’île) ou sous la couette (une activité à laquelle je ne rechigne guère, comme vous le savez).

Donc, au hasard d’une promenade, nous mettons la main sur le canard gratuit local à la recherche de quelques bons plans.

Déclic Magazine, gratuit de l'île de Noirmoutier
Directeur de la publication : Mathieu Simian, à noter pour la suite

Je le feuillette rapidement, et hélas, pas de spectacle intéressant à noter pendant les quelques jours où nous sommes sur place. Toujours sous la pluie, l’oisiveté laissant la place au désœuvrement, je décide de tuer le temps en lisant le magazine.

Ça commence très fort avec l’édito que je vous livre dans son intégralité.

l'éditorial de Déclic Magazine

N’êtes vous pas, comme moi, secoués de spasmes tellement vous vous fendez la poire devant une telle finesse d’esprit ?! C’était la première fois que je tombais sur un journal à vocation touristique qui donnait dans la satire politique.

L’édito n’étant (courageusement) pas signé, et le journal ne comprenant pas d’autre ours que celui présent sur la page de couverture, j’en attribue donc la paternité à Mathieu Simian.

Mais je n’étais pas au bout de mes surprises.
Un peu plus loin, je trouvais sur une double page une nouvelle. Sur la première page, le bandeau annonce “LECTURE”. Sur la seconde page, “HUMOUR” (mieux vaut prévenir que guérir, n’est-ce pas ?). Splendide nouvelle toujours pas signée. Quel dommage pour la postérité. Quelle modestie de la part de son auteur !

Allez, puisqu’il est peu probable que vous ayez eu un exemplaire sous la main de cette merveille littéraire (n’ayons pas peur des mots), je vous en livre les meilleures feuilles lignes.
Ça commence par l’intro, croustillante :Introduction de la nouvelleAh… La pression fiscale ambiante !

Bref.

Voici la nouvelle dans son intégralité pour que vous n’en perdez pas une miette. Je vous laisse mesquinement les fautes d’orthographe d’origine.

Ce matin-là, Ludivine Michalon pratiquait la brasse coulée dans le potage. Son voisin de palier ayant eut (sic) la borne idée d’organiser une petite sauterie qui avait caressé l’aube, elle n’avait pas fermé l’œil grâce aux musique de sauvages agrémentées d’un brouhaha incessant, bref, une nuit de la couleur blanche la plus éclatante qui soit. C’est donc avec la mine défraîchie d’un vieux choux-fleur (re-sic) oublié sous un étal de Rungis que Ludivine arriva au pied de la tour de verre de 78 étages de l’administration fiscale. Elle avait la ferme intention de ne pas s’éterniser dans des démarches administratives interminables pour une simple erreur de “case” dans sa déclaration CERFA 3310-K-CA3, ou plus simplement dit “taxe sur la valeur ajoutée”. Le tempo musical de la nuit semblait s’être gravé dans son cerveau : des coups sourds d’un beat migraineux digne des dance floors d’Ibiza parfaitement localisés au beau milieu de son front. Tous ces ingrédients en couches successives à la manière d’un hamburger bien gras lui promettaient une matinée des plus jouissives…

Ludivine n’était pas d’humeur à subir les affres des complications de fonctionnaires zélés dont le seul but dans la vie était d’obscurcir celles des autres : elle poussa la lourde porte de verre et d’acier du bâtiment et se dirigea d’un pas vif vers le premier guichet venu. D’un ton qui se voulait cordial, laissant juste apercevoir une petite pointe d’exaspération, elle demanda le service concerné. Une petite femme à la fois sèche et desséchée releva la tête, ajusta ses lunettes comme pour mieux dévisager l’impertinente qui osait la déranger dans l’exécution des pages “test” de son magazine féminin et répondit d’une voix mécanique :

— Ascenseur de droite au fond du couloir central, neuvième étage, section R56 à gauche de l’escalier Nord, niveau 2 par l’escalator sud-ouest, bureau 72 à gauche en sortant du couloir de droite à la hauteur du pilier C4… ne perdez pas de temps, nos bureaux ferment à seize heures zéro-zéro précises.

— Mais if est à peine de neuf heures (re-re-sic), je n’ai pas l’intention d’y passer la journée !

Ayant coché avec rage la réponse “NON” à la question primordiale “faut-il avaler ou pas ?” la petite femme replongea la tête dans son magazine et marmonna : « le temps que vous trouviez le bureau 72… »

La migraine de Ludivine était toujours bien présente au niveau frontal et gagnait sur les tempes. Les indications de la petite femme qui “n’avalait pas” s’étaient déjà quelque peu mélangées lorsqu’elle eut effectué la toute première partie du jeu de piste, en l’occurrence l’ascenseur de droite au fond du couloir central. Restait à localiser la section R36 dans les méandres du neuvième étage de cette satanée tour. Ce qui devait arriver arriva : Ludivine tournait en rond, en carré, et bien d’autres formes géométriques sans pouvoir approcher cette fameuse section et encore moins le bureau 72. Elle s’enquérit (re-re-re-sic) plusieurs fois de son chemin auprès de fonctionnaires tous sortis du même moule : lunettes rectangulaires, petit collier de barbe et calvitie naissante. Chacun lui expliquant rapidement un itinéraire différent pour se rendre à ce fameux bureau et chaque itinéraire étant aussi clair et concis que celui de la guichetière du rez-de-chaussée. Exaspérée, l’esprit embrouillé par ces escalators Nord-Sud, ces couloirs droite-gauche, ces piliers en dessous du niveau du dessus, elle reprit l’ascenseur afin de repartir sur de bonnes bases, c’est à dire au point de départ. Elle appuya sur le bouton RC et ce bougre d’engin se mit à monter dans les étages à la vitesse d’une fusée intersidérale ! Ludivine regardait avec horreur les numéros d’étage défiler à toute allure sur le panneau lumineux : elle allait atteindre le sommet de la tour en une poignée de secondes. Le numéro 78 s’afficha, l’ascenseur ralentit sa course, hoqueta et repartit de plus belle. Ludivine s’acharna sur le tableau de commande, tambourinant de ses petits poings rageurs sur tout bouton qui avait le malheur de se présenter dans son champ de vision. Au bord de la crise de nef, elle se laissa choir sur le revêtement de sol de caoutchouc. Ludivine regardait les yeux embués de larmes le compteur à cristaux liquides devenu fou. L’ascenseur s’arrêta brusquement à l’étage 832. Les portes s’ouvrirent avec un petit “ding” de circonstance. Ludivine, décoiffée, les yeux rougis, le rimmel coulant sur ses joues, sortit précipitamment à quatre pattes de la cage de l’ascenseur en éructant quelques grognements qui n’avaient aucun rapport avec sa féminité d’habitude plus délicate. Les portes se refermèrent dans un sifflement ouaté, elle se releva, ajusta son tailleur et décocha un coup de pied dans l’ascenseur qui eut pour seul résultat de casser le talon de sa chaussure.

Ludivine dont la colère semblait débarder de tout son être, chaque pore de sa peau transpirant du venin acide, se dirigea en claudiquant vers le premier bureau venu. Quelque (re-re-re-re-sic) soit son matricule, elle ne lâcherait pas le moule à gaufre de fonctionnaire qui s’y trouverait et il allait entendre parler du pays, foi de Ludivine Michalon !

Elle ouvrit furieusement la porte du bureau K34G277-T7W33 et stoppa net sa course, effarée par la vision qui s’offrait à elle.

Une enfilade de bureaux alignés en rang d’oignons s’étendait à perte de vue, la pièce semblait être infinie. Derrière chaque bureau s’affairait une masse de poils hirsutes dont on pouvait apercevoir de temps à autre émerger soit la monture d’une paire de lunettes rectangulaires, soit le sommet d’un crâne dégarni. Ludivine resta figée sur le pas de la porte, pétrifiée par cette horde de chevelus en costume-cravate concentrée dans l’épluchage systématique d’imprimés administratifs. Avant que Ludivine n’ait pu ouvrir la bouche, l’un des fonctionnaires, arborant fièrement une coiffure du double de volume que celles des “Jackson five” additionnés, leva la tête de sa pile de paperasse et fixa la jeune ferme d’un regard inquisiteur, s’attardant longuement sur sa chevelure brune coupée d’un petit carré plongeant, et sans le moindre préambule s’adressa sèchement à Ludivine :

– Numéro de sécurité sociale, Madame ! Veuillez me communiquer votre identifiant… Votre coupe de cheveux me semble “hors longueur de tolérance” du décret 28.2 de l’avenant à la loi du 32 juillet. Ludivine regarda avec des yeux ronds, sa colère s’était envolée, laissant place un sentiment de stupeur mêlé d’incompréhension. ^

— Le… le 32 juillet ? fut-elle simplement capable de murmurer.

—Eh bien oui, le 32 juillet. Vous n’êtes pas sans savoir que le gouvernement ajoute ou enlève des jours comme bon lui semble, on enlève une heure par ci, on rajoute une journée par là, pour faire passer tel ou tel décret ou simplement prolonger les vacances du premier ministre, si mes souvenirs sont exacts, ce devait être ce cas de figure pour le 32 juillet… mais, je ne suis pas dupe, n’essayez pas de noyer le poisson, je sais reconnaître un contribuable qui baigne dans la fraude !

Ludivine loin de se baigner, nageait allégrement en plein cauchemar. Le fonctionnaire reprit son verbiage d’un ton accusateur :

– Vu la courte longueur de vos attributs capillaires vous devez vous acquitter de la taxe CERFA 2456-Q-CF8…

—Comment ça, une taxe sur la coupe de cheveux ?

— Si vous ne voulez pas payer cette taxe, chère Madame, il faut garder vos cheveux bien au-dessus du seuil de tolérance, c’est à dire très exactement, à un poil près (humour), 32 centimètres et 6 millimètres !

Ludivine était abasourdie, l’homme à la chevelure imposante continua sur sa lancée : – De combien de bidets disposez-vous dans votre résidence principale ? À partir de deux bidets, vous êtes assujettie à l’impôt sur le confort ! Il me faut calculer le coefficient exact de votre taux d’imposition et pour ce faire, veuillez me donner la surface de votre cuisine en mètres carrés… et en mètres cubes, bien entendu. De plus je vois que votre chaussure droite n’est pas aux normes, il y a une différence flagrante de hauteur entre les deux talons. Il est formellement interdit de circuler dans un espace public avec des souliers non réglementaires. Vous êtes passible d’une amande (re-re-re-re-re-sic) de code III, à moins d’avoir payé la taxe sur les chaussures dites “fantaisistes”… Je me vois dans l’obligation d’opérer à un redressement immédiatement !

—Mais. protesta Ludivine. je viens juste de le casser avec ce foutu ascenseur…

— Attention, Madame, insulte envers du matériel faisant partie intégrante de la propriété de l’état, cela peut chercher loin. N’aggravez pas votre cas, la liste est déjà longue, sans compter que je ne vois pas apposé sur votre poignet la vignette de conformité sanitaire…

— Mais de quoi parlez-vous ?

— Vous pensez peut-être vivre au-dessus des lois, ma petite dame, un contrôle bactériologique doit être effectué tous les trois mois. Suivez-moi, nous allons vérifier votre fiche, mon petit doigt me dit que vous êtes redevables (re-re-re-re-re-re-sic) d’an moins deux tiers des 948 taxes, surtaxes et impôts en vigueur dans ce pays. N’espérez pas de délais de paiement, pas de pitié pour les citoyens de votre genre. Majorations de retards, pénalités, frais et accessoires avec un coef de deux trois-quarts… Le fonctionnaire marmonnait tout en tapotant fiévreusement sur une calculatrice, puis annonça un chiffre astronomique avec un grand sourire.

Le chevelu était content de lui et attendait la réaction de sa proie. La réaction ne se fit pas attendre : Ludivine sentit la rage, dissipée depuis sa sortie peu reluisante de l’ascenseur, remonter dans ses veines et envahir sa gorge. Tel (très sic) une cocotte sous pression, Ludivine explosa et se jeta sur le “poilu” en hurlant des insultes que les chastes oreilles d’un fonctionnaire estampillé “propriété de l’état” n’auraient jamais dû entendre.

C’est au moment où Ludivine tentait de crever les yeux du chevelu avec le talon encore valide de sa chaussure gauche, qu’elle se réveilla dans son lit, en sueur. Un tube de vaseline éventré dans les mains en guise de talon de chaussure, un polochon dans un sale état en guise de chevelu… Elle était soulagée de sortir de son cauchemar mais ce brusque réveil lui laissait un goût amer, elle aurait bien volontiers fini ce gratte-papier à coups de talon-vaseline ! Des brumes de son inconscient elle se souvenait lui avoir salement amoché l’œil droit et fait sauter quelques ratiches… Ludivine se leva et se dirigea vers la salle de bain tout en essayant de prolonger son étrange rêve : quel bonheur de faire cramer au chalumeau la touffe de cet ébouriffé! L’eau de la douche brûlante caressant son corps dissipa ses envies de meurtre et les derniers lambeaux de ses délires nocturnes.

Ludivine tartinait tranquillement ses biscottes en écoulant distraitement les informations matinales à la radio :

“… la TVA sur le papier hygiénique passe au taux de 33%, le papier toilette est donc considéré aujourd’hui comme un produit de luxe, cette augmentation entre en vigueur dès ce jour. Voici la déclaration de Monsieur Jean Filsec, porte-parole du gouvernement à la sortie du conseil des ministres : ces nouvelles recettes sur une produit que toutes les catégories sociales confondues utilisent quotidiennement, vous remarquerez notre souci d’équité, vont permettre à l’état de financer de grands projets pour le bien de tous nos concitoyens et nous envisageons d’étendre cette réforme aux couches-culottes afin de réguler le décalage du temps de travail avec la durée des congés maternité suivant le coefficient du ticket modérateur en application… » Voilà pour les déclarations de Monsieur Filsec, notons également le projet de création d’une nouvelle vignette automobile, petit cadeau fiscal : cette nouvelle taxe NE concernera QUE et uniquement QUE les véhicules comportant plus de trois roues… Voilà donc pour l’essentiel des titres de l’actualité de ce jour et n’oubliez pas de retarder votre montre de 2 heures et vingt-six minutes sans la nuit de samedi à dimanche prochain pour le passage à l’heure de mi-saison”…

Ludivine termina sa dernière biscotte. Elle s’apprêtait maintenant à accomplir son devoir de contribuable. L’effet laxatif de son café au lait atteignant son paroxysme, le moment de son petit popo matinal était venu…

Allez, amis lecteurs, je sais que vous êtes joueurs en ce moment, trouverez-vous dans ce texte quelques clichés qui m’auront échappé ?

  • Haine des fonctionnaires vomie de haut en bas
  • Cliché des lunettes
  • Clichés du collier de barbe
  • Clichés des dédales administratifs
  • La fonctionnaire n’avale pas, mais la petite bourge se fait enculer à la vaseline
  • Comme il est drôle, le nom du ministre, vous ne trouvez pas ?
  • Une petite pointe d’humour (oui oui, ce texte est bourré d’humour, je vous le rappelle) scatologique pour conclure, voilà qui nous fait un beau travail niveau première année.

Bon, j’ai un peu mal au ventre. Je vais aller me boire un coca (ah merde ! non, j’en ai plus au frigo depuis que ça a été taxé à 33 %).

9 gazouillis sur “La possibilité du nihil”  

  1. #1
     
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    audren a gazouillé  :
    J’imagine que le comité de relecture est constitué d’un seul membre permanent…
  2. #2
     
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    audren a gazouillé  :
    En même temps, c’est un peu injuste : moi non plus personne ne me relit (bon à part moi, mais je serais prétentieux de croire que la différence vient de là).
  3. #3
     
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    columbine a gazouillé  :
    Noirmoutier, sa beauté, son air vivifiant et son talent littéraire…ah si seulement c’était un paradis fiscal comme Jersey ou Guernesay
  4. #4
     
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    plikplok a gazouillé  :
    Suis déçu, il parle pas des 35H…
  5. #5
     
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    plikplok a gazouillé  :
    … et il ne fait qu’effleurer les ravages du multiculturalisme post soixantuitard

    “elle n’avait pas fermé l’œil grâce aux musique de sauvages agrémentées d’un brouhaha incessant, bref, une nuit de la couleur blanche la plus éclatante qui soit. “

  6. #6
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    audren » Tu penses que c’est relu ? Même Word ne le relit pas (le « elle s’enquérit », je ne l’ai pas encore digéré !).

    Columbine » C’est une île pour faire diversion :)

    plikplok » Oui, ça manque de 35 h, je suis d’accord, mais il y a une allusion à l’heure “matinale” de fermeture des bureaux.
    Sinon, pour les clichés de rédaction, il y en a un paquet d’autres. Je n’ose pas les lister.
    Le « Une petite femme à la fois sèche et desséchée » m’a laissé comme deux ronds de flan.

  7. #7
     
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    usclade a gazouillé  :
    Je te trouve dur avec le gars, après tout, quelques progrès en orthographe et zou, il pourra se faire embaucher à Minute, Valeurs Actuelles, voir au Figaro ou au Point (après tout, y a bien déjà Philippe Teysson ) !
    “Déclic”, le tremplin vers le panthéon…

    Bref, ça me fait toujours rire ces pamphlets à deux balles par ces victimes de l’oppression étatique et de la persécution fiscale…
    Il a qu’à demander l’asile fiscal en Belgique lui-aussi.
    Foutus chouineurs !

  8. #8
     
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    usclade a gazouillé  :
    J’oubliais : bravo pour ton titre… En continuant à marcher ainsi sur les plate-bandes de Houellebecq (plate bandes, plateformes, wouahou moi aussi je suis trop fort ! :-) sais-tu que tu pourrais postuler à Déclic? Ils te prendraient les yeux fermés !
  9. #9
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    usclade » Nul doute en effet que le journaliste est prêt à gravir quelques marches (mais il faudrait pour cela qu’il quitte son île, ce qui est une démarche risquée).
    Et dès lors, je serai prêt à reprendre son flambeau, pour sûr !

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