[1242] Dans les filets du pécheur

Nous sommes dans une jolie chambre d’hôtel sous les toits. On aperçoit au loin la Tour Eiffel, mais, entre tes mains, c’est mon érection qui est monumentale.

Nous ne sommes pas encore sortis pour dîner. C’est, disons, le premier round. Tout à l’heure, j’étais en train de te foutre, en levrette, et je me suis saisi de ton petit flacon de spray anal, celui que tu utilises pour te détendre. J’envoie une première giclée qui rend ton œil humide. Cette vision me fait penser un instant à de l’huile solaire. Du plat du pouce, je masse doucement l’entrée de ton cul sans forcer trop mon doigt et je recommence. Une deuxième giclée et je progresse un peu plus dans tes chairs. Bientôt je sens, de l’autre côté de la paroi, ma queue qui continue d’aller et venir en toi et je continue avec concentration la méthodique préparation. Quand je sens que tu es prête, que tes soupirs ne sont que plaisir, je tends tout mon corps pour saisir, sur la petite table, ton rosebud dont je réchauffe le métal lourd un instant dans ma main avant de le faire pointer sur le centre de mes attentions. Le premier tiers est une formalité réglée avant même que tu aies le temps de dire hmmm ; avec une prudence excessive, je poursuis la progression de l’engin qui écarte tes chairs mais assez vite, le voilà gobé tout entier et sa présence presse délicieusement sur mon sexe gonflé d’excitation. J’ai à nouveau les mains libres. Je peux saisir tes hanches et amplifier mes coups de boutoir.

J’aperçois un miroir rond et je songe à notre envie commune de photographier nos ébats. Je t’en fais la proposition que tu acceptes. Cela prend plusieurs minutes de trouver le bon positionnement de nos corps et du miroir pour profiter du côté graphique que ce dernier apportera à nos clichés. Puisque je ne suis plus en toi et que, pour des raisons de photogénie, je me suis débarrassé de mon préservatif, tu en profites pour t’emparer de mon sexe toujours gonflé pour me branler. J’ai terminé ma série de photos et je passe en mode vidéo pour éterniser le moment où, agitée de spasmes, ma queue giclera son foutre sur ton cul, une main tenant aussi fermement que l’émotion me le permet ma caméra d’appoint, l’autre enfoncée dans ton con.

Une femme les fesses nues, un rosebud enfoncé dans son cul, un homme au dessus d'elle, sexe érigé

C’est la fin du premier acte. Avant de sortir dîner, tu enfiles ce collant résille noir dont on a prononcé pour ce soir la mise à mort.

✦✦✦

Nous revoici dans cette chambre après un excellent dîner dans un restaurant vietnamien des parages. Ce qui va suivre est un peu télégraphié, mais est-ce une raison de ne pas le vivre ? Certainement pas1.
Assez rapidement, tu te retrouves à quatre pattes sur le lit. Robe soulevée, à moins qu’elle ne s’étale déjà sur le sol, je peux jouir d’un regard sans obstacle sur tes fesses quadrillées de résille. Je m’amuse à aller accrocher une maille de ton collant sur l’extrémité du rosebud tout ce temps resté sagement fiché dans ton cul. Quelques centimètres plus bas, je me saisis d’autres mailles que j’écarte jusqu’à les faire craquer pour dégager la voie vers ton sexe gorgé de mouille. Sans ménagement – au contraire, mes mains distribuent plusieurs claques sur tes fesses –, je glisse ma queue en toi et te baise avec rage, juste en face du miroir. Avec le peu de temps que je te laisse pour souffler, tu fais l’effort de glisser jusqu’à mon sac d’où tu extirpes ce vibro que tu aimes bien, presque aussi puissant que le Magic Wand mais sans fil à la patte.

Le miroir est trop petit pour me renvoyer l’image de mon visage mais je ne serais pas étonné de me voir la bave aux lèvres, tellement je suis furieux d’excitation et impatient de prendre ton cul. Ce collant est parfait : à chaque endroit, je peux m’y accrocher et me servir de ce point d’attache pour amplifier l’impact de mes coups de reins. Je joue aussi avec la maille coincée sous la tête du rosebud cloué en toi pour le faire remuer un peu. Je le tire vers moi mais il reste fermement planté, arrimé à ton anneau serré. Je commence donc à jouer avec directement avec mes doigts ; je le fais aller et venir (sans le sortir totalement) pour détendre tes sphincters, et puis quand je suis encore un peu plus impatient – si, si, c’est possible ! – je l’enlève pour m’apprêter à prendre sa place. Prudence est mère de sûreté : comme je veux prendre le temps de t’enculer longuement sans douleur, je renvoie quelques giclées de ton gel relaxant. Très vite, je te sens suffisamment détendue pour m’accueillir alors je pose ma queue gantée et lubrifiée sur le liseré de ton anus et avec précaution, je me fraye un chemin pour ne faire pénétrer que le gland. J’attends un instant jusqu’à ce que tu m’invites à poursuivre, avec la lenteur qu’il faudra, l’invasion.

Le vibro est enclenché et je le sens vibrer jusqu’à mes couilles. Je commence doucement à faire des va-et-vient, en prenant soin de ne pas exagérer l’amplitude de mes mouvements. C’est un équilibre délicat à trouver entre ton plaisir et le mien. Tu fais incontestablement partie des « enculées » de la 3e catégorie, mais de celles qui ne sont pas encore totalement bilingue vaginale-anale. Si je sors de ton cul complètement, pour y rentrer ensuite d’un coup, très rapidement, tu ne vas plus apprécier et tu serreras les dents pour me faire plaisir ou tu me demanderas d’arrêter ; dans les deux cas, ça ne me va pas car j’ai besoin que ça soit bon pour nous deux pour profiter pleinement du moment. Et moi, si je ne bouge pas assez, j’aurai du mal à faire grimper mon plaisir.
Je suis donc là, tendu, funambule du plaisir, jouissant de ton cul, claquant tes fesses, agrippant tes hanches, rompant plus encore les mailles de ce collant que tu as mis pour m’exciter – et, ma foi, cela marche plutôt bien – commençant à sentir venir l’orgasme, poursuivant les ondulations de mon cul qui fait danser le tien, oubliant quelques secondes tout principe de précaution, et laissant jaillir, d’un même élan, mon foutre de mes entrailles et un râle de plaisir de mes poumons.


  1. Et réjouis-toi, ami lecteur, je vais aussi te le conter. []

22 gazouillis sur “Dans les filets du pécheur”  

  1. #1
     
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    ivv a gazouillé  :
    Je me sens tendue comme un filet, moi…
  2. #2
     
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    Vagant a gazouillé  :
    Du CUI pur jus comme on l’aime. La première phrase est effectivement magistrale. Mais quel est donc ce spray magique spécial sodo ? Une autre question pour tes coups de butoir : effet de style ?
  3. #3
     
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    Ellie C. a gazouillé  :
    Un truc entre le boutoir et le but-or c’est sur ! ;)
  4. #4
     
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    Barbara a gazouillé  :
    C’est toi là que je vois dans le miroir ? Monsieur, tu es beau.
    Et merci pour le mode d’emploi, alors acheter des collants à résille…
  5. #5
     
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    justeLilou a gazouillé  :
    Lire cela en salle d’attente de médecin…j’adore! :) juste ressentir! Très “prenant” texte!
  6. #6
     
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    Pãrvãti a gazouillé  :
    Cher CUI !
    Je dois dire que cette sodomie là fut particulièrement bonne et jouissive : oui, c’est vrai, je ne suis pas complètement bilingue… ou disons plutôt que c’est une langue pour laquelle j’ai besoin de rodage pour la maitriser et l’apprécier à sa juste valeur. Le rodage fut parfait ce soir là. Je crois même me souvenir d’un “on y rentre comme dans du beurre” murmuré du bout de tes lèvres.
    Quant aux photos, et surtout la vidéo de ta jouissance sur mon cul, c’est un vrai remède antimorosité, testé et approuvé !
    Parvati (j’aime bien ce surnom), la con- (et cul !) -cernée.
  7. #7
     
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    Plume d'E. a gazouillé  :
    L’expression “bilingue” m’a fait sourire, car c’est très bien imagé ! J’aime beaucoup ce récit, dans la sobriété des faits et de la narration qui en augmente l’intensité érotique !
  8. #8
     
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    FLORENCE a gazouillé  :
    Très beau récit qui réchauffe au milieu de cet hiver gris
  9. #9
     
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    Brigit a gazouillé  :
    la photo est vraiment bonne, j’aime beaucoup. bon, le flouté donne un je ne sais quoi de moins ou de plus, je ne sais… faudrait voir les 2 pour comparer.
    bilingue… vous voulez dire à deux voies ? (c’est malin, ça. comment je vais pouvoir dire que je suis bilingue sans arrière-pensée maintenant. déjà qu’avec “bilingual”, j’avais du mal)
    B

    (c’est quoi cette histoire de cookies, vous êtes patissier aussi ?)

  10. #10
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    » Les hormones ?

    et » Pour le « b[o]utoir », c’était une faute évidemment. J’ai corrigé. Mon conscient dira que j’ai pensé à « butée », mon inconscient avouera que je me sentais « butor ».
    Pour la marque du spray, je laisse nous répondre.

    » Oui, c’est mon (joli) torse et le (joli) cul de Pārvatī :)

    » J’espère que tu es sortie guérie !

    » Merci de corroborer ma version des faits :-p Et l’ami a une question pour toi !

    » C’est gentil de pointer ce qui est peut-être une des rares trouvailles de ce texte écrit bien vite :)

    » Moi je le trouve bien chaud, cet hiver, mais c’est probablement une question de point de vue !

    » Le flouté, c’était juste pour gommer l’arrière-plan sans intérêt mais j’aurais sans doute pu le faire plus habilement. J’ai choisi avec soin ce cliché parmi une série d’une douzaine, je pense que c’était effectivement le plus intéressant (quant à la vidéo dont parle Pārvatī mais que je garde pour moi, elle est aussi intéressante mais pour d’autres raisons).
    Pour les cookies, c’est juste une (partielle) mise en conformité à la loi européenne. Probablement inutile pour ce genre de site, mais bon, parfois, je prône le respect des lois.

  11. #11
     
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    Plume d'E. a gazouillé  :
    J’aime me délecter du positif et des mots bien pensés ;-)
  12. #12
     
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    Pãrvãti a gazouillé  :
    j’ai trouvé ce spray “anal relaxing” en faisant mes courses sur un site de sextoys : sexyavenue.com. Et comme le site est mentionné sur le flacon, il est probable que celui-ci ne soit vendu que sur leur site, mais je suis sûre qu’il en existe bien d’autres. Ayant testé celui-ci, je peux le recommander, efficace, sans pourtant annihiler toutes les sensations. Petit reproche : un seul contenant, trop petit à mon goût (30ml)… Le rosebud associé permet une réussite totale !

    : très pratique cette possibilité de se répondre entre nous avec la reconnaissanc du !

  13. #13
     
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    MarieM a gazouillé  :
    rien à dire , sauf …..
    tu m’as attrapée dans les filets de ton live
    no comment
    je suis toute Mouillette ……
  14. #14
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Je me réjouis de ce plaisir partagé !
    Oui, c’est cool, hein ! Si ça peut faciliter les interactions ici, mon but est atteint !
    Eh eh eh ! Ne sèche pas trop vite :)
  15. #15
     
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    dandyjoueur a gazouillé  :
    Une bien belle histoire, comme à votre habitude…
    Vous êtes beau mon ami, mais permettez moi ici de féliciter Madame pour ses atours…une vraie déesse callipyge!
  16. #16
     
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    Pãrvãti a gazouillé  :
    merci ! :-D
  17. #17
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Vous pourriez me féliciter aussi pour mes choix ;-)
    (Mais non, mais non, je ne ramène pas tout à mon nombril !)
  18. #18
     
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    dandyjoueur a gazouillé  :
    …pour vous féliciter sur vos choix, j’aurais besoin d’en voir plus et plus souvent #voyeur (Mme vous êtes ravissante, n’en doutez pas…)
  19. #19
     
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    Pãrvãti a gazouillé  :
    n’oublie pas que c’est un choix est mutuel… nombriliste !
    vous êtes un charmant voyeur !
  20. #20
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Il est vrai que je poste assez rarement des photos « contractuelles ». Non pas que je n’en prenne pas mais plutôt qu’elles sont destinées à rester intimes. Quelques exceptions sont là pour confirmer la règle et a bien évidemment donné son accord pour montrer nos culs cooptés ;-)
  21. #21
     
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    Marietro a gazouillé  :
    J’ai toujours trouvé que les miroirs ronds permettaient de belles photos !

    (Sinon, je n’arrive pas malgré toute ma bonne volonté à me faire au format de ce nouveau blog. J’aimais beaucoup le principe de première page de feu ton blog de fleuriste qui permettait de naviguer plus facilement entre les articles et de choisir ceux qui nous intéresse. )

  22. #22
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Oui, les miroirs permettent souvent de belles photos, surtout quand ils ont des formes particulières (par exemple des… non rien).
    Pour ce qui est de la mise en page, je prévois, quand j’aurai un peu de temps à consacrer au lustrage de ces lieux, de refaire un peu le même principe : un seul (ou quelques) articles déployés, et le reste en format vignette. Mais la priorité ira d’abord à l’ajout de contenu (en ce moment, c’est la misère).

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