[1487] Fantaisie caniculaire

UN

C’est toujours comme ça que mes rêves commencent ou finissent : elle est étendue de tout son long sur le ventre, sa tête bouclée enfoncée dans l’oreiller, et son cul tendu vers le ciel, rouge d’avoir réclamé trop longtemps le baiser du cuir (un scandale d’avoir le cul qui rayonne autant quand l’air sec peine à être découpé en rondelles de ventilo). Et moi de tout mon poids qui m’enfonce en elle, sagement dans sa chatte puisqu’elle redoute sans doute d’être transformée en statue de sel si j’explorais son noir horizon.
Go ! Je coulisse, je glisse, je câlice, je concupisce….
More ! Elle en redemande encore, enfièvre le corps à corps, enfonce le raccord…
Et toi qui étais si sage, à nous regarder sans rien faire, hypnotisée, tu viens toquer à ma porte.
Je me penche en avant pour laisser libre champ à ta langue vermiculaire qui réussit à atteindre mes couilles, recule d’un pas, de quelques papilles, vient forer mon œil de velours qui palpite encore de vos explorations répétées il y a un quart d’heure à peine.
— Encule-moi ! glapis-je, comme si tu avais besoin que je le demande alors que deux de tes doigts m’emmottent déjà de lubrifiant et que je sens ta bite de synthèse cogner sous mon omoplate… Oui, un peu plus bas, quand même, voilà…
Je suis tout ouvert, 24/7, je suis ton épicier de quartier, vous êtes mes épices et pas de quartier ! À la charge !

DEUX

À quoi ça rime, deux petites créatures voraces que j’arrime ? Vous avez été vilaines alors : aux fers ! Offertes ! Vous protestez : moi, vilaine, Monsieur ? Je n’ai fait que suivre vos instructions… Ça mériterait bâillon, mystère et boule de gomme bien coincée entre tes dents (tant pis, tu me suceras plus tard).
Hop ! Fers aux pieds, l’une comme l’autre, barre de métal, fleur au fusil, vous êtes deux chevilles, je vois clair dans vos jeux, Mesdemoiselles, ta cheville droite cadenassée à sa cheville gauche, et vos poignets, même combat. Tout ce bazar pour vous empêcher de ruer dans les brancards, vous êtes mes infirmières bling-bling, je suis fou mais je ne vais pas vous délier.
C’est parti ! Ma partition pour quatre fesses en do-mi majeur, je vais la jouer avec mes instruments en queer…

TROIS

Je vole en rase-motte entre ta chatte nue comme un rêve et la sienne bouclée : bouche à bush, bouche à feu, bouche, bouche vas-y bouche (il fait chaud, à Waterloo !). Vous n’avez pas honte d’être aussi moites, moitié pêches dégorgeant de sucs, moitié félines sortant les griffes (et mon dos zébré, braisé, merci pour le cadeau !), moitié agnelles, innocentes mon œil (dilaté comme j’aimais), et maintenant, que vas-tu nous faire, ô notre berger (ô… ton bâton !) ?! Mais quand l’ovin est tiré, il faut le boire, alors je plante mes deux doigts bien comme il faut dans ta chatte et je vais lui apprendre à gazouiller pour attirer les hirondelles, pour réveiller mon limaçon, fontaine, fontaines, je boirai volontiers de ton ohhhh.
Squirt game… Trop polygame pour être honnête, oui !

QUATRE

Je dors enfin du sommeil du ju(s)te.
Lune à ma gauche, lune à ma droite.
Une main posée sur une cuisse de tournesol, l’autre sur un sein doux, je rêve de cochonneries, sans doute. Glissons !
Une sensation humide me tire de mon sommeil. Je pensais être hors d’état de nuire mais voici que cette oiseleuse me fait revenir d’entre les petits morts et voici bientôt mon gland vermillon qui cogne au fond de sa gorge.

On reprend en cadence…

UN

C’est toujours comme ça que mes rêves commencent ou finissent…


Les illustrations (non contractuelles !) proviennent de l’Instagram de Tainà Maneschy.

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