[1431] T’habites à combien de kilomètres de Tours ?

Depuis ce week-end, un nouveau tour de vis subtil (un coup je serre la vis en fermant des magasins, un coup je desserre la vis en étendant les heures sans couvre-feu), hors motif professionnel ou familial impérieux (hormis une clause testamentaire curieuse de Papy, tirer un coup n’entre donc dans aucune des petites cases du formulaire officiel du Ministère de l’Intérieur), nous interdit de nous déplacer au-delà d’un rayon de dix kilomètres (à vol de pioupiou).

Armé de mon compas, je trace donc la carte des 314 159 265 m² à explorer dont je vous présente le résultat ci-dessous.

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[1430] BIT AND FUCK

En ces temps covidiens, je passe la grande majorité de mes journées enfermé entre les quatre murs de ma chambre – ou, précisons : de la chambre conjugale – qui me sert de bureau. Si je reconnais que cette situation a l’avantage de m’épargner les temps de transport quotidiens entre mon domicile et mon bureau, je conviens également que cela crée un horizon fermé et étroit. Je ne suis donc pas mécontent de disposer également d’une autorisation permanente à me rendre sur mon lieu de travail, justifiée par de réelles missions que j’ai à y mener en « présentiel », puisque c’est désormais le terme consacré de notre nouveau jargon pandémique.

Outre ce changement d’horizon, il y a quelques avantages « collatéraux ». Par exemple, faire un tour dehors et trouver tous les cinq mètres une « proposition gastronomique » des multiples restaurants qui pullulent dans le quartier où je travaille, lesquels proposent quasiment tous une offre à emporter : cela me change, je n’ai pas à faire la cuisine et je peux aussi écouler un peu du trésor de guerre qui s’accumule sur la carte de paiement qui remplace désormais mes tickets restaurants.

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[1429] Quand le 20 s’est tiré…

Carte de vœux 2021 présentant un mur sur lequel est graffé « CO-REMPLISSONS NOS VIES EN 2021 » complété d'un panonceau indiquant : « courage, jouissons ! »

Évidemment, après l’année foireuse de 2020, beaucoup se demandent à quoi bon présenter des vœux pour 2021.

Eh bien, parce que l’ombre n’existe pas sans lumière, que vous êtes encore là pour me lire (je vous en félicite au passage), parce qu’il y a de belles raisons d’espérer à une meilleure année et parce que vous et moi avons encore beaucoup d’amour à donner, de plaisir à partager pour cette nouvelle année que j’espère pleine de retrouvailles et de rencontres !

Je vous souhaite donc une très meilleure année 2021 !

[1428] Avent / Après

Un calendrier de l’Avent tout à fait vierge

On pourrait croire que ma faible activité céans traduit un éloignement de ce monde, tel un anachorète tranquille. La réalité est toute autre, puisqu’évidemment, je sévis sur Twitter, et depuis quelques mois, je m’active aussi sur Fetlife. Même si ça reste peu prolixe, j’avais quand même envie de partager avec vous une petite image de mon « Calnuderier de l’Avent » (sic) auquel je contribue avec quelques camarades là-bas. Le fait est que, en ce beau 30 décembre, Pascualina et moi (puisque nous réalisons ce calendrier en duo – elle à poil, et moi à Gimp) sommes sérieusement en retard, puisque nous n’en sommes qu’à la treizième case.

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[1427] 45 fantasmes Kinky

Je profite d’un petit jeu auquel j’ai participé sur Fetlife pour partager ici ma petite collection d’envies, dans lesquelles vont se mêler des envies déjà assouvies, mais avec un délicieux goût de reviens-y, quelques explorations en cours et qui demandent qu’on s’y attarde, et quelques idées qui peuvent me faire peur…

Je mesure à quel point ma sexualité, mes pratiques ont pu évoluer ces dernières années, et des choses qui pouvaient me sembler inimaginables voire un peu répugnantes il y a quelques années ont pu devenir des envies troubles et lointaines ou même des pratiques que j’ai adoptées. Dans cette liste, donc, il se trouvera peut-être, selon votre propre parcours, des choses qui vous sembleront affreuses ou des envies de petit débutant coincé ! Méfiez-vous donc, et ne lisez la suite que si vous savez avoir le cœur suffisamment bien accroché !

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[1426] Élastrique 🎵

Quand le confinement porte sur nos nerfs, nous tient salement à distance de nos amant·e·s, quel recours avons-nous, sinon celui de chanter pour maintenir un peu de gaité dans notre monde de désolation.

Voici donc ma contribution mélomaniaque, que Rose (la sorcière des Internets) a adorablement accepté d’interpréter, pour vos oreilles esbaudies.

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Sur un air oublié des jeunes générations et d’après les paroles indélébiles de Serge Gainsbourg

Je suis élastrique
Très priapique
Mais hélas – trique !
Tous reste dans mon froc

Élastrique
Volumétrique
Et je m’astique
Le braquemart trantique

Quand on s’confine, ben moi, je n’baise plus des masses
Devant ma glace
Je me sors la limace

Élastrique
Hypermétrique
Et, frénétiques
Jeux phallocentriques

Élastrique
Psychotropique
Manométrique
Les plaisirs non réciproques

Je suis élastrique
Dissymétrique
Mais hélas – trique !
Le COVID m’escroque

Élastrique
Manométrique
Hypogastrique
Mes émois baroques

Quand on s’confine, ben moi, je n’baise plus des masses
Dans mon palace
Je me sors la limace

Élastrique
Millimétrique
Catadioptrique
Je crois que j’débloque

Élastrique
Géométrique
Ça d’vient critique
Si personne ne m’entrechoque

Je suis élastrique
Égocentrique
Mais hélas – trique !
Aucun gonocoque

Élastrique
Asymétrique
C’est la panique
J’vire catatonique

Quand on s’confine, ben moi, je n’baise plus des masses
Sans aucune classe
Je me sors la limace

Élastrique
Chronométrique
Et ma matraque
Bonn’ pour l’gériatrique

Élastrique
Homocentrique
J’me f’rais un Grec
Ou j’m’enfilerais un pébroque

(…)

Quand on s’confine, ben moi, je n’baise plus des masses
D’un air salace
Je me sors la limace

Élastrique
Héliocentrique
C’est psychiatrique
Bon pour une clinique

Élastrique
Citrique
Je vire rumsteck
Y a urgence, il faut qu’on m’croque

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Si vous voulez découvrir ou vous remémorer la formidable version originale de ce hit de la fin des années 1980, je vous invite à aller visionner cette archive de l’INA (vu que ce morceau est absent des plateformes Deezer et Spotify – sans doute un coup de Charlotte !).