[1382] 🔐 cui.burp.fr

Mon burp se modernise et vient de passer du protocole http au protocole https (S comme Sécurisé). À vrai dire, il n’y a pas grand chose à sécuriser ici, hormis le moment où vous tapez votre mot de passe pour vous identifier (et accéder ainsi au contenu privé). Mais Google veut que le web soit plus sûr et je ne peux rien refuser à mon ami Google.

Bon, si jamais vous voyez quelque chose qui merde sur votre ordinateur ou votre téléphone quand vous venez me lire (promis, du contenu frais bientôt !), n’hésitez pas à me faire signe.

Bisous sécurisés.

Google travaillant à sécuriser le web (allégorie)

[1381] Orage against the machine (#RES2017 jour 1)

La météo, ça va, ça vient.

Certes, c’est une discussion de comptoir, mais il n’en reste pas moins que la météo est un élément central dans le plaisir que l’on va prendre à participer à un festival. La pluie n’est pas rédhibitoire, mais elle gâche le plaisir ! De même une chaleur trop forte peut également s’avérer pénible. Cinq jours avant le début du festival, je commençais à regarder ce que la météo nous annonçait pour ces 3 journées et un cocktail de pluie et de chaleur semblait être au programme. Mais une des particularités du temps instable est qu’il est … justement instable et difficile à prévoir avec précision à l’avance. Vendredi matin, pourtant, je suis parti au travail (j’avais posé une demi RTT comme à mon habitude) sous la pluie et comme beaucoup de Parisiens, je me suis inquiété en voyant le ciel devenir noir (pourtant l’éclipse 2017 ne passait pas par là !) et vomir des trombes d’eau. La météo promettait une amélioration l’après-midi mais j’acquis une première certitude : il y aurait de la boue à Rock-en-Seine ! (suite…)

[1380] Wet wet wet

Pas facile de savoir si ça va mouiller ou pas ce week-end à Rock-en-Seine vu que la météo s’avère très fluctuante.

Hier, on nous promettait un peu de flotte le vendredi suivi d’une bonne rincée le samedi…

Météo annoncée hier

… Et aujourd’hui le samedi s’annonce nuageux et chaud, mais probablement sec avec un vendredi moins clément.

Météo annoncée aujourd'hui

Mystère, donc, et glorieuse incertitude du rock ‘n roll. Je sors mes grosses godasses en tout cas.

Tu y seras, toi  ?

[1379] Lettre polie à quelques amis qui se trompent sur l’infidélité

Pour ceux qui me suivent sur Twitter, vous avez pu être témoins il y a une poignée de jour d’une passe d’armes plutôt virulente au sujet de l’infidélité, opposant des infidèles ou des ex-infidèles (dont j’étais) et, dans le camp adverse (car il y avait vraiment bataille), des polyamoureux.

La chose qui m’a particulièrement choqué dans ce débat fut la violence avec laquelle fut condamné le mensonge dans leur bouche((Disclaimer : à plusieurs reprises dans ce texte, je vais insister sur le fait que le cas général, fut-il majoritaire, n’a pas valeur d’absolu. Que le sens de la nuance est important. Bref, vous l’aurez compris : je ne suis pas du tout en train d’insinuer que tous les « polys » pensent comme ceux à qui je me suis frotté.)). J’aurais imaginé plus de tolérance de la part de ces personnes qui vivent pourtant dans un univers tellement proche du mien (cela fait longtemps que je ne me pose plus la question de savoir quelle étiquette poser sur une personne que je vais croiser dans une soirée lubrique : polyamoureuse, libertine, pansexuelle, switch, tout ce que tu voudras !). La deuxième chose, choquante elle aussi, fut que le mensonge était, dans leur bouche, décrété comme « objectivement, absolument, universellement » mauvais, sans nuance et sans reconnaître qu’il s’agissait là d’un jugement personnel, d’un choix moral qu’ils avaient fait, eux. Je lis dans le texte publié sur le burp d’un des protagonistes de cette confrontation : « Et je ne comprends pas que l’on ne puisse pas admettre que biaiser, mentir, cacher, [c’est] lâche » (on conviendra que « lâche » nous place bien dans le champ du jugement de valeur). (suite…)

[1377] Qui m’est une province, et beaucoup d’avantage ?

Samedi 4 mars

J’apprendrai plus tard que j’ai ronflé cette nuit. Toujours est-il qu’au moment du réveil le matin, le corps nu de V*** était encore à mes côtés, chaud et doux n’attendant que mes baisers.
Le temps de V*** est hélas compté ce matin alors après avoir profité une dernière fois de l’immense douche italienne qui jouxte la baignoire à remous, nous allons prendre un copieux petit déjeuner (mention spéciale au jus d’orange frais) après quoi je raccompagne V*** à sa voiture avec la promesse d’un “à bientôt” qu’aucun de nous deux ne se hasardera à quantifier.

Je prends le temps de ranger tout le bazar étalé dans la chambre, puis sous un ciel pluvieux offrant quelques éclaircies, je poursuis ma route vers le Sud. J’ai pris le temps d’échanger avec C*** quelques SMS pour qu’il m’indique quelques vignerons à aller voir dans la région ; j’ai du temps devant moi avant de retrouver Véra avec qui j’ai rendez-vous dans l’après-midi, à Lyon, la météo humide ne se prête guère au tourisme, je vais donc profiter de ma présence dans le Mâconnais pour trouver du vin, d’autant que mon annonce hâtive de covoiturage pour le trajet “Mâcon – Lyon” ne remporte aucun suffrage (je ne me faisais aucune illusion) : j’ai le champ libre pour vadrouiller.

Vieille carte postale de Chaintré

Je vais donc en direction de Chaintré où se trouve l’une des deux adresses recommandées par C***. La pluie vient à peine de s’arrêter quand j’arrive au pied de la petite route qui monte entre les vignes jusqu’au village. La lumière était splendide et je m’en veux encore aujourd’hui de ne pas avoir sorti l’appareil photo pour immortaliser ce moment. Je me rends au domaine Valette et j’attends patiemment que le coup de fil familial se termine pour avoir le droit de goûter aux crus. Mes papilles jettent leur dévolu sur un Mâcon-Chaintré 2011 dont une caisse vient se glisser entre mon sac plein de sextoys et le kit de nuru-nuru.

Je suis ensuite à la recherche d’un restaurant. Il y a à Chaintré un restaurant gastronomique mais je crains y passer des heures (dans l’hypothèse où, sans réservation, une place serait encore disponible) et puis, pour les mêmes raisons que la veille, je préfère ne pas abuser de la bonne chère quand je suis seul, attendu que je ne risque pas de jeûner accompagné. Je roule finalement jusqu’à Mâcon où je m’avale une viande rouge et une crème brûlée au chocolat plutôt savoureuse, avant de prendre la direction de Lyon.

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Il est temps que je vous parle de Véra.

Véra fait partie de ces contacts que j’entretiens de par la vaste toile en me disant “Je suis sûr que l’on s’entendrait bien si nous vivions plus près l’un de l’autre”. Elle m’attirait par son grand appétit sexuel qui ne semblait pas connaître beaucoup de barrières, créature pansexuelle avide d’expériences, de rencontres, de façon simple et solaire : comme j’aime ! Considérant que Lyon paraissait une étape raisonnable entre Dijon (au moment où j’imaginais passer par Dijon) et Montpellier, j’avais donc parlé à Véra de nous rencontrer à cette occasion. Elle accepta volontiers, pas dérangé par notre différence d’âge, m’indiqua qu’elle ne pourrait m’héberger (mais prendre un hôtel n’était pas un obstacle) et le temps qui séparait notre accord de principe de la fixation précise de la date et de mon voyage proprement dit, nous eûmes le temps de discuter de nos inclinaisons sexuelles, ce qui ne fit que confirmer une compatibilité promise. Je m’attendais donc à une étape particulièrement luxurieuse…

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Je tapote sur mon GPS l’adresse de Véra car, bonne nouvelle, à la date retenue il se trouve qu’elle sera seule dans son appartement où elle me donne directement rendez-vous. Lancé sur l’autoroute, je sens soudain un coup de barre s’abattre sur moi (la digestion, sans doute, ou alors les nuits trop courtes ?) alors je fais une micro-sieste sur une aire d’autoroute pour arriver en forme.
Arrivé à Lyon, je suis les indications de Véra pour garer ma voiture à un emplacement gratuit le week-end puis je fais le chemin jusqu’à chez elle, chargé de ma valise classique et de mon gros sac rempli d’accessoire. Je finis par sonner, légèrement ému, à la porte de son appartement. Impact dans 5, 4, 3, 2, 1…

Véra m’ouvre la porte et nous nous faisons prudement [sic] la bise ; je pose mes affaires, Véra me propose un verre, et nous commençons à faire connaissance in vivo. Je m’assoie dans un fauteuil et Véra s’installe en face de moi sur un canapé et nous discutons. Nous prenons le temps de briser la glace et il se passe presque deux heures avant que je ne me rapproche d’elle en m’installant sur le canapé contre elle. Nous continuons de discuter pendant que nos mains font la connaissance de nos peaux, puis nos bouches se goûtent et le silence et les soupirs remplacent notre verbiage. Rapidement, nous souhaitons nous mettre plus à l’aise et en un clin d’œil, nous nous retrouvons tous les deux nus dans son lit pour passer de la théorie à la pratique. Pendant de longues heures, nous répondons mutuellement à toutes les promesses que nous nous étions faites (— Oh ! J’adore sucer ! — Et moi j’adore lécher… — Et la sodomie, hummmm… — Et moi etc. etc.) jusqu’à ce que nous soyons épuisés. Ou plutôt, que nous soyons impatients de tester une autre de nos addictions : boire de l’alcoooooool. Après avoir pris une bonne douche et grignoté quelques bricoles pour ne pas boire à jeun, Véra m’emmène à la découverte de ses bars favoris. J’ai promis de lui faire découvrir le B-52’s, mon shooter préféré qu’elle ne connaît pas encore (ah les p’tites jeunes, toute une éducation à faire !). Nous traversons Lyon pour arriver au Monkey Club, un bar tenu par un escadron de serveurs/serveuses plus hipsters les uns que les autres. Pas de shooters à la carte mais de quoi tester quelques saveurs élégantes et relevées dont la composition subtile m’échappe.
Trois verres plus tard, nous partons à la recherche d’un B-52’s. À deux rues de là se trouve Le Fantôme de l’Opéra, meilleur bar à cocktail in town selon Véra. Il va hélas fermer dans une dizaine de minutes et avant même d’entrer, nous savons que nous allons être éconduits mais nous tentons quand même de négocier : « Juste un B-52’s et on disparaît aussi vite qu’on est apparu ! ». Hélas, pas de shooter dans cette auguste maison non plus.
Il n’est pas question de renoncer et Véra a encore quelques cordes à son arc. Elle m’amène jusqu’aux Poupées Russes bourrées à craquer (la moyenne d’âge prend un méchant coup sur la tronche quand j’arrive à passer le pas de la porte). Nous nous faufilons jusqu’au bar, constatons avec satisfaction que le B-52’s est bien inscrit à la liste des cocktails servis dans l’établissement. Le barman s’exécute avec brio en versant, comme il convient, les trois différents alcools dans le verre de telle façon qu’ils forment trois phases bien distinctes et… et c’est tout. Ben quoi ? Il n’allume pas le B-52’s ??? WTF ?!? Je ne sais plus quelle excuse foireuse nous est apportée pour expliquer cet état de fait mais, en ce qui me concerne, il est inconcevable que je descende mon bombardier s’il n’a pas pris feu. Quelques minutes de négociation plus tard, nous arrivons à nous faire prêter un briquet et nous pouvons donc avaler notre shooter dans les règles de l’art. Après quoi, nous disparaissons bien vite de cet endroit trop bruyant pour nous remettre au calme (?) sous la couette.

Je ne saurais trop dire si, une fois recouché, la fatigue nous aura terrassé ou l’ivresse nous aura rendu lubriques, toujours est-il que nous avons fini par nous endormir jusqu’à ce que, sur les coups de quatre heures du matin, une douce chaleur anime nos deux corps. Comment nous en sommes arrivés à cette « sodomie (assez) délicieuse », je ne saurais plus dire, mais je me souviens que j’ai baisé Véra à ce moment-là avec l’intention claire d’en jouir au sens orgasmique du terme (alors qu’auparavant j’avais fait passé son plaisir avant le mien) et malgré les quelques scrupules que j’avais de la laisser sur sa faim alors que mon plaisir avait été satisfait, j’ai laissé mon orgasme couplé à la fatigue me terrasser sans vraiment résister.

À suivre…