[1474] Carte postale d’Utopia

Comm' si la terre penchait, mes orteils, le sable, la mer, le ciel bleu

Tu te souviens de cette ruelle devant laquelle nous ne sommes pas passés ? Nous sortions du restaurant, nous avions descendu à deux cette bouteille fameuse de Bourgogne, j’étais gai, j’avais envie de toi, je t’ai proposé de nous soustraire du regard des nombreux passants de la grande ville où nous n’étions pas en nous faufilant dans cette ruelle. Nous avions fait à peine deux mètres que les lampadaires se tamisèrent, ne produisant plus qu’un mince filet de lumière. Tu n’étais plus qu’une ombre chinoise, la clameur de la rue voisine s’était tue, tes deux mains ont solidement agrippé les barreaux de la palissade que nous longions, tu as relevé ta croupe pour qu’elle pointe vers le mec – moi ! – et tu as dit avec ces mots de lave que je n’ai pas encore entendus : « Prends-moi ! »

[1473] Femelle orientée objet

Nous venons de passer 12 heures dans une fête magnifique, peuplée de gens joyeux aux talents multiples, une fête des corps et des esprits avec le partage au cœur.

Seul petit problème : je ne t’ai quasiment pas baisée.

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Je vais avoir une brève fenêtre de temps en fin de journée pour passer te voir et je te demande de te préparer pour être mon objet de plaisir égoïste.

J’arriverai chez toi, tout sera prêt, tu me déshabilleras, tu me prendras dans ta bouche pour me faire bander puis, docilement, tu prendras la position que j’exige, et tu te feras enculer jusqu’à ce que je jouisse au fond de tes fesses. Je ferai une toilette rapide et je repartirai, les couilles vidées et le sourire aux lèvres, sans précaution pour toi – quelques baisers quand même.

Tout sera prêt à mon arrivée : à commencer par ton cul que tu auras lavé et progressivement dilaté, avec un premier plug de taille moyenne, pour commencer, puis avec un second plug à la base plus épaisse pour bien t’ouvrir et pouvoir accueillir mon dard conquérant. Tu auras préparé un éclairage tamisé, et tu auras disposé autour de la scène de crime une multitude de petites bougies, comme pour établir que cette sodomie sera une cérémonie de dévotion pour ton amour roi. Tu auras préparé quelques coussins pour y poser tes genoux, et une fois agenouillée, tu entendras le reste de ton corps devant toi, en t’assurant que ton cul charnu et adoré soit bien tendu vers le ciel de ma queue. Si tu le souhaites (et ce sera le sommet de ma générosité pour cette séance), tu pourras choper le vibro pour branler ton clito pendant que je delaisserai ta chatte pour pilonner ton œillet préempté, ou sinon tu tendras les bras devant toi, dans une position passive de dévotion et d’adoration.

Passive, oui, surtout : tu t’interdiras de bouger et d’accompagner mes coups de rein. Tu me laisseras choisir la cadence et l’amplitude, je deculerai quand ça me chantera pour me repaître de la vision de ton anus écarté par ma bite à chaque nouvelle saillie.

Je ne sais pas si je jouirai en quelques minutes ou si ma bite capricieuse devra percer ton cul une demie heure avant que je ne sois agité des spasmes qui propulseront ma semence dans ton conduit infertile, si interdit et si adoré.

[1472] Ma prostate n’est pas un gramophone

Il s’en fallut de peu pour que ce bref message, déposé sur Twitter un soir d’ivresse où j’étais sous l’emprise de quelque substance, ne fit couler beaucoup de sang d’encre. Du coup, je viens ici apporter quelques explications.

Rien de grave à n’arrive à ma prostate, au contraire !
Par ces mots, je ne voulais pas signifier que ma prostate était devenue un truc en état de délabrement, qu’un cancer la guettait, mais, tout simplement, qu’il ne fallait pas jouer avec comme un 78 tours, d’y aller un peu plus mollo sur le tempo.

Car, une fois qu’on trouve le bon rythme, le bon mouvement de la pulpe du ou des doigts sur l’organe, je me mets à chanter une étrange mélopée de plaisir.

la voix de son maître

Qui, pour le coup, peut certes ressembler à un vieux 78 tours.

[1471] Tu sais où tu peux te le mettre, ton écouvillon ?

Avant d’entrer en 2022, pensez à vous faire tester en profondeur par des mains expertes, maniant des écouvillons bien raides et compatibles avec la norme AFNOR ; inspirez un bon coup, et lancez-vous !

L'entrée en 2022 (allégorie)
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La maison CUI vous souhaite une année qui ne s’en laisse pas compter.


D’après une illustration de Jean Morisot.

[1470] Cochonneries

Mon amante ibère vante les qualités du chorizo de sa région : « c’est le meilleur d’Espagne, il ne contient que de la viande et du gras de porc, du sel et du paprika piquant ! » Entre deux galipettes, elle m’en tranche quelques rondelles dont je me délecte.

Ma queue a déjà investi le cul de Pascualina quand je suis saisi par une coupable inspiration. Je me saisis du chorizo (d’un diamètre conséquent, ce n’est pas un fuet catalan !) et tente de l’enfoncer dans le vagin de ma créature enchaînée. Échec, ça ne passe pas ! En revanche, le frottement de la charcuterie sur ses chairs commence un peu à la chauffer ; je jubile.
Je ronge le contour – miam ! – pour arrondir les angles mais ça ne passe toujours pas. Je me résous à déculer Pascualina pour pouvoir enfourner cette belle saucisse rougeoyante qui finit par se loger entièrement dans sa chatte. Il dépasse une ficelle épaisse et rouge, comme celle d’un tampon gorgé de sang au-delà du raisonnable.

— Ça pique ! gémit Pascualina.
— Tant mieux, sera ma réponse tandis que je la rencule dans ma tentative de double pénétration gastronomique et transfrontalière.

Quand j’estime que le jeu a assez duré, je retire le chorizo dégoulinant de mouille en tirant par sa ficelle, puis je le relèche et croque dedans, profitant de ses parfums décuplés.

Pleure pas, grosse bête, tu vas chez Noblet ! (fameuse publicité pour un charcutier d'Alésia, présentant une jeune fille s'adressant à un cochon en détresse)

[1469] Writober – jour 31 – risque

  1. Writober 2021 – introduction
  2. Writober 2021 – jour 1 : cristal
  3. Writober – jour 2 – costume
  4. Writober – jour 3 – vaisseau
  5. Writober – jour 4 – nœud
  6. Writober – jour 5 – corbeau
  7. Writober – jour 6 – esprit
  8. Writober – jour 7 – ventilateur
  9. Writober – jour 8 – montre
  10. Writober – jour 9 – pression
  11. Writober – jour 10 – choix
  12. Writober – jour 11 – aigre
  13. Writober – jour 12 – bloqué
  14. Writober – jour 13 – toit
  15. Writober – jour 14 – tique
  16. Writober – jour 15 – casque
  17. Writober – jour 16 – boussole
  18. Writober – jour 17 – heurter
  19. Writober – jour 18 – lune
  20. Writober – jour 19 – boucle
  21. Writober – jour 20 – germer
  22. Writober – jour 21 – flou
  23. Writober – jour 22 – ouvert
  24. Writober – jour 23 – fuite
  25. Writober – jour 24 – disparu
  26. Writober – jour 25 – éclaboussure
  27. Writober – jour 26 – relier
  28. Writober – jour 27 – étincelle
  29. Writober – jour 28 – croustillant
  30. Writober – jour 29 – patch
  31. Writober – jour 30 – glisser
  32. Writober – jour 31 – risque

Je triche, je triche, je triche !

Je me suis lancé dans le défi Inktober pensant que ça allait passer crème ; les premiers jours, j’avais même pondu quelques texticules à l’avance. Et puis le temps m’a rattrapé, le boulot, les mille trucs à gérer entre banque et notaires (guess what!?) alors j’ai commencé à bidouiller les dates de publication. Et là, je rédige ce billet de clôture le 3 novembre peu avant minuit, après une sacrément rude journée de boulot.

Je triche, mais qu’est-ce que je risque ?!