[1375] Reverray-je le clos de ma pauvre maison

Vendredi 3 mars

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, je suis un garçon très fidèle en amour. Certes, le temps passe et certaines amours s’effacent, mais il est rare que l’attachement que j’ai pu avoir pour une amante disparaisse complètement. Outre celles pour lesquels mon désir est encore si vif qu’une étincelle suffirait à l’embraser, je garde une affection pour celles que la distance, le temps, d’autres amours… ont éloignées. Oh, cela peut se réduire à peu de choses… un petit message envoyé à l’occasion d’un anniversaire ou d’une situation qui ravivera des souvenirs, un déjeuner ou un dîner en ville de temps en temps quand les circonstances le permettre, etc. Il y a aussi quelques femmes dont j’ai perdu le contact avec regret ; numéro de portable qui change de propriétaire, adresse courriel saturée ou éradiquée… sans compter toutes ces personnes connues à une époque lointaine où le Minitel tenait lieu de messagerie électronique et où on utilisait des cabines téléphoniques pour appeler les gens quand on n’était pas chez soi.

Certes, il y en a quelques-unes (une poignée, vraiment !) avec qui le contact a été rompu sciemment pour cause d’eau dans le gaz ou d’électricité dans l’air.

Le cas de V*** est plus compliqué. Je vous ai raconté comment j’ai fait sa connaissance et ce qu’elle représentait pour moi à l’époque. C’était il y a presque cinq ans et nous nous sommes vus en tout trois fois dans l’année qui a suivi. Après quoi, une grande tornade a ravagé ce qui était sa vie de l’époque, elle s’est séparée, s’est battue (et a gagné) contre le crabe et elle a remodelé sa nouvelle vie, débarrassée de scories du passé, dont moi. Avant cela, en octobre 2013, elle clôturait ainsi un courriel qu’elle m’avait adressé : « Bref, nous ne nous reverrons pas. » (suite…)

[1373] Quand reverray-je, hélas, fumer la cheminée ?

Jeudi 2 mars.

Ma valise bouclée, un dernier baiser à ma femme, je rejoins le parking pour m’installer dans ma Jazz (106 is dead) qui sera le fidèle destrier compagnon de mes aventures à venir. Comme je voyage seul (même si j’ai prévu de covoiturer autant que faire se peut), je n’ai pas lésiné sur les bagages : outre les vêtements en q.s.p…..12 jours et mon « sac à malice », de la taille d’un gros sac de sport, qui contient tout mon attirail de sport… en chambre (demandez la visite guidée !), j’ai pris mon appareil photo reflex, un pied photo dans l’éventualité de prise de photos où j’apparaîtrais (je laisse faire votre imagination) et mon sac informatique.

J’optimise la place dans le coffre avant de prendre la direction de ma première destination, modeste : la Porte d’Orléans.

Où m’attend mon tout premier covoiturage.
Ennui soporifique, elle n’ouvrira quasiment pas la bouche du trajet ; ce fut même assez compliqué de décider avec elle de l’endroit où j’allais la laisser. J’étais prêt à faire un détour, mais il ne fut quasiment pas nécessaire, puisqu’elle rejoignait quelqu’un situé à quelques centaines de mètres de la sortie d’autoroute.
Mais la fadeur de ce trajet n’allait pas altérer ma bonne humeur car, ce jour, je rejoignais Thyia. (suite…)

[1371] Plus la rue Littré, que le mont Parnasse

Mercredi 1er mars

Avant de parler de ce premier jour de vacances, je dois faire un petit retour en arrière. Quelques semaines plus tôt, je devais déjeuner avec une amie (je n’ose dire « une amante » pour qualifier cette femme avec qui j’ai couché deux fois en cinq ans), laquelle avait déjà annulé par deux fois nos précédents rendez-vous. Et là voilà qui annule une troisième fois. De mon côté, mettez-vous à ma place, cela fait déjà des mois qu’a démarré la procédure R.H. qui conduira à ma rupture conventionnelle, j’ai déjà trouvé mon prochain CDI, je ne suis pas hyper motivé pour bosser. Du coup, la perspective de déjeuner en vitesse avec mes collègues quand j’avais prévu de m’absenter largement pour la pause du midi ne m’enchante pas : je passe un appel à proposition sur Twitter pour déjeuner avec quelqu’un. En parallèle, je recherche (et finis par trouver) un rendez-vous d’urgence chez un ophtalmologue pour une suspicion d’orgelet que je veux traiter avant mes vacances.

Je suis contacté par une twitta que je ne suis pas, malgré son pseudonyme dont les consonances exotiques me rendent songeur. Elle a toujours un œuf comme PP et elle ne tweete quasiment pas, essentiellement de retweets ayant trait à la politique. Après quelques messages échangés en privé, nous convenons donc d’un restaurant pour déjeuner dans le 14e arrondissement. Ce sera pour un repas rapide, car le temps a passé et je vais devoir faire un peu de trajet pour rejoindre ensuite mon rendez-vous ophtalmologique dans le 7e. Et j’imaginais qu’on allait surtout parler politique… (suite…)