[1098] Des seins sur les planches

Sur les conseils de l’épicène Camille, je suis allé au théâtre voir les Rêveries d’une jeune fille amoureuse d’Arthur Vernon. La pièce s’annonçait comme pas banale, peuplée de jeunes filles donnant généreusement de leur personne et traitant d’un sujet pour le moins ambitieux : l’érotisme et le désir féminin.
Mais il ne s’agissait pas d’une pièce pornographique, comme on peut en trouver au théâtre Chochotte, non, il était question ici d’érotisme feutré avec une caution intellectuelle (la pièce avait été présentée à Avignon). La caution intellectuelle, c’est très important. Cela permet d’accéder au plaisir des masses tout en gardant son rang (j’avais fait cette expérience très étonnante en allant voir un soir un John Woo à la Cinémathèque, et j’avais été scié de voir le public enthousiaste applaudir à la fin ce – certes, bon – film d’action, alors qu’on peut s’offrir des sensations du même ordre en allant voir Cliffhanger à l’UGC Normandie1).

Je me suis demandé si c’était une pièce à voir avec une amante, comme amuse-bouche, ou avec ma femme, pour la titiller, l’emmener sur un territoire où elle ne se sent pas trop à l’aise, et qui sait, lui donner un peu plus de confiance. J’ai fait le choix du couple, en lui réservant la totale surprise sur ce qui l’attendait (j’aime bien lui organiser des soirées surprises clé-en-main). On a commencé par découvrir une excellente crêperie (vu qu’on avait peu de temps, une crêperie était plus pertinente qu’un restaurant traditionnel).

Et puis, plongée au théâtre. J’observe, avant que l’on entre dans la (petite) salle, le public, disparate. Un groupe de jeunes filles, des couples de tous âges, des hommes qui m’ont semblé seuls. Je me fais tout petit en apercevant un homme croisé la veille à La Musardine où Camille arrosait la sortie de son bouquin Sexe Libris alors que j’y étais, moi, au bras d’une autre femme que ma légitime.

Affiche du spectacle « Rêveries d'une jeune fille amoureuse »

Je n’étais pas loin de penser, en sortant de la salle, que l’argument le plus solide, pour aller voir cette pièce, était le plaisir de se rincer l’œil pour pas trop cher (on trouve des places à partir de 12 €). Mais ce serait faire un procès un peu trop expéditif à cette œuvre qui mérite une critique plus nuancée.

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Les actrices

Pour reprendre les propos de Camille, les actrices, sur scène, n’ont pas froid aux yeux. Camille ajoute « ni ailleurs », suggérant par là, je suppose, qu’elles sont également des chaudes du cul, mais c’est faire affront à leur travail d’actrices, il me semble. Certainement, il faut pour elles qu’elles soient à l’aise avec leur corps et leur sexualité pour représenter un tel spectacle2, mais je ne les ai pas senties vraiment vibrer des scènes érotiques mimées (les baisers sur la bouche étaient plein de retenue, et les tétons – si l’on peut s’y fier comme marque d’excitation – pas vraiment érigés). Je ne prétends pas que mon observation de spectateur vaille vérité, qui sait ce qui se passe dans leur tête quand elles miment un 69 lesbien sur scène ?

Je prends ici le parti de vous faire partager mon avis de spectateur sur leur performance, mais également mon avis de mâle sur le charme qu’elles dégagent à mes yeux. J’assume mon côté intello-voyeur, en quelque sorte. Dans l’ordre de l’affiche :

Julie Rihal joue la jeune fille rêveuse. Elle a un très joli visage, doux, qui correspond bien à son rôle d’ingénue (quoi que non dépourvue d’une imagination lubrique), un très joli corps (avec des petits seins comme je les aime) et elle ne rougit pas quand elle se retrouve crument exhibée entièrement nue, le sexe (presque intégralement épilé, Usclade, je m’en désole pour toi !) mis au centre de nos regards via un étrange bidule (je n’ai pas trouvé plus précis pour le décrire) métallique sur lequel elle est presque empalée. Son rôle est peu bavard ; pas facile, du coup, de transmettre les émotions, nombreuses, qu’elle est censée ressentir. Du coup, elle surjoue parfois et prend des poses qui m’évoquent les actrices expressionnistes du temps du cinéma muet. Elle est si séduisante qu’on lui pardonne tout.

Thaly joue l’idole. Un rôle entièrement muet, si ma mémoire est bonne. Danseuse de formation, c’est elle qui interprète donc l’essentiel des chorégraphies du spectacle. Disons-le franchement : ni la musique, ni ces danses ne m’ont transportées (globalement, j’ai trouvé les séquences musicales trop longues et un peu trop bruyantes). Superbe corps, mais qui n’a pas réussi à m’émouvoir (était-ce lié au creux de son personnage très « sois belle et tais-toi » ?)

Malgré la très jolie photo sur le site de LSF (cf. ci-dessous), je n’arrive pas à me souvenir des personnages que Clémence de Mey interprétait sur scène.

En revanche, je me souviens très fort de Kahina Tagherset (encore une jeune femme splendide) qui cabotine sur scène mais m’a tapé dans l’œil dans une séquence mise en musique par Gainsbourg, où elle interprétait une sorte de Jane Birkin avec un peu plus de seins, malmenée par une Gainsbourette très imaginative pour ce qui est de ruiner votre garde-robe.

Corinne Wellong est, indiscutablement, celle qui, sur scène, impose le plus sa présence. Charismatique, elle semble aussi être l’éminence grise de la troupe (j’ai lu qu’elle écrivait une partie des textes, mais je ne suis pas sûr qu’il s’agissait de textes de cette pièce). Que les autres me pardonnent, c’est surtout grâce à elle que je n’avais pas l’impression d’être à un spectacle de fin d’année d’une classe de terminale Bac Pro option cheerleaders. Maigre compensation, c’était celle qui cognait le moins fort sur mon cerveau reptilien d’érotomane.

Je n’identifie pas non plus Chloé Vegan (quand je la cherche sur Google, je tombe sur une chef cuisto végétarienne américaine) ni Anne-Fleur Saconney (mentionnée sur LSF – l’une a peut-être remplacée l’autre dans le casting). Était-ce la fée cochonnette (hélas, le rôle le plus ridicule de toute la distribution) ?

Il ne me reste plus qu’à parler d’Arthur Vernon, l’auteur de la pièce qui y joue aussi un rôle, outrancièrement grimé en femme, celui de la mère de la jeune fille amoureuse et de ses deux sœurs délurées, incarnant de façon résolument grotesque la prétendue vertu devenant plus perverse que la perversité qu’elle est censée débusquée. C’était drôle, mais ça manquait, comme l’ensemble de la pièce, de finesse.

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Et la pièce, dans tout ça ?

Je fais les choses un peu à l’envers, je parle des acteurs avant de parler de la pièce. C’est que ma pensée est à l’image du spectacle auquel j’ai assisté : confuse. Oniriques, érotiques, burlesques, les séquences se succèdent et font de la pièce un objet composite. Ce n’est pas cet aspect foutraque qui me dérange, plutôt le fait que dans la succession des saynètes, rares sont celles qui ont su exciter mon cerveau (et j’emploie à dessin le verbe exciter pour ses multiples connotations). Camille, dans sa chronique, indiquait qu’il/elle avait eu, comme d’autres spectateurs, à plusieurs reprises, envie de se masturber pendant le spectacle. Pour ma part, je veux bien croire que j’étais partiellement inhibé par la présence de ma femme à mes côtés, mais pas une seule fois, même dans les (trop rares) scènes que j’ai trouvées sensuellement réussies,  je n’ai eu l’once d’une érection. C’est d’abord avec le cerveau que je bande.

Quant au message véhiculé, il est un peu lourd, Monsieur Vernon. Par deux fois, on nous assène que la jeune pucelle confond amour (ce qu’elle croit ressentir pour l’idole) et désir (ce qu’elle ressentirait effectivement). Ok. Pour le reste, le message « la sexualité, c’est pas sale et c’est ludique » mérite peut-être d’être répété (« Je pense qu’environ un quart du public ressort du spectacle en ayant un peu ouvert ses perspectives sur la sexualité » déclare Arthur Vernon à Camille ; si c’est vrai, c’est tant mieux) mais ne me semble guère plus élaboré que « pas beau la guerre ».
Quand même, j’ai aimé cette mise en scène d’un passage d’Hernanie avec une double interprétation : d’un côté, un couple en costume dans une interprétation digne du Français, de l’autre, un couple nu donnant une interprétation beaucoup plus charnelle (et, finalement, réaliste), des propos amoureux tenus par les personnages.

Une mention spéciale pour les costumes, tous très réussis, de la chemise de nuit sage aux tenues « d’époques » en passant par les tenues fétichistes (dont une panthère zentaï très … miaouuuu).

 

Mon bilan, plus que mitigé, vous l’aurez compris : j’ai un peu de mal à me départir de l’idée que ce spectacle est d’abord une belle occasion de se rincer l’œil (et ça me semble, en soi, un motif suffisant pour faire le déplacement). Pour ce qui est du message, en revanche, j’aurais apprécié des prétentions un peu plus hautes.

Effet retard ? Le lendemain, toutefois, le souvenir diffus de ces corps voluptueux, pour certains désirables, me hantait doucement.

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Références complémentaires

Vous trouverez des informations sur le spectacle, les actrices (et même un interview radio) sur le site de LSF-radio.
J’ai trouvé aussi une page de présentation de Thaly (l’idole) et de ses diverses activités (modèle, danseuse…).


  1. Cliffhanger est quand même un assez médiocre film mais là n’est pas mon propos. J’en profite pour vous recommander Skyfall qui est une excellente cuvée de James Bond. []
  2. J’ai lu je ne sais plus où, peut-être sur la note d’intention du spectacle, que leur troupe – les filles d’Ève et du Serpent – était une troupe de féministes pro-sexe. []

19 gazouillis sur “Des seins sur les planches”  

  1. #1
     
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    Usclade a gazouillé  :
    Il est clair qu’avec quelques buissons sauvegardés, le potentiel érogène de la pièce aurait été fortement accru ! :-)
    C’est gentil d’avoir pensé à moi en tous cas ..

    De ton précieux compte rendu élégamment détaillé il manque une information capitale, qui, sans vouloir minimiser la pertinence de ton point de vue, intéressera sans doute d’autres lecteurs(ices) : qu’en a pensé madame ???

  2. #2
     
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    dita a gazouillé  :
    Et alors Madame ????
  3. #3
     
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    Frenchsweet a gazouillé  :
    …..suffisamment petit pour que l’homme croisé la veille à la Musardine ne vous aborde pas ??? ;-)
  4. #4
     
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    Vagant a gazouillé  :
    “les actrices, sur scène, non pas froid aux yeux”. Shocking ! :o
    Par ailleurs, qu’en a pense madame ?
  5. #5
     
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    Usclade a gazouillé  :
    Hi hi, tu remarqueras, cher CUI, que j’ai eu beau essayer d’anticiper les questions de la foule en délire, rien n’y fait, tout le monde répète la question à tour de rôle :-)
    Donc, qu’en a pensé madame ? :-)
  6. #6
     
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    Bello a gazouillé  :
    en effet curieux de savoir comment l’officielle a trouvé. Mais ce que j’aime surtout aura été de lui faire la surprise. Parce que moi dans la même situation j’aurais dû aussi user de ruses…
  7. #7
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Usclade » Je me dois quand même de rappeler à mon aimable lectorat que ce burp est destiné à mon expression nombrilesque à moi et que ça se saurait si je pouvais pénétrer le cerveau de ma femme pour savoir ce qui l’agite.
    Je me bornerai donc à rapporter, puisqu’apparemment ce sujet semble être quasiment le seul point d’intérêt de mon article sur lequel j’ai pourtant sué sang et eau : ma femme partage avec moi les trucs que je n’ai pas aimé dans la pièce (généralement, nous sommes assez d’accord sur les œuvres que nous voyons/lisons/etc.)(j’en profite pour rappeler que nous avons une grande complicité intellectuelle, ma femme et moi, et que ça n’est donc pas étonnant). Je ne crois pas que quoi que ce soit l’ait excité dans cette pièce et elle ne s’est pas empressée de me demander « et si on essayait ça ? ». Par ailleurs, elle m’a fait la remarque sur le fait que la majorité de ces filles étaient très épilées.

    Dita » …

    Frenchsweet » Il faut croire que oui. Comme l’endroit était assez petit, je me suis mis à ralentir au moment où les spectateurs qui attendaient sont entrés dans la salle, de telle sorte qu’il soit devant moi. Je pense qu’il ne m’a pas vu. De toute façon, il était accompagné, et s’il m’a vu, il a peut-être pensé qu’il valait mieux être discret, ou bien il n’avait pas envie de me saluer, peu importe.

    Vagant » Je corrige.

    Bello » Je n’ai besoin d’aucune ruse pour organiser à ma femme une soirée surprise, plus exactement une soirée dont le programme est une surprise (parce qu’il vaut mieux s’assurer de sa disponibilité avant), elle adore ça (qui n’aimerait pas se laisser dorloter ?) et me fait confiance !

  8. #8
     
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    Bello a gazouillé  :
    Pas de ruse pour organiser une soirée surprise. Mais utiliser l’idée d’une soirée surprise pour l’amener dans une pièce de théâtre olé olé.
  9. #9
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Bello » Ouais, enfin, c’était pas un traquenard non plus ! Ce n’est pas comme si je l’avais amenée dans un club échangiste ;-)
  10. #10
     
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    dandyjoueur a gazouillé  :
    et pourquoi pas justement, l’emmener dans un club echangiste…juste pour voir.
    Ne serais-ce pas là, justement une surprise ?
  11. #11
     
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    dandyjoueur a gazouillé  :
    PS : très bel article…
  12. #12
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Dandyjoueur » Ce serait sans doute une surprise, mais une très mauvaise surprise.
    Un peu comme si j’amenais quelqu’un qui a le vertige faire du saut à l’élastique, voyez-vous. Peut-être est-ce une façon d’affronter ses peurs, mais je trouverai ça malveillant (pour ma femme, parce que je la connais, je ne dis pas que c’est universel).
    Et merci pour l’article, j’ai un peu sué dessus (j’aurais pu le travailler mieux mais le temps me manquait).
  13. #13
     
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    dita a gazouillé  :
    oui ce serait mauvaise idée que de l’amener dans ce genre de traquenard. il y a que dans les mauvais porno qu’on voit la fille offusquée au début et qui devient une parfaite salope après!
    En tout cas, j’ai détesté les personnes qui m’ont mis devant un mur de bosses au ski sans imaginer un instant du danger chez une débutante.
    Il y a certaines choses qui doivent se faire en douceur ;)
  14. #14
     
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    Brigit a gazouillé  :
    et qu’est-ce qu’en a pensé Mad… oups désolée

    bon, moi aussi, je suis assez confuse. faut aller le voir ou pas ? en tout cas, c’est très platonicien comme soirée : la crêperie, un idole, l’amour ou le désir comme question existentielle, ou philosophique, waow, presque un banquet ! une soirée assurément bandante. enfin, là ce sont des femmes…

    votre article en fait pose la question simple : le nu et accessoirement la gestuelle “pornographique” est-elle nécessairement érotique ? là il semble que non, a priori. puisque vous ne bandez pas.
    sauf que, quand même, les images ont fait leur chemin dans les méandres du premier organe érogène : le cerveau. puisqu’il semble que le lendemain…

    et ça c’est autrement intéressant, voire troublant.

    question subsidiaire, le nu permet-il de faire passer plus efficacement un message ? pour le gel douche et les scénaristes de james bond, probablement. pour la sexualité épanouie… le débat reste ouvert.

  15. #15
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    dita » Ah oui, c’est une excellente comparaison ! Eh bien, je ne forcerai pas ma femme à mettre les pieds sur une planche de ski non plus !

    Brigit » Vous pouvez aussi (si vous ne l’avez pas fait) lire ce qu’a dit Camille de la pièce, et vous faire votre propre idée : à voir, ou pas. J’ai dit ce qu’on trouvait dans la pièce et ce qu’on n’y trouvait pas, selon moi. Je dirais que c’est aussi une question de curiosité et de temps. Ce n’est pas tous les jours non plus qu’on trouve une telle pièce à voir.

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec la question que vous prêtez à mon article. Ce serait plutôt « l’érotisme est-il universel (comme valeur d’une part, comme représentation d’autre part) ? »

    Et d’ailleurs

  16. #16
     
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    Hecube a gazouillé  :
    Je vous rejoins sur une grande partie de vos commentaires. Mais j’ai passé un bon moment.
    J’ai bien aimé certains passages, lançant quelques applaudissements que la salle, enthousiaste et panurgienne, a suivi. Et j’ai surtout admiré les actrices de jouer plus que nues. C’est sans doute que pour moi, les nymphes se cachent toujours dans des buissons.
    Le message est simpliste (faisons l’amour, pas la guerre ?). Je fais partie des 3/4 des spectateurs qui ne sont pas sortis plus ouverts sur leur sexualité. On ne prêche pas les convaincus…
    Ah, au fait, je vous lis en silence depuis quelques temps, puis je me suis abonnée pour lire un peu plus, puis j’ai eu la surprise de constater que nous avions vu la même pièce, à quelques jours de distance. J’en profite donc pour me présenter. Hecube, enchantée.
  17. #17
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Hecube » La présentation est sommaire, mais je suis également enchanté de votre présence et vous souhaite la bienvenue !
    Effectivement, les actrices sont admirables à plus d’un titre (mais pas toujours pour leur talent d’actrice, dirons-nous) et on ne prêche certes pas les convaincus. Ce qui m’amène à me demander ce que les non-convaincus en ont retenu, eux. Pour ma femme, pas grand chose hélas.
  18. #18
     
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    Hecube a gazouillé  :
    Les actrices ont quelques marges de progrès. Cela viendra ou il leur faudra penser à faire autre chose.
    J’ai quand même bien aimé cette fable sur le désir féminin, qui n’était pas phallocentrée, ni hétérocentrée. Je suis navrée pour vous que votre épouse n’ait pas trouvé là les arguments d’une nouvelle conviction.
    J’ai vu la pièce seule. Mon voisin était assez partant pour repartir accompagné, après avoir vu tant de nudités, mais pas moi. Même habillé, il n’était pas bien tentant. Une tête de fraichement converti…
    Pour les présentations, j’ajoute que je suis une femme (j’avais hésité à prendre un de mes pseudos masculins, cela m’arrive, mais cela manque de sincérité _ et pas de vraisemblance), que j’apprécie ce que vous écrivez (ainsi que la prose de Second Flore, mais ne lui répétez pas, j’irai lui dire moi-même un jour).
    Ah, et j’adore écrire, mais je n’ai pas le sens de la synthèse… Si je commente, ce sera parfois long.
  19. #19
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Hecube » Oui, c’est vrai, la palette de fantasmes mis sur scène était plutôt vaste, pas trop phallocentrée même si j’avais parfois l’impression de voir du lesbo-toc conçu pour exciter le mâle de base. Mais c’est que je vois le mal (sic) partout, puisque votre regard féminin ne semble pas en avoir été gêné.
    Pour la longueur possible de vos prochaines interventions : même pas peur !

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