[249] Nadia – Épilogue (4)

Pour vous rafraîchir la mémoire :

Épisode 1 : Nadia
Épisode 2 : Le repas des fauves (Nadia – 2)
Épisode 3 : Le repas des fauves (Nadia – 3)

Jan's Heaven 1/2

Quelques minutes s’écoulent dans le silence. Tu es allongée sur le dos, je suis sur le flanc, collé contre toi, en appui sur un bras. Ma main libre se promène tendrement sur ton ventre, caresse parfois la base d’un sein, s’aventure sur une cuisse. Douceur chuchote l’instant.
Le silence qui s’est installé commence à me déranger. Il est un peu plus d’une heure du matin, tu te demandes peut-être si je vais prendre mes cliques et mes claques, te quitter toi et ton canapé pour rentrer au domicile conjugal. Tu sais que je suis marié, bien sûr, mais tu ne sais pas encore que cette semaine je jouis d’une semaine de pur célibat sans femme ni enfants. Tu ne sais pas que cette nuit peut être sans limite. « J’ai encore soif ! », c’est par ces mots que je romprai le silence. Disant cela, je me redresse sur mes jambes ; tu commences à replier les genoux pour pouvoir te lever à ton tour et je tends mes mains pour prendre les tiennes et t’aider à te relever. Tu te redresses et, avec l’élan, ton buste rejoint le miens et nos lèvres s’échangent un baiser furtif.
Tu m’offres le simple verre d’eau que je réclame, tu t’en sers également un. Je te prends dans mes bras, bois une gorgée par-dessus ton épaule. Ma main gauche attrape, dans ton dos, la fermeture de ta robe et l’abaisse jusqu’à la naissance de tes fesses. Tu te déhanches pour m’aider à l’ôter, je la pose sur mon pantalon avec le même soin que tu avais porté à mes vêtements. Ton omoplate dessine en bas-relief la forme d’un ruban ou d’un serpent, pli de tissus qui aura marqué ta chair allongée sur le sol. Je remarque sur ton ventre deux cicatrices. La première, stigmate d’une appendicite, supposé-je. La seconde, plus longue, plus irrégulière, moins discrète, court sur une bonne partie de ton flanc gauche. Tu fronces les sourcils quand tu remarques mon œil qui la détaille mais tu ne dis rien et je ne t’interroge pas non plus sur son origine. Tu ne portes plus qu’un bas, déchiré au mollet, l’autre git près du canapé depuis assez longtemps. Des deux mains je le fais glisser sur ta jambe, puis je le passe sous mon nez en le humant, comme pour y déceler les traces de notre plaisir. Petit jeu fétichiste que je ne fais durer qu’une seconde. Te voilà comme Ève face à un Adam en érection. « On va dans ton lit ? » que je demande, avec un grand sourire. Assez grand pour que tu juges que ça ne se refuse pas. Tu me tires par la main jusqu’à ta chambre. Je me glisse ni une ni deux sous ta couette, tu me rejoins et je me roule de suite sur toi, mes jambes entre les tiennes, écartées. Tu sens ma queue se frotter déjà sur ton ventre, je sens tes seins qui se pressent contre ma poitrine, tu sens ma bouche qui mange tes lèvres, je sens tes mains qui pétrissent mes fesses, tu sens mon bassin qui ondule au dessus du tien, je sens, du bout du doigt, l’entrée de ta chatte mouillée, je sens ta main qui agrippe mes couilles et la base de mon sexe. On s’agace quelques instants comme ça, tu me dis qu’il y a des capotes dans le tiroir de la table de nuit. Je desserre un instant mon étreinte, mon bras tendu, ma main explore à tâtons et trouve rapidement un préservatif qui n’a pas l’air orphelin (tant mieux). Tu pousses un joli « oh » quand je plante ma queue gantée au plus profond de ta chatte. Tu relèves tes cuisses et entoure ma taille de tes jambes ; j’accélère le rythme de mes va-et-vient. À chaque coup de reins nos peaux claquent l’une contre l’autre, humides de ta mouille et de nos transpirations. D’un bras je relève ta croupe, tu te reposes sur tes épaules, mais je ne tiens pas longtemps cette position. Pause. On relâche un peu de vapeur. Je reprends plus doucement, mes doigts passent derrière tes fesses cueillir jusqu’à ton con un peu de son jus pour le ramener à ton anus. J’apprécie la pression exercée par mes propres doigts quand mon index et mon annulaire, chacun frottant une de tes lèvres, enserrent aussi ma verge. Bien sûr que je sais que cette caresse t’est agréable, mais je ne suis qu’un apiculteur qui cherche de quoi emmieller la fleur de ton cul, où s’introduit maintenant sans mal la première phalange d’un premier doigt. 

À ce moment là, tu as de bonnes raisons de penser que je suis en train de te préparer ton cul à me recevoir. La sodomie, tu n’aimes généralement pas trop ça. Tu ne sais pas si tu vas me demander d’arrêter ou si tu vas te laisser porter, pour me faire plaisir. Et aussi parce que tu te souviens qu’une fois, avec X., tu t’étais lâchée et ç’avait été bon. En même temps, c’est-à-dire au même moment, tu sens mon chibre coulisser dans ton sexe, des mouvements amples que tu accompagnes de tes reins. Tu as peur de sentir cette même queue s’enfoncer dans tes fesses, mais ni cette queue dans ton sexe, ni ces doigts (ils sont deux, désormais) dans ton cul ne te sont désagréables. Tu halètes parce que ces pensées se mélangent, ton plaisir qui monte, ta crainte qui plane, ton envie de te dépasser, aussi, qui te taraude, et voilà que, d’un coup, tu te saisis de ma verge, tu la fais sortir de ton vagin et tu la glisses toi-même à l’entrée de ton cul et tu me chuchotes « encule-moi doucement ». Alors j’entre, lentement, religieusement dans ce sanctuaire que tu m’offres. Et tu n’as pas mal, au contraire, tu veux me sentir plus fort, plus violemment et tu t’agrippes à mes fesses, je dis agripper  mais arrimer serait plus juste, tu plantes tes ongles dans ma chair et d’un mouvement franc tu tires mon bassin vers toi et ma queue se fiche aussi loin que la position le permet au fond de ton cul. Bordel, je sens que tu me serres et je n’ose même plus bouger. Mais tu me rappelles à l’ordre et tu me demandes maintenant « encule-moi plus fort ». Tes mains m’ont lâché. La droite est venu se glisser entre nos deux ventres et branle ton clitoris. L’autre tantôt me griffe, tantôt me frôle le dos, le flanc, les fesses. Et plus tu me griffes plus je te bourre jusqu’à ce que tu te figes et que tu pousses un cri. Je sens ton anus qui envoie des secousses de plaisir à ma queue désormais immobile.

Jan's Heaven 2/2
Je reste un instant en toi ; je n’ai pas joui avec toi et j’aimerais bien continuer à te limer mais tu me demandes de me retirer. Je m’exécute, file quelque instants à la salle de bain me débarrasser de mon préservatif pas très clean et quand je reviens dans ta chambre, ton sourire m’accueille et je vois que tu as recommencé à te masturber (ou bien tu n’avais même pas arrêté ?). Je te regarde faire, je te caresse aussi, puis je décide de t’accompagner. « Le divorce fidèle »… je me souviens du nom donné à cette position dans cette BD de Magnus que j’ai tant de fois lue pour accompagner mes branlettes d’adolescent, Les 110 pilules. Les deux amants se caressent chacun et se regardent. Je sais que je n’arriverai pas à jouir comme ça, mais je fais monter un peu mon plaisir, puis je m’approche de ta chatte que tu astiques toujours assez frénétiquement. J’y introduis le majeur de ma main gauche tandis que la droite branle vigoureusement ma queue. J’aurais bien aimé te prendre, à nouveau, mais je juge que l’instant ne s’y prête pas. Je continue de me caresser, agenouillé vers toi, ma main toujours dans ton sexe et ma bouche qui vient chercher la tienne. Ma jouissance se rapproche, je grogne un peu, je t’annonce que je vais jouir et je joins le geste à la parole, trois giclées de sperme viennent brûler ton ventre.

-=-

Je me suis ensuite blotti contre Nadia. Je lui ai dit cette phrase sans relief, mais qui reflétait parfaitement mon état d’esprit : « c’était bon ! »
Une fois nos corps repus, nos langues se délièrent et nous parlâmes longtemps. Nadia a éteint la lumière et nous avons continué notre conversation dans le noir et la chaleur de nos corps. Je ne me souviens plus de la question que j’ai lancée et qui n’obtint pas de réponse. Nadia s’était endormie. Nous avons été tous deux surpris par le radio-réveil qu’elle avait oublié d’éteindre pour le week-end. Je crois qu’elle fut un peu surprise de me trouver encore à ses côtés. Nous avons refait l’amour, ce samedi 29 juillet 2006 à 7 heures du matin, avant de nous endormir de nouveau. C’était bon.


Illustration : diptyque de Jan SaudekJan’s Heaven, 1988

44 gazouillis sur “Nadia – Épilogue (4)”  

  1. #1
     
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    BN a gazouillé  :
    Pas mal !
    très bien même, les illustrations sont là pour le texte ou l’inverse, on sait plus du coup ;-)
    Jolie verve et réalisme impeccable, ça change de la campagne contre le cancer…
    Amicalement
    BN
  2. #2
     
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    kana a gazouillé  :
    Bon ben… bonne nuit!
  3. #3
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    BN >
    La série « Nadia » est intégralement illustrée par Jan Saudek (sauf un épisode, où j’ai pioché chez sa compagne).
    Il faut comprendre l’illustration comme étant une « évocation » et « non contractuelle » (de facto, si vous avez bien suivi, la scène de sodomie n’est pas en levrette) !

    kana >
    Fais de beaux rêves, le marchand de sable va passer…
    (Méfie toi quand même de son pipeau, Pimprenelle !)

  4. #4
     
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    Milady a gazouillé  :
    Un texte où le lecteur-lectrice entrevoit une réalité qui pourrait être la sienne sans tous les côtés moins plaisants.
  5. #5
     
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    Roumi a gazouillé  :
    .U.I. : “mon bras tendu, ma main explore à tâtons et trouve rapidement un préservatif qui n’a pas l’air orphelin (tant mieux).”
    Du grand art… :)
  6. #6
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Milady > euh… vous voulez dire que c’est édulcoré ?

    Roumi > C’est drôle que ça soit cette phrase que tu distingues. Ce ne fut pas la plus simple à écrire !

  7. #7
     
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    lapetitebrune a gazouillé  :
    fiououou
    tu racontes bien CUI
    et moi qui suis en manque ça me…comment on dit déjà…ça me…enfin bref
    à la douche.
  8. #8
     
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    BN a gazouillé  :
    Oui j’ai bien saisi que la scène de sodomie n’était pas en levrette mais je trouvais que ces deux images allaient très bien avec la scène décrite, même si non contractuelle ;-)
  9. #9
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    lapetitepandarousse >
    Merci ;-)
    Elle me manquait un peu, Nadia. Je l’avais un peu trop longtemps délaissée.
    En même temps, je suis content de clore cette histoire, pour passer à d’autres personnages (c’était pas évident de se souvenir 2 mois après que Nadia avait toujours sa robe sur elle arrivé à ce point de l’histoire !)
  10. #10
     
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    BN a gazouillé  :
    Message pour lapetitbrune :

    Et si on se l’imaginait tous les deux cette scène ?
    et sans la douche ;-)

    j’espère que tu aimes “mon humour” mais en même temps je te lance une perche…

    BN

  11. #11
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    BN >
    Non mais qu’est ce que c’est que ces manières de proposer la botte sur mon burp à mes lectrices ? Mais c’est parfaitement interdit, grossier personnage :-)

    (J’indique au passage que j’avais initialement prévu une scène de douche au petit matin mais que j’ai finalement préféré clore le récit tel que vous le lisez.)

  12. #12
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Reine >
    Vous savez comment sont les histoires : inspirées de faits réels…
    Ça fait peur

    La question du préservatif est un point délicat pour le conteur que je suis. J’en ai besoin pour mon ancrage (encrage…) réaliste. C’est étrange, mais même quand je _me_ raconte des histoires (et moi aussi je mets en image !), j’ai besoin de les incorporer à mes fantasmes parce que ça en accentue le réalisme et, pour moi, l’excitation qui en résulte. Le prix à payer, c’est un peu moins de glamour et d’évanescence. En contrepartie, j’embarque le lecteur avec moi, je lui glisse à l’oreille : voilà, c’est EXACTEMENT comme ça que ça s’est passé dans mon imagination (et il me répond : « oh ! c’est un conte ? »).

  13. #13
     
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    Reine a gazouillé  :
    Oh, c’est un conte?…
    -Personnellement, le changement de préservatif douteux, j’aurais éviter de le mettre en scène… mon cerveau qui aime tant faire des images, n’a pas aimé celle là…
  14. #14
     
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    BN a gazouillé  :
    Mais non ce n’est pas grossier je propose juste de fantasmer sur un joli texte ;-)
    Et puis j’ai tjrs aimé les petites brunes de toute façon… (lapetitebrune si tu nous lis)
    Je ne referai plus de racolage sur ton site promis, mais là j’ai cédé à la tentation !
    Bonne journée
    BN
  15. #15
     
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    lapetitebrune a gazouillé  :
    todo va bene
    mais cher BN (choco ou fraise?) la place est prise…
    ;)
  16. #16
     
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    Milady a gazouillé  :
    C.U.I : Par le côté moins plaisant, je voulais signifier que votre lectorat n’étant pas tous des libertins avérés et assumés, l’identification aux héros ne pouvait se faire à 100%.

    Mais n’est-ce pas le propre des histoires de nous faire découvrir d’autres réalités, plus facile à lire qu’à vivre ?

  17. #17
     
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    Reine a gazouillé  :
    Bien… mais là, je suis sûr que dans l’aller retour, il y a eu de la débandade, donc… Autant passer au marché et revenir avec des pommes et des poires pour la prochaine sodomie et nous écrire un conte à l’eau de rose.
    Hautement ambigu, tout ça… joli sourire.
  18. #18
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    BN > Tss tsss ;-)

    lapetitebrune > Ben faut savoir, tu dis que tu es en manque, et quand on te fait une charmante (quoi qu’interdite sur mon burp, je le rappelle !) offre de service, tu déclines ?
    Les femmes, toujours pleines de contradiction…

    Milady > Ahhh je comprends mieux ! (Oui effectivement, tout le monde n’est pas libertin dans mon lectorat, j’ai même parmi les plus fidèles commentateur un puceau, c’est dire).

    Mais, comme tu le dis, c’est le propre de toute œuvre de fiction de nous plonger dans un univers qui n’est pas le nôtre (mais où l’on peut, parfois, s’identifier) ?
    Je ne crois pas que l’aspect “libertin” de cette histoire soit particulièrement marqué. Tu retouches deux phrases (sur l’intégralité de la nouvelle) et je ne suis plus qu’un célibataire faisant une rencontre…

    Est-ce le cahier des charges de ton burp, de nous ouvrir cet univers libertin ? J’ai cette impression…

    Reine >
    Non, non, pas de débandade, je vous assure, ça ne prend qu’une minute.Souvenez-vous : le narrateur n’a pas joui, il est encore très excité par ce qu’il vient de vivre. Il se retire, tout bandant, il va à la salle de bain (c’est un deux pièces, donc il ne se perd pas dans les couloirs), il enlève la capote et la jette dans la poubelle, ouvre les robinets pour faire couler une eau tiède, se savonne les mains et la queue, et ce nettoyage est déjà une caresse qui maintient l’érection… Je vous assure qu’il revient dans la chambre la queue fièrement dressée !
    — Des mots !
    — Démo ?!

  19. #19
     
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    Reine a gazouillé  :
    Rire… vous le dites si fièrement…
    Une démo, top chrono ou maintient dans l’hyper espace?
  20. #20
     
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    Une femmme libre a gazouillé  :
    L’érotisation de la capote et le fait qu’elle soit bien présente dans vos textes est une force. Ça ajoute au réalisme et confirme que protection et plaisir peuvent aller de pair. Je fais partie de votre lectorat intéressé mais non (euh… peut-être un peu?) libertin qui adore vos écrits.
  21. #21
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Reine >
    Pour la démo, j’attends un petit coup de fil de Nadia ;-)

    une femme libre >
    Je concède à Reine que sur ce coup là, l’« érotisation » de la capote est passée un peu à la trappe (encore que la phrase relevée par Roumi puisse tenter de faire contrepoids). Mais je confirme que protection et plaisir n’ont rien d’incompatible, ouf ! Et je vous remercie au passage du joli complément dont rêve tout auteur, même sur un support aussi galvaudé qu’un burp !

  22. #22
     
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    Dame a gazouillé  :
    J’ai beaucoup aimé ce texte érotique.. Il se dégage une grande sensibilité, une part de fragilité des personnages.. Mais par-dessus tout, vous avez si bien décrit le coté “animal” de la jeune femme qui se masturbe.. que je ne me pose même pas la question “fantasme ou réalité” ?.. Un écrivain n’explique jamais.
  23. #23
     
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    BN a gazouillé  :
    Je ne sais pas mais si vous regardez bien la tête, enfin l’espression de la “dame” en position de levrette vous remarquerez qu’elle n’a absolument pas bougé avant l’arrivée de l’homme et ensuite l’homme en elle. Il s’agit bien sur d’art et non de réalité mais c’est amusant, si ça se trouve la femme sur la photo s’emmerde éperdumment et attend avec impatience son chèque de contribution. Je sais là je fais un peu désordre comparé à la qualité du texte mais là je commente uniquement les photos ayant des couleurs terribles en passant.
    Je redis encore une fois, le réalisme de l’histoire atteint ici un sommet, bravo l’auteur.
    ps:message pour “lapetitebrune” : et bien tant pis pour loi ;-) mais merci de la réponse.
    BN Fraise-Chocolat
  24. #24
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Dame >
    Merci pour votre appréciation !
    Je ne dois pas être un écrivain, alors… J’explique parfois. Disons que j’ai une vie suffisamment riche et l’œil suffisamment alerte (oui, je m’auto-flatte) pour injecter dans mes récit suffisamment de réalité pour le rendre réaliste.
    Pour le lecteur, est-ce que cette distinction entre réalité et fiction est si importante ?

    BN > Effectivement, le modèle est d’une grande immobilité. Il s’agit peut-être d’un cadavre ou d’un mannequin (non je plaisante) ou d’un habile coup de photoshop.
    Sinon, je ne serais pas choqué que vous trouviez plus de valeur au travail de Jan Saudek qui est un photographe très talentueux et ayant pignon sur rue au mien qui ne suis qu’un “amateur” (certes, il peut y avoir une certaine noblesse dans l’amateurisme).
    Quoi qu’il en soit, je t’invite à aller visiter son site sur http://www.saudek.com où à compulser un de ses bouquins chez Taschen.

  25. #25
     
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    Anouchka a gazouillé  :
    Réalité-Fiction, Fiction-Réalité… ici le lecteur se pose forcément la question : il lit ton blurp, il suit tes histoires… il te “connaît” un peu finalement, et il peut être amené à transposer sa propre histoire dans l’histoire.

    Tout l’art de l’écrivain consiste à mélanger savamment fiction / réalité pour que le lecteur ne fasse pas la distinction au final, que le texte l’envahisse et laisse libre court à son imagination.

    “C’était bon”. Pour moi aussi ;-)

  26. #26
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Anouchka >
    Content que ce fusse bon pour toi aussi (j’ai cru lire ça par chez toi ;-)
  27. #27
     
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    six a gazouillé  :
    très agréable à lire, plein d’humour et de finesse, merci pour ce récit!
  28. #28
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Six >
    Merci, je suis flatté !
    (Pour l’humour, j’essaye de me restreindre parce qu’on m’a parfois reproché de casser l’ambiance…)
  29. #29
     
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    six a gazouillé  :
    ah non, moi je ne trouve pas que ça casse quoi que ce soit, que ce soit en acte ou en récit, Monsieur et moi rions beaucoup, au contraire et rire n’est pas forcément anti érotique!
    Six
  30. #30
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Six >
    Ça dépend un peu de l’humour et du contexte.
    Que ce soit en “réel” ou dans un écrit, d’ailleurs.
    (Je me souviens que lorsqu’on m’avait fait cette remarque, à propos d’un de mes textes, je ne l’avait pas trouvé dénuée de fondement et c’est pourquoi je suis désormais plus précautionneux).

    Mais je suis aussi de nature très rieuse, j’ai le vin et le sexe gai !
    Il y a dans « Lunes de fiel » (le livre — intéressant d’ailleurs, je le conseille souvent à ceux qui sont curieux de l’exploration de la sexualité) un passage où les personnages expliquent que rire et sexualité sont antinomiques. À leurs yeux. Pas du tout aux miens !

  31. #31
     
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    BN a gazouillé  :
    Merci pour le site, effectivement son travail est prodigieux !
    A bientôt
  32. #32
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    BN >
    Bon, ben si tu es touché, il ne te reste plus qu’à courir chez un libraire pour t’acheter un de ses livres de photos, tu en trouves pour vraiment pas cher chez Taschen, et avec ça, tu pourras les feuilleter sur le lit en les montrant à ta copine qui sera toute émoustillée et de plus rassurer d’être moins grasse que la majorité des créatures qui servent de modèle à l’artiste ;-)
  33. #33
     
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    six a gazouillé  :
    Je n’ai pas lu le livre, juste vu le film et il y a quelques temps déjà. Mais sur tes conseils, je le lirai volontiers.
    Quand je ris avec Monsieur, nous nous déconnectons un peu de notre scenario, nous retrouvons simplement ce qui fait que nous faisons tout ça ensemble, je crois, ça ajoute à l’intimité parce que nous sommes de grands timides pas bégueules.
    Six (qui a vécu une belle journée)
  34. #34
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Six >
    Ravi que tu aies passé une belle journée (avec Monsieur je présume, les affaires reprennent !).
    Même si j’avais trouvé le film de Polanski plutôt bon et fidèle à l’œuvre (une partie des critiques avaient été assez mauvaises), le livre, lui, va beaucoup plus loin que le film n’ose le faire.
  35. #35
     
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    Vagant a gazouillé  :
    Moi, je conjuguerai la dernière phrase au présent: C’est drôlement bon ! D’autant plus que c’est une fiction, alors que moi, je m’y croyais avec le coup du préservatif souillé, et de la branlette finale qui fleure bon la pointe de frustration (le ferru de grammaire que tu es notera que je ne fais aucun commentaire sur l’odeur du préservatif). Pour embarquer le lecteur, tu l’embarques, et c’est tout l’art du conteur.
  36. #36
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Vagant >
    L’imparfait s’imposait pour mon récit, mais je me réjouis que ton plaisir se conjugue au présent.
    Ouais, ce récit, c’était en mode caméra embarquée ! une sorte d’épisode à la “dogma” de Lars von Trier (je dis ça mais je ne crois pas que je sois sérieux !).
  37. #37
     
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    Vagant a gazouillé  :
    CUI, tu es visiblement visuel. Moi aussi, lorsque j’écris une fiction érotique, je vois la scène, elle est là sous mes yeux, presque à portée de main. D’ailleurs, je bande. Il ne me reste plus qu’à décrire cette scène dans ses moindres détails, et ce sont ces détails qui en trahissent la nature imaginaire. Parce que dans la réalité, des détails, il y en a beaucoup plus, à un point tel qu’il faudrait être rain man pour s’en souvenir, comme tu l’as écrit dans la scène de l’opéra. Il serait d’ailleurs impossible de tout écrire sous peine d’assommer le lecteur avec une logorrhée pornographique répétitive et somme toute ennuyeuse.
  38. #38
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Vagant >
    Tiens ! moi je bande pas en écrivant mes trucs. Mais en revanche, oui, je visualise, je story-boarde dans ma tête les mouvements, du coup j’ai parfois l’impression d’abuser un peu de précisions du genre : je fais ceci avec la main gauche, cela avec la langue droite, etc. Et du coup j’ai un peu plus de mal à prendre un peu de recul sur la scène, à “élever le débat” (un truc que l’Homme du Moment fait avec brio, par exemple).
  39. #39
     
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    Sapheere a gazouillé  :
    très joli récit, très excitant…
    juste un petit détail qui a son importance: le 30 juillet 2006 c’était pas un samedi mais un dimanche, je me souviens de ce jour où j’ai fêté mon anniversaire comme jamais.
  40. #40
     
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    Comme un calendrier déréglé a gazouillé  :
    Sapheere >
    Quelle drôle de coïncidence, lectrice anniversairée !
    Je corrige immédiatement la date (en tout cas cette lamentable erreur montre bien qu’il s’agissait d’une fiction). Vous avez un joli pseudo ! J’espère vous relire prochainement par ici…
    (Et elle était comment, cette fête d’anniversaire « comme jamais » ?)
  41. #41
     
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    Qui©he a gazouillé  :
    Aaa Saudek :-)
  42. #42
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Qui©he » Ahhh Saudek, oui ! Son œuvre aimablement été « citée » pour illustrer (avec brio) toute la série (et, je dois dire, quelques autres notes ici bas). Je ne m’en lasse pas.
  43. #43
     
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    Lsingulière a gazouillé  :
    c’est beau de savoir … développer avec ce talent ! moi j’en ferais bien 299 posts … baisers
  44. #44
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Lsingulière » Merci !
    Néanmoins, vu que cette série a été laborieusement écrite à raison d’un épisode environ par mois, une série de 299 notes, on y serait encore en 2032 !

Laisser un gazouillis

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