[1201] Oh ! compte triple

Nous étions au cœur de la soirée. Les présentations (je n’ose pas dire les introductions) étaient faites depuis un bon moment et il était l’heure, selon moi, d’attaquer un morceau de bravoure. Pas que ce soit nécessairement une figure imposée, lors d’un trio avec deux hommes et une femme, mais il y a des circonstances qui s’y prêtent plus que d’autres. Il est arrivé que ce soit à la demande directe de l’intéressée (c’était La DP sans peine, en 2009), là, c’était simplement pour moi une évidence. Deux hommes cagoulés et une femme en bas rayés

Peut-être est-ce une règle implicite de bienséance, entre libertins : c’est celui qui organise le trio auquel échoit la porte étroite ? Toujours est-il que C*** était allongé sur le dos, Béa s’installa sur lui en amazone, et j’achevais de compléter l’échafaudage en m’approchant par derrière. Le début est bien souvent un peu acrobatique, l’aspect technique de la double pénétration étant difficilement oubliable. Il faut en effet trouver le bon angle pour que la pénétration puisse se faire, que chacun adopte la bonne amplitude de mouvement pour ne pas se désemboiter, ce qui fait que le plaisir n’est pas toujours au rendez-vous.

Je ne suis évidemment pas capable de vous dire ce qu’on ressent, en tant que femme, dans cette configuration. Quelque chose de très intense, la sensation d’être « emplie », d’après quelques témoignages. Pour les hommes, c’est plus simple. Au delà de l’impression de vivre un moment rare et pornographique (ce qui est déjà excitant en soi), les sensations pures sont très intenses. À celles, déjà recherchées, de la pénétration classique, qu’elle soit vaginale ou anale, se rajoutent d’une part le fait que la présence simultanée des deux sexes resserre mécaniquement les orifices pénétrés, et par là même intensifient les sensations, et d’autre part les stimuli provoqués par les mouvements de l’autre verge. Pour ceux qui n’auraient pas la chance – ou l’envie – de vivre un trio, vous pouvez vous approcher de cette sensation avec un vibromasseur, ou tout simplement de vos propres doigts (personnellement, ça me rend totalement dingue de venir caresser ma propre queue à travers la fine paroi qui sépare le vagin de l’anus).

Comme c’est moi qui me retrouve en haut de notre (modeste) pyramide humaine, c’est à moi qu’il incombe de donner le tempo, ce que je ne manque pas de faire en coulissant avec aisance dans le cul bien ouvert de Béa. Je ne me souviens plus combien de temps notre coït a duré mais je me souviens du moment où il a vacillé puis décollé. Les soupirs se sont faits plus rauques, les râles plus bruyant. C*** s’est figé et n’était plus « stimulé » que par les mouvement de mon sexe dans le corridor voisin de celui où il était fiché. Béa l’accompagnait dans sa montée vers l’orgasme, et cette ascension simultanée vers le climax rendit dans le même mouvement mon plaisir plus aigu. Il s’en fallut d’un doigt (ou d’une langue) que nous partîmes tous ensemble dans un orgasme simultané. J’ai senti palpiter la queue de C*** tandis qu’il giclait en Béa, tous les deux unis dans un dernier cri de plaisir, tandis que mon orgasme fripon me fit un clin d’œil en me promettant qu’il viendrait me visiter un peu plus tard.


Illustration non contractuelle de Camille MM.

13 gazouillis sur “Oh ! compte triple”  

  1. #1
     
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    Vagant a gazouillé  :
    Waouh ! Sympa ! Je crois avoir une petite idée des protagonistes, mais je me trompe souvent… Pourquoi le tag 1980 ?
  2. #2
     
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    Barbara a gazouillé  :
    :-/ quelle a été l’attitude des deux autres quand ils ont remarqué que la jouissance n’a pas été partagée ? L’ont-ils remarqué d’ailleurs ?
    J’ai connu un homme qui se retenait de s’exclamer pour ne jouir qu’avec la femme qu’il aimait, du moins c’est ce qu’il disait. Ca me laissait toujours pantoise et désappointée. Un jour, j’ai réussi à lui “faire cracher le morceau”, ce fut la première et la dernière fois. Peut-être était-il tombé amoureux d’où sa disparition ?
  3. #3
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Vagant » Le tag 1980 était une petite coquille, je l’ai retiré ! Pour les participants, il est possible que vous visiez juste cette fois. Au moins pour C***, forcément !

    Barbara » Je ne pense pas qu’ils se soient arrêtés à ça. Non, juste après, j’ai discuté avec C*** de ce qui venait de lui arriver, que je trouvais assez stupéfiant. C’était un chouette moment, quoi qu’il en soit.

  4. #4
     
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    Marietro a gazouillé  :
    Béa, c’est un nouveau prénom (sur ce blog)?

    Vous avez discuté avec C*** devant celle qui apporte le bonheur ?

  5. #6
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Marie Tro » Ben oui, faut bien que je baptise les protagonistes à un moment donné. Quant à la discussion avec C***, elle n’avait rien de confidentielle, c’était un moment de plaisir on ne peut plus partagé (j’espère l’avoir montré) et la discussion qui suit en fait aussi partie !

    Mademoiselle Louve » Si la louve se lèche les babines, va falloir que je planque les petits chaperons rouges…

  6. #7
     
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    marietro a gazouillé  :
    Oui j’ai senti le partage et le plaisir dans ce billet.
    J’ai encore une question. La jouissance de Béa venait d’où ? Saurait-elle identifier quelle partie d’elle l’a fait jouir ?
    (Du coup cela fait deux questions)
  7. #8
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    marietro » S’il y a bien quelque chose que je renonce à faire, c’est de parler du plaisir des femmes à leur place ; cet objet de fascination reste un grand mystère pour moi. Mais je lui poserai la question à l’occasion.
    (Enfin, je vais quand même essayer de répondre : quand je fais un cunnilingus et que, de la main, je viens caresser une épaule ou agacer un téton, j’ai la faiblesse de croire que cela contribue à rendre l’orgasme plus fort et plus beau. Probablement la queue animée – donc la mienne, ici – était celle qui apportait le plus grand stimulus, mais les gémissements de C*** et ses caresses sur sa peau, comment les décréditer de l’ensemble ?).
  8. #9
     
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    FLORENCE a gazouillé  :
    Bonjour
    Totalement d’accord avec toi, une main, un effleurement, des lèvres gourmandes, des mots susurés jouent un rôle non négligeable dans le plaisir enfin pour moi…
  9. #10
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    FLORENCE » Je pense que c’est ce qui distingue le sexe mécanique sans âme du vrai échange sensuel. J’ai besoin que ça soit rough et tender à la fois.
  10. #11
     
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    Lune rouge a gazouillé  :
    Poulpe…:)
  11. #12
     
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    Lewis a gazouillé  :
    Pas que ce soit nécessairement une figure imposée, lors d’un trio avec deux hommes et une femme, mais il y a des circonstances qui s’y prêtent plus que d’autres.

    Nous pensons effectivement que la DP n’est pas une figure imposée … Mais il y aurait donc des circonstances …

    Mais quelles sont ces circonstances ?

    On veut savoir ;)

  12. #13
     
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    Comme une image a gazouillé  :
    Lune rouge » Tu veux que je te tentacule ?

    Lewis » Les circonstances, assez simplement : réunir 3 personnes aimant pratiquer la sodomie, en particulier la demoiselle amenée à recevoir deux queues :)

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