[129] Ça fout les jetons (Épisode III : la revanche du Scandinave)

Rappel des épisodes précédents
Épisode I : ici
Épisode II :
°◊°
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Lors de ma dernière visite à Ikéa (je visite très fréquemment Ikéa ces temps-ci, et l’envie d’une note spécifique sur ce sujet me brûle… patience) je suis tombé sur cette vision édifiante (voir photo ci-contre) :

Deux rangées de chariots.
Comme on le constate clairement sur ma photo pourrie (comme d’hab), les chariots de type supermarché sont avec piécette, ceux dévolus au transport des meubles sont libres comme des lamas (j’ai rêvé de lama, cette nuit, je vous raconterai).
Ça veut dire quoi ? Que personne ne compte voler ces magnifiques chariots à fond plat (et pourtant ils sont drôlement pratiques quand on n’a pas de diable à la maison). Que monsieur Ikéa a peur que monsieur Auchan vienne lui piquer ses chariots (moyennant un petit coup de peinture sur le siège enfant et le changement de la plaque d’immatriculation, un coupable trafic semble à portée de main) ? Que les gens sont spontanément prêts à ranger les chariots inhabituels mais pas les chariots standards ???
Le doute m’habite.

[127] La parenthèse enchantée

Prolégomènes
J’ai installé hier il y a quelques jours chez moi mon PC et cette sale bête ne voulait pas démarrer ; écran noir, aucun bip au démarrage du BIOS, je redoute le pire.
En fait, tout va bien, semble-t-il, hormis une petite panne de la pile du BIOS, justement. Le PC devrait donc être utilisable, mais l’arrivée de la connexion ADSL est une autre paire de manche. Je ne burpe, courrielle et émessène que du bureau, jusqu’à nouvel ordre.
Le titre de cette note est volontairement trompeur, je l’explique en introduction car tu ne trouveras pas plus loin dans ce texte d’autre explication : il sera ici question de mes deux journées passées au festival Rock en Seine,  qui furent pour moi un bien agréable changement de rythme, d’activité, d’ambiance, par rapport à mes activités du moment : poser du plancher stratifié, scier des planches de placard, monter des meubles Ikéa (c’est très à la mode, j’ai lu consécutivement deux billets sur ce sujet en me promenant dans la burposphère, au moment où moi-même je voulais pondre le mien, ce que je n’ai pas fait faute de trouver l’iconographie souhaitée… Plus tard, peut-être…), faire — et désormais défaire — des cartons.
Le temps s’écoule implacable qui nous éloigne de ce festival, avec lui la fraîcheur et la clarté de mes souvenirs. Vite, vite, vite, j’en viens aux faits.
Forfaits & forfaitures
J*** ayant déclaré forfait dans le rôle de douce chaperonne à mes côtés (comme évoqué ici), j’avais donc un forfait pour les deux jours en trop dans les mains, et ma tardive tentative pour trouver accompagnateur ou accompagnatrice (ceci est un rappel à destination de Roumi) n’ayant pas porté ses fruits, il fallait donc que je trouve un moyen de revendre cette place à l’entrée.
Je me suis imprimé du bureau une affichette indiquant la nature de la came que j’avais à écouler, et l’arborais sans fierté excessive (je suis toujours mal à l’aise quand il s’agit de commettre une infraction, si bénigne soit-elle ; la revente de billets est théoriquement interdite) à l’entrée du festival.
Un garçon avec une béquille (non ce n’était pas Grand Corps Malade) m’interpelle et me demande si j’ai une place à vendre ; je lui réponds que oui, comme l’indique la pancarte. Combien tu la vends ? Combien m’en donnes-tu, que je lu réponds ? 50 Euros, dit-il (NB : pour rappel, le coût du billet est de 69€, et c’est complet, et les places pour Radiohead s’arrachent, m’avait-on indiqué). Je lui réponds d’aller trouver une autre gogo et il s’en est retourné.
La subtilité, c’est que c’est le concert de SAMEDI qui était complet, hors la séance de vendredi était moins courue, les acheteurs donc plus rares, et je ne voulais pas passer la journée à attendre alors que les concerts avaient déjà démarrés.
Un peu plus tard, un groupe de djeunz (c’est fou ce qu’il y a comme djeunz aux festivals de musique de djeunz) s’approche de moi. Une demoiselle s’enquiert du prix de vente : j’annonce prix coûtant (voyez comme je suis grand seigneur) et lui revends donc la place pour 70 € (certes, ça me fait 1€ de marge mais je rentre à peine dans mes frais, avec l’impression d’une affichette A4 avec le toner du bureau etc.).
— Un forfait deux jours, t’as trop de chatte, lui dit son copain qui l’accompagnait.
— Généralement plus les filles que les garçons, répondis-je avec mon l’humour qui me caractérise et ne fait (souvent) rire que moi.
J’étais donc libéré de cette épreuve préalable, heureux de pouvoir enfin me ruer vers l’entrée, heureux d’avoir fait une heureuse.
J’approche donc du contrôle à l’entrée, je laisse fouiller mon sac et on enlève la capsule de ma bouteille d’eau. Comme on m’avait déjà fait le coup l’année dernière, et que je suis un gros malin, j’avais prévu dans ma poche un autre bouchon d’une bouteille vide, afin de ne pas avoir à me balader avec une bouteille ouverte à la main. Comme je suis un gros con, je n’ai pris qu’un bouchon d’avance et je me suis donc fait zoquer le lendemain (en fait, pas tout à fait zoquer, je l’ai mise de côté encore mais du coup je suis entré avec une bouteille vide, pfff).
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Sur la route du Rock :
Les inévitables bouchons de la région parisienne
NB : en prévoir trois par bouteille pour un week-end
Comme Inside

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Tout content d’avoir déjoué la redoutable efficacité de ce contrôle de sécurité (tout fier de moi ; n’est-ce pas paradoxal après ce que je viens de dire sur mon prétendu respect de la loi et de l’autorité ?), je me dirige donc vers le stand où l’on me remettra mon magnifique bracelet rose fluo (hélas, pas phosphorescent) que je garderai donc au poignet pendant deux jours, et même plus, par fétichisme. J’ai échangé avec la demoiselle qui me menotta quelques répliques avec l’humour qui me caractérise (cf. plus haut) mais je ne m’en souviens plus. Trop dommage.
La nuit du vendredi au samedi, j’ai dormi vêtu de ce seul bracelet, je me sentais festivalier à donf’.
J’ai conservé ce bracelet encore quelques jours après le festival, par pur fétichisme, puis j’ai pris la photo ci-contre pour prouver … euh prouver quoi ? que j’avais des poils sur le bras).
Bon, allez, entrons dans le vif du sujet, la musique.
Friday Night, Saturday Morning…

Un des côtés les plus plaisants des festivals (comme si j’en fréquentais sans arrêt !), c’est l’abondance de l’offre. Il y a à l’affiche quelques groupes que l’on aime, quelques groupes dont on a entendu parler et dont on voudrait voir ce qu’ils valent, et puis ceux dont on ne connaît rien (j’imagine qu’un journaliste des Inrockuptibles ne pourrait pas tenir ce discours, mais pour un simple amateurcomme moi c’est le cas). Je me note donc sur mon petit programme les moments à ne pas rater, et pour le reste, je profite en dilettante, en prenant mon temps, celui de me mettre par moment à l’écart du bruit, d’aller jeter un œil à l’exposition photo de JB Mondino (j’ai trouvé excellente sa photo de Dick Anegarn, pour le reste, rien de désagréable mais rien de très fascinant) et aux différents stands qui ponctuent la pelouse sans faire mal aux oreilles.

En début de journée, j’aurais voulu jeter une oreille à Calexico mais hélas je suis arrivé trop tard (le temps de vendre ma place quoi, grrrr). Wolfmother et Dead Pop Club ratés du même coup mais sans regret pour ces deux inconnus à mon bataillon (je le dis sans fard, au risque de passer pour un inculte). D’India Arie et de Neimo, je ne me souviens de rien ; probablement du son qui n’aura pas accroché mes oreilles, j’aurais glissé pour me rendre après une rapide inspection des lieux vers la Grande Scène du fond pour écouter Nada Surf et ça m’a bien plu. Plus tard, je rejoins la scène de la Cascade pour écouter Clap your hands say yeah dont on dit tant de bien et, c’est bizarre, ça ne m’a pas surpris, j’ai trouvé ça sans grand intérêt comme souvent pour les groupes qu’on propulse si vite au firmament du renouveau rock. Je fis ensuite le choix osé d’aller voir French Paradoxe sur la petite scène de l’Industrie plutôt que Dirty Pretty Things dont j’avais pourtant entendu du bien. Intrigué, attiré, par le résumé qui en était fait dans le programme du festival : un groupe qui serait inspiré de Noir Désir et des Pixies, c’était tentant. Je ne regrettais d’ailleurs pas mon choix, même si à mon avis l’influence gainsbourienne prévalait sur celles des géniaux Pixies (qui furent d’ailleurs un bon moment du cru R.E.S. 2005). En outre, j’aime bien entendre des paroles en français, et celles-là étaient assez branchées cul, c’était d’autant plus plaisant. Kasabian et Patrice écoutés distraitement (pardon, la petite brune, je ne savais pas que c’était un beau gosse, j’aurais fait plus attention sinon !!!). Passé un agréable moment devant TV on the radio avant d’aller vérifier de plus près ce que valait The Raconteurs dont on fait aussi grand cas : pas mal, mais encore rien de bien révolutionnaire ; on reprend les bonnes ficelles du pop qui marchent et on les déroule… Que DJ Shadow m’excuse, mais je n’ai pas hésité une seconde à le zapper pour Morrissey que j’avais pourtant vu peu de temps avant sur la scène de l’Olympia. Quand on n’aime, on ne compte pas.
Même si son set ressemblait à celui de ce précédent concert, ce fut pour moi bien agréable de voir qu’il avait su se renouveler tant dans la scénographie (ça reste modeste : toujours le même gros gong et les multiples chemises impeccablement unies et repassées, mais Sacha Distel remplacé par Oscar Wilde en toile de fond, et ses musicos affublés d’un affreux tee-shirt Playboy ?!) que dans la sélection des chansons. Génial Now my heart is full en rappel… Dans le démentiel smithien Stop me if you think that you’ve heard this one before, le glaçant « I still love you, only slight less that I use to » a été remplacé par un plus édulcoré slightly more (le Moz est amoureux, on lui pardonnera).
Et puis j’étais tout de même assez près de la scène, prodige qui ne se renouvellera évidemment pas le lendemain soir, mais n’anticipons pas.

Le plus gros scandale du festival
Il est temps de taper du poing sur la table et dénoncer ce honteux dysfonctionnement, cette aberration, cette annexion insupportable, cette mainmise ignoble, ce verrouillage inacceptable de nos libertés premières, cette entrave à notre jouissance (ahhhh on se sent bien loin de l’esprit de mai 1968), tout le monde aura saisi que je parle de l’ignoble, l’abject, le déplorable monopole d’Heineken concernant la vente de boissons alcoolisées. Je dis « boissons alcoolisées » non seulement parce que je renâcle à appeler « bière » le liquide jaunâtre déversé dans des gobelets en plastique au quatre coins du parc de Saint-Cloud, mais également parce qu’Heineken tenait aussi le seul stand où l’on vendait également du vin (et du champagne). Je salue néanmoins cette initiative qui aura illuminé mon sandwich antillais poulet au gingembre vendredi soir, même si le vin sélectionné par kéken est au bon vin ce que la bière du même nom est à la bonne bière, à savoir un pâle avatar au goût médiocre (mais heureusement fade). Dès samedi hélas, les stocks de pinards étaient épuisés (je les soupçonne bien évidemment d’avoir à dessein sous estimé la demande) et la bière reprenait son infâme monopole.

Grimbergen, réagis ! Guiness, ressaissis-toi ! Kronembourg, euh.. non, Kronembourg, reste profil bas !
Offrez-nous en 2007 autant de variété en bière qu’on en a sur scène (au moins 3 différentes, donc). La liberté doit être notre seul guide.

Faut pas compter sur moi pour me bourrer la gueule à l’Heineken.

Saturday night fever

Samedi, j’arrive encore en retard pour cause de travaux de déménagement. Cette fois, sur le chemin, je ne compte pas les nombreux panonceaux de malheureux à la recherche d’une place. J’aurais probablement pu faire des affaires juteuses avec mon pass, passons. Retard, donc, et passés à la trappe Broken Social Scene, Taking Back Sunday et Fancy. J’arrive pendant le concert de Xavier Rudd dont je ne connaissais même pas le nom (le programme le citait, mais était lui-même totalement silencieux sur celui qui remplaçait probablement à la dernière minute The Organ que je ne connaissais pas plus). Homme orchestre seul sur scène, une sorte de Rémy Bricka aux allures de surfeur australien, nous délivrant une musique à base de percussions, légèrement new age, mais très plaisante. J’adore les percus. (Je confirme, lpb, une musique à pétards ;-) Trip interrompu par É*** qui m’appelle sur mon pour m’avertir qu’elle est arrivée à l’entrée. Ce sera mon accompagnatrice du J2 après un J1 en solitaire.

Nous écoutons la fin du concert de Xavier Rudd, et pof, vlà qu’É*** tombe par hasard sur un de ces potes. Ça m’a rappelé J*** qui ne manquait pas de croiser au minimum une ou deux connaissances à chacune de nos sorties. Bon, quand je suis au bras d’une amante, c’est toujours préférable à croiser qu’une de mes connaissances, mais c’est à se poser des questions sur le prétendu anonymat parisien. Tssss…

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Sur la route du Rock :
Les inévitables bouchons de la région parisienne
Gags repetita placent

 

Le remplissage d’esgourdes se poursuit sur la grande scène avec les Versaillais de Phoenix. C’est pas mal Phoenix, j’ai même leur premier disque à la maison, mais je trouve que c’est un peu lassant, et je ne sais pas pourquoi mais les groupes français qui ignorent totalement leur langue m’agacent. Kat Onoma, j’adore Kat Onoma, bon, c’était surtout en anglais mais de temps à autre ils avaient le bon goût de glisser une chanson en français. On ne restera pas jusqu’à  la fin mais pas pour aller voire Daddy Long legs. De loin, nous écouterons Skin apparemment très appréciée du public.  Je n’arrive pas à me souvenir de Dead 60s que je comptais pourtant voir. Rhesus fait partie des machin dont je n’ai pas entendu une note. Pour The Rakes, j’ai un vague souvenir d’avoir écouté quelques morceaux sans accrocher. Ensuite, ce fut l’heure de mon plus grand dilemme pour le festival. Allais-je opter pour Beck sur la grande scène ou pour Grand Corps Malade qui démarrait sa prestation 10 minutes plus tard seulement à l’autre bout du parc ? On choisit de démarrer avec Beck, de toute façon, et de décoller ensuite. Beck fit un beau concert. Assez subtilement, il a démarré par son grand hit Looser, histoire de dire aux fans : « Bon ben voilà, c’est fait comme ça vous n’aurait pas à vous demander à chaque morceau si le tour de Looser est arrivé ». Concert de marionnettes doublées par le vrai groupe, c’était original, assez bien fichu, pêchu, mais on a tout de même tracé pour aller écouter le Dionysien, et ça valait aussi le déplacement. Un petit peu répétitif quant aux thématiques abordées (moi, ma béquille, moi, la puissance des mots, moi, la société, moi, les rimes…) mais un talent indiscutable de slammeur pour autant que je puisse en juger. Editors sacrifié sur l’autel du dieu repas (oh, miam, la bonne tartine saucisse arrosée de bibine),  Tokyo Ska Paradise Orchestra sacrifié sur l’autel des Dieux Radiohead sans l’once d’une hésitation. medium_JDL-D820-0053.jpgÉvidemment, l’accès à la scène était autrement plus délicat que pour Momo la veille. C’était la première fois que je les voyais sur scène mais je m’étais juré 2 ans plus tôt (eh oui, il y a 3 ans, j’étais encore un jeune con) de ne pas rater leur prochain concert en France. Dont acte. Purée que c’était bien. Le dispositif scénique était très réussi, avec des écrans en fond de scène comme de gros éclats de miroir. medium_JDL-D820-0054.jpgComme d’habitude mes piètres illustrations ne donnent qu’une pâle idée de ce que ça pouvait être (et quand je dis pâle, c’est que je fais confiance, ami lecteur, à ta grande imagination). Mais ça a aussi valeur de preuve, une façon de dire “j’y étais”.  Preuve légèrement moins concluante que l’enregistrement pirate réalisé par un de mes proches voisins qui aura passé tout le concert avec le bras tendu, hochant occasionnellement la tête lors des passages les plus tripants. Choix des morceaux assez vaste, allant des premiers albums aux tous nouveaux morceaux de Tom Yorke. J’aurais bien aimé Like Spinning Plates parce qu’il y a toujours un morceau d’un groupe que je veux et qui ne vient jamais (par exemple, pour Morrissey, c’était Spring-Heelled Jim) mais je ne boudai pas mon plaisir. Voilà, j’ai vu Radiohead et ça restera le point culminant de ces deux journées. Encore !!!

 

Une bonne surprise
La bonne surprise de ces deux jours fut quand même le soleil au rendez-vous, ou tout du moins la très faible présence de la pluie qui ne nous aura pas pourri le festival. Quelques douches dans l’après-midi de samedi, une légère fraîcheur peu auguste en soirée, mais c’est juste pour trouver une raison de me plaindre. Ma grande cape n’aura pas beaucoup servi sinon à poser mes fesses sur le gazon sans les mouiller.

Señor Météo, merciiiii ! Tu fus Rock’n Roll.

 

La(les) créature(s)
medium_LaCreature.jpgCroisée au détour d’une de mes déambulations, cette (plus si) jeune femme à l’accoutrement étrange, auquel la taille de l’image et la résolution médiocre de l’appareil photo intégré à mon téléphone ne rendent pas hommage. Blouson cuir, bottes à franges, multiples piercings (je ne parle que de la partie émergée de l’iceberg) et des doigts dotés d’ongles, comment dire ?, longs ? Très longs ! 7 centimètres au bas mot. C’était une vision frappante de la voir ainsi saisir, comme je mange des crevettes dans un restaurant chinois, c’est à dire avec des baguettes, ses churros (ou chichis en français, hombre !).

J’ai croisé également un couple de jeunes que j’ai trouvé incongru, se tenant amoureusement la main  : jeune fille look Gothique (panoplie standard) et jeune homme au look de parfait premier de la classe, tee-shirt sobre bien repassé et pantalon en toile. En terme de mixité, c’était quasiment le maximum atteint par ce festival à la clientèle WASP ; il devait y avoir plus de Noirs sur scène que dans les 55.000 festivaliers. Même le service d’ordre était uniformément blanc. Tout, sauf la bière (je sais, je remue le couteau dans la plaie).

 

 ▫▫◊▫▫

TODO pour Rock en Seine 2007
  • prévoir deux bouchons supplémentaires
  • ne pas acheter de places en plus en se disant « bah je trouverais bien quelqu’un(e) pour m’accompagner ». Les filles, c’est pas fiable.

[126] Toutes les races ne sont pas égales, arrêtez vos conneries !

Ce matin, tandis que je conduisais aussi paisiblement que possible mon véhicule dans une artère de banlieue bouchée pour cause probable de rentrée scolaire, j’ai aperçu dans la rue un noir atteint d’une maladie de peau qui faisait apparaître sur son visage de vilaines larges tâches de peau dépigmentée, rosâtres en somme, ce qui évidemment se voyait plus encore que le nez au milieu de la figure compte tenu de son teint sombre.

Immédiatement, mon esprit sur cette remarque que je me fais depuis un moment selon laquelle la race noire (bon, je sais, chacun des trois mots de ce syntagme est sujet à interminables polémiques, mais si je ne peux pas faire un peu de provoc’ dans mon burp’, autant aller élever des chèvres dans le Larzac, et je dis ça en prenant le risque de provoquer une polémique au sujet de José Bové, ce dont je me garderais bien, de risque de glisser sur le terrain savonné de la gauche noniste, qui m’entraînerait immanquablement à batailler sur les querelles internes du PS, le rôle des médias, la coupure de publicité dans les films de TF1, la suprématie de Google sur Yahoo, on ne s’en sortira pas) est supérieure à toute autre race, particulièrement chez les hommes (j’entends les mâles : qu’on ne me reproche pas de sous-entendre que les noirs ne seraient pas des Hommes, hein, pas de polémique j’ai dit).

Non pas parce que les hommes noirs en ont une plus grosse, ou qu’ils ont le sens du rythme, ou qu’ils sont meilleurs pour courir le 100 mètres ou être vigile dans les supermarchés. Non, aucune de ces fadaises.

Tout simplement parce que lorsque l’heure vient où point chez le mâle l’alopécie, ces enfoirés de noirs restent beaux, ou aussi moches qu’avant (y’a une justice), car leur crâne est quasiment raccord avec leurs cheveux, quoi que légèrement plus luisant (cf. illustration ci-dessous).
Et l’alopécie est salement plus répandue que les dermatoses.

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[124] Out of time man

Ami lecteur, ce bref petit mot pour te rassurer sur mon intégrité physique. Ça attendra un peu pour la lavande.

Beaucoup de choses à te raconter et notamment mon petit topo sur Rock en Seine qui a enchanté mon week-end, mais pas le temps pas le temps pas le temps.
À peine le temps de visiter les burps amis pour me tenir à jour de leur actualité.

Je viens de déménager, je suis donc privé d’accès ADSL jusqu’à je-ne-sais-quand (Saint-Free, Sainte-Freebox, priez pour moi), ce qui ne va pas arranger les choses.

Bisous.

Mots-clés :

[123] Approche et apprends !

Aujourd’hui, l’impératif présent des verbes réguliers du premier groupe

Il n’est pas rare de voir traîner dans les impératifs présents, deuxième personne du singulier, verbes du premiers groupe, un fâcheux “s” superflu.

Nous ne citerons qu’un seul déplorable exemple glané sur le net, afin de ne point trop risquer d’endommager vos yeux sensibles :

« MATES CETTE PETITE BEAUTE POUR L’KIKI!!!  »

Ami lecteur, tu auras rectifié toi-même, il fallait lire « Observe comme cette chaussure de djeunz est délicieusement galbée ».

 

Nos années passées à corriger les petits travers orthographiques et grammaticaux de nos concitoyens nous auront appris que rien ne valait un bon exemple pour mémoriser une règle.
Ami lecteur, comme tu vas le constater, elle est simple et efficace. Ami lectrice, euh…

INDICATIF PRÉSENT 2e pers. sing 1er groupe : il faut un S 

Ex : — T’avales ?

Notez que pour plus de correction, dans la forme interrogative, il aurait mieux écrire Avales-tu ? mais il est certaines situations où nous accepterons que le niveau de langue (sic) soit plus relâché.

IMPÉRATIF PRÉSENT 2e pers. sing 1er groupe : pas de S

Ex : — Suce !

Nous nous devons toutefois de préciser que cette règle connaît (comme bien des règles en français) quelques exceptions notamment la présence occasionnel d’un S euphonique, c’est à dire présent juste pour ne pas nous écorcher les oreilles.

Ex : — Gobes-en délicatement une !

En outre, l’absence de S ne s’applique pas aux verbes du deuxième ou du troisième groupe.

Ex : — Et ne mords pas !

[122] Ça fout les jetons (le retour)

À la suite de cette note

medium_JDL-D820-0043.jpgmedium_JDL-D820-0045.jpg Trouvé ce soir dans un sombre parking Leroy-Merlin ces deux chariots abandonnés, loin de leurs frères, en liberté, certes, mais errant l’âme en peine.
Je m’approche d’un peu plus près et je constate que c’est bien un de ces jetons gratuits qui a été sacrifié, qui fera peut-être le bonheur prochain d’un clécaddomane (bricoleur de surcroît).
Ah ah ah ah ! Je me sens comme une sorte de  Nostradamus des temps modernes, prédisant le proche passé. Chuis trop fort.
Non, non, n’applaudissez pas, c’est truqué.