[16] Méfions-nous de Word©

medium_fellisorthographe.jpgAmi lecteur,

Ton orthographe est déplorable.

Ton orthographe est déplorable, mais tu es conscient qu’un texte truffé de fautes, ça la fout mal, que ce soit pour séduire ta belle (tout le monde n’est pas comme Christian avec un Cyrano sous la main), ou faire un rapport important à ton patron (lecteur ami & néanmoins fonctionnaire, je te prie de m’excuser pour mes clichés, et tu peux remplacer le mot “patron” par “président” ou “ministre”).

Donc, tu te dis – et je ne te donne pas tout à fait tort – que tu vas utiliser le vérificateur d’orthographe intégré de Word pour éviter les coquilles.

Et là, je dis “méfiance” et t’offre quelques suggestions pour éviter d’affreuses chausse-trapes, qui pourrait t’apporter le mépris de tes pairs (et le mien en particulier).

Les problèmes viennent généralement d’homonymes ayant une orthographe proche, mais des sens voire des fonctions grammaticales totalement différentes (NB : c’est le cas de la plupart des homonymes d’ailleurs). Word étant très basique ni verrat queue du feux.

À tout saigneur toute horreur

Commençons par le pire de tous, commençons par çà.

Je pourrais dire pour simplifier que çà n’existe pas. Quitte à ne mémoriser qu’une orthographe, ami lecteur paresseux, ne retient que ça, sans accent, et on n’en parle plus.

Si tu souhaites aller un peu plus loin, tu ouvres un dictionnaire, et tu trouves que ça est l’abrév. fam. du pronom démonstratif neutre cela dont la définition est « La chose, l’idée, les paroles que voilà ».

Et voilà, en effet, l’explication de cette faute provient probablement de sa définition : on pense à voilà et on y met le même accent grave.

Quant à çà, le dictionnaire nous apprend qu’il s’agit d’un adverbe de lieu (forcément, on a un peu honte de confondre un adv. de lieu avec un pron. dem. neutre. Non ? Ah ben ben merde alors. L’orthographe française, aime-là ou quitte-là : retourne au Bled), synonyme d’ici.

Un exemple dans cette fameuse charade à tiroirs :

Mon premier va çà et là
Mon second est employé de La Poste
Mon troisième ne rit pas jaune
Mon quatrième n’est pas rapide
Mon tout est l’auteur de
La Légende des Siècles

(Soluce : Errant-Besancenot-Boucher de la Villette-Projet socialiste)

Mon conseil ci-dessus doit déjà avoir été donné parce que ça fait plusieurs fois que je vois écrit dans le journal « ça et là ».

Çà a un petit frère moins profus (car Word© lui fait la peau), c’est celà, oui. Empathie patente avec voilà.

Cyprès de toi, mon dieu

Même genre de faute, avec son accent malheureux, faîtes. Souvent, pensant bien faire, on ajoute des accents circonflexes à profusion. Ça s’appelle de l’hypercorrection. Donc, ne faites pas cette faute-là, faîte désigne le sommet d’un édifice, d’un arbre, d’une montagne, blablabla.

French connexion

Je l’aime bien, celui-là, parce que je me suis un moment demandé pourquoi Word© laissait passer « connections ». Une faute classique en informatique, où ça connecte de partout. D’abord parce qu’en anglais, connexion s’écrit connection.

Alors, ami lecteur, as-tu deviné toi aussi pourquoi ce gros lourdaud de Word© acceptait connections mais refuse connection ? Eh bien tout simplement parce que connections est une forme conjuguée existante du verbe connecter.

ex : Longtemps, nous nous connections de bonne heure (Marcel Proust in Minitel mon Amour – 1985).

 

Élisions douteuses

Pour finir cette note qui malgré mes efforts va finir par devenir indigeste, j’aborderai le délicat cas de l’élision souvent confondue avec le « t » euphonique.

Il ne faut donc pas confondre « t’ » où l’apostrophe signifie l’élision de la voyelle finale (je te aime => je t’aime) et « -t- » où le t n’a aucune valeur sémantique, ce n’est pas le pronom « tu » abrégé, ni quoi que ce soit d’autre d’abrégé, c’est juste pour faire joli à prononcer (eu-phonique : qui sonne bien à l’oreille) entre deux voyelles : « Écoute-t-il ce que je dis ? ».

En s’amusant avec Google, on est ravi par les nombreuses variantes imaginées pour écrire « Y a-t-il … ».
Y’a t’il ? Y-a-t-il ? Y a t-il ? Y-a-t’il ? Mathématiquement, en combinant espace, trait d’union et apostrophe, on peut arriver à 27 graphies différentes. Malheureusement, une seule est correcte, et si tu y vas au pif, ça ne laisse que 3,7% de chance de tomber sur la bonne.

 

PS : ami lecteur, lisant mon burp plein d’arrogance, tu n’hésiteras sûrement pas à m’allumer pour les fautes que j’aurais laissées çà ou là (car je suis faillible, hélas), et ça sera bien fait pour ma gueule.

[15] Épiderme-man

medium_cap1.4.jpgJe m’appelle Andreas.

L’auteur de ce burp a trouvé ma photo il y a plus de 6 ans, dans un newsgroup qui diffusait des photos fétichistes. À l’époque, c’était chouette, les newsgroups, pour trouver du porno. Maintenant, il suffit de claquer des doigts pour trouver immédiatement de quoi les occuper à autre chose. Ça en pert tout intérêt. Du coup on les occupe à autre chose d’encore plus pervers ; on se met à les faire courir sur le clavier pour roter des burps, et on se noit dans la burposphère comme d’autres sombrent dans l’alcool ou dans Meetic. Mais je m’égare.

D’habitude, l’auteur de ce burp il fantasme plutôt sur les bas nylons (c’est d’un banal, excusez-le, le pauvre), sur des pieds gainés de noir qui se promènent sur une queue raide, mais là, en tombant sur ma photo (je me fous pas mal qu’elle se balade sur le net, c’est pas demain la veille que mon collègue de bureau me reconnaîtra), et ben un univers s’est ouvert à lui. On pouvait donc fantasmer sur les héros de Strange après 11 ans.

Cet univers s’est ouvert à lui, mais il a préféré rester dans sa rame, ce con.

Je m’appelle Andreas. On dirait que j’ai une petite bite, mais c’est parce que je ne bande pas. J’attends Mary-Jane. Faut pas rigoler devant la petitesse d’un zizi pas gonflé, y’a aucun rapport entre la taille du sexe avec et sans érection. J’ai déjà eu le sexe deux fois plus petit que sur ce qu’il semble être sur cette photo. Je sortais d’une baignade dans un torrent de montagne, faut dire, et malgré mes copines randonneuses, je ne la ramenai pas. Mais attendez un peu que Mary-Jane se pointe. Il n’y a pas que de mes poignets que jaillit le fluide.

Je m’appelle Andreas, et c’est Dennis qui a pris cette photo. Il était chouette dans son costume de Surfer d’argent. Mais c’est une autre histoire…

[14] Ode à l’X

Baisons, mon amante ! Baisons.
Baisons puisque nous trouvons cela bon. Baisons tant que nous en jouissons.
Prends mon sexe dans ta bouche, sens-le durcir sous ta langue, sens-le palpiter, c’est mon cœur qui bat. Sens le se raidir, se tendre, et cracher ma semence. Bois-là, puisque tu l’aimes.
Baisons !
Ouvre tes cuisses pour que mes mains y fondent, cambre toi pour coller ton sexe sous mon nez. Tiens moi par la nuque pendant que je te lèche, attire-moi vers ton gouffre, et ne me relâche pas tant que ton désir n’a pas explosé.
Baisons !
Promène ta main le long de mon torse, ma peau est douce, comme l’est ta caresse. Mordille moi mes seins d’homme ; ils n’ont pas l’allure fière des tiens quand ils se dressent, mais ils apprécient tes baisers mouillés. Pose ta joue sur ma poitrine pendant que mes doigts démêlent tes cheveux. Puis murmure à mon oreille quelques mots obscènes. Vois mon sexe se relever pour repartir à la bataille.
Baisons !

[13] Traces

Il y a d’abord, simple, l’odeur de ta peau, agrémentée du parfum que tu portes, et qui se mélange à la mienne, quand nos corps se frottent.

Elle s’élimine facilement avec un peu de savon, si possible lui-même non parfumé. Elle est également couverte par l’odeur de ma propre transpiration.

Il y a, plus forte, plus tenace, l’odeur de ton sexe qui se glisse sous mes ongles quand je te caresse intimement. Celle là mérite un traitement plus sérieux ; savon, et brosse à ongles. Il en reste souvent un peu. Éviter de glisser les doigts sous le nez de celle qui ne doit pas savoir.

Éventuellement, il y a celle des cosmétiques (le rouge à lèvres, par exemple), que la douche enlèvera, et sinon qui partiront avec un coton démaquillant.

Ensuite, il y a celles qui ne peuvent être éliminées que par le temps.

Une griffure.

Une rougeur, comme celle qui ornait hier soir mon gland (un coup de dent mal maîtrisé ?).

La plus anodine, mais pourtant la plus confondante : les rougeurs d’irritation au niveau des genoux, vers l’intérieur, qui stigmatise des opérations à genoux au sol répétées (que ce soit de la moquette ou des draps, le résultat est quasiment le même).

Ne pas négliger celles laissées dans la tête. Ne pas arborer un air trop extatique, ou méditatif…

Un petit texte sorti du placard « 2003 »

[10] Tu bosses dans quelle boîte ?

Une jolie idée publicitaire trouvée sur www.marketing-alternatif.com :

Je reste circonspect devant le nom du site (apparemment allemand – et puis pas qu’apparemment d’ailleurs, je suis allé vérifier) et le slogan anglophone… J’aurais bien aimé savoir où, et à quelle occasion, cette photo a été prise…