[1222] Plume, rock, cerise

widget1_FLYER_ALE11Appâté par un commentaire laissé sur le blog de l’ami Vagant qui y proposait une recette de sa confection pour une soirée érotico-littéraire, je profitais d’une semaine de grande liberté pour me rendre à un de ces « apéros littéraire érotique » organisés par une certaine Flore Cerise.

Moyennant une participation modique (10 €) et une réservation à l’avance, j’obtenais mon sésame pour le Café Châtelet, ce mercredi soir, où allait se jouer les événements. J’y allais au bras de Dame InVirgoVeritas qui avait saisi l’occasion d’y participer elle aussi, ayant vu l’annonce de ma participation sur lérézossossio.

Nous nous y faisons accueillir avec le sourire par la Miss Cerise, très à l’aise dans son rôle d’animatrice jeune-et-sexy, dans sa robe légère toute (fleur ?) bleue, qui nous remet à chacun une enveloppe à notre nom contenant deux mots dont l’utilité nous sera expliquée plus tard (mes deux mots – trois, si vous comptez bien – sont écrits en gras ci-dessus !).

Nous nous installons où nous pouvons, là où il y a de la place, et tout près des deux artistes à qui sera consacrée la première partie de la soirée : Julia Palombe et son guitariste de compagnon Sergio. Celle-ci nous interprétera 3 ou 4 morceaux, complété par la diffusion du clip de son dernier single « J’aime mon vagin »j'aime mon vagin, où il est question en termes directs d’une sexualité libre et joyeuse, s’affranchissant des diktats de notre société, de désir, de queues et de chattes non épilées1, en finissant par une reprise des Nuits d’une demoiselle.

Après quoi, elle répond avec franchise et enthousiasme à des questions que j’ai trouvées pour ma part (pardon à notre hôtesse !) un peu convenues.

 

La première heure a filé ainsi que nos mojitos, place à la seconde partie de la soirée qui reste dans le thème de la soirée : il s’agit d’écrire, par petits groupes, ou plutôt de réécrire les paroles d’une chanson connue pour en faire une chanson érotique intégrant, contrainte supplémentaire, les fameux mots qui nous ont été distribués en début de soirée.

Et là ! Ça a été galère ! Écrire seul, c’est une chose (et les mots au clavier me viennent aisément), mais écrire à huit mains, c’est une autre histoire, surtout quand elles ne vont pas dans la même direction. L’accouchement est donc assez laborieux, avec IVV aux abonnées absentes, et les trois mâles cherchant chacun à infléchir le texte vers leur objectif, sans qu’aucun ne l’atteigne. Parfois j’impose, parfois je renonce, je concède, je tente de convaincre, j’accepte l’idée… Je me serais cru à un stage d’entreprise de cohésion de groupe.

Le pire reste à faire : il faut aller interpréter le produit de nos réflexions devant la foule en délire. Naannnnnn ! Et moi qui déteste le karaoké…

Pour finir, on vote (les meilleurs ont gagné : c’est déjà ça !) et la foule se disperse, en se disant au revoir et à dans quinze jours.

Pour ma part, je participerai volontiers une deuxième fois, pour ne pas me faire une opinion trop définitive sur une seule séance. Probablement d’une thématique à une autre, l’ambiance évolue.

Les +

Les –

Format horaire sur deux heures, pratique à caser dans l’agenda Le temps limité réservé à l’écriture elle-même (30 mn)
L’accueil convivial, les boissons à un tarif très abordable Le lieu, un peu étroit pour le nombre de participant, ne favorisant pas la circulation et le mélange
La thématique de la soirée, la découverte d’une artiste pleine de peps La frustration de l’écriture à plusieurs avec des partenaires que l’on n’a pas pu choisir

 

[Edit de 18:55]

Une petite photo de votre serviteur, vampé par Julia, prise par Daniel Nguyen

CUI CUI & la Palombe
  1. Sur l’affaire, Julia Palombe a épousé le camp des anti-épilation. Je n’ai pas eu l’occasion de vérifier si elle joignait les actes à la parole – je n’en doute d’ailleurs pas – mais j’ai pu voir que ses aisselles, elles, étaient épilées, comme quoi il est difficile d’échapper à tous les marqueurs sociaux. Quant à moi, vous le savez, je suis un adepte de : faites bien comme vous le voulez, je ne vous jugerai pas ! []

[1221] Le lendemain matin

Quand j’entre dans cette chambre d’hôtel, je sais que je ne serai là que pour une demi-heure, afin d’arriver à une heure acceptable au bureau ce matin.

Les rideaux sont tirés, aucune lumière n’est allumée, aussi mes yeux n’ont pas encore eu le temps de s’habituer à l’obscurité que mes mains parcourent déjà son corps nu et chaud. Il m’apparaît d’autant plus chaud que, pour ma part, mes mains sont encore fraîches du parcours que je viens de faire en scooter dans le petit matin.

Je me suis débarrassé hâtivement de mon lourd blouson de moto mais n’enlève rien de plus ; je suis en costume, pas de cravate.

Je l’ai attrapée par la taille pour la sentir contre moi. Dans le texto qu’elle m’avait envoyé plus tôt pour s’enquérir de ma possible visite de courtoisie, elle indiquait « mes seins m’ont susurré leur envie d’être repris en bouche » alors je n’attends guère pour glisser mes lèvres de sa bouche à ses seins, d’abord le droit puis son frère impatient, puis je la bascule sur le lit tout proche et je poursuis ma plongée sur son sexe, plus chaud encore que tout le reste de son corps. (suite…)

[1220] L’autruche de la politique

Bien longtemps que je n’avais pas commis un billet sur la politique ici-bas, mais le fait est que je n’avais pas – et je n’ai toujours pas – le cœur à ça.

Quand Kayzer Sözy est arrivé au pouvoir, je m’invitais à trouver consolation dans un autre champ que le politique, compte tenu entre autre de l’état lamentable dans lequel la défaite de la gauche avait laissé le PS1. 2012 est arrivé qui aura vu François Hollande l’emporter d’abord à la primaire socialiste (DSK ayant été, juste avant, fauché par l’affaire du Sofitel de New-York) face à une Martine Aubry dont j’espérais la victoire. Deux ans après, Hollande aura réussi ce tour de force de refoutre le PS, pourtant au pouvoir, dans la tourmente2 et de rendre crédible le retour de Sözy qu’on penserait pourtant grillé et archi-grillé avec toutes les casseroles qu’il se traîne3.

Je soupçonne les 16 % de Français ayant encore une opinion favorable de Hollande4 de mentir, de coucher avec lui ou de ne pas avoir compris la question. (suite…)

  1. Cf. cette archive. []
  2. Faut-il rappeler la branlée électorale reçue lors des deux dernières élections ? Peut-être que oui, vu à quel point le Français a, politiquement, la mémoire courte – pas toi, bien sûr, ami lecteur. Ou bien simplement évoquer l’ambiance tendue de l’Université d’été du PS au lendemain de la nomination du gouvernement « Valls 2 ». []
  3. Hélas encore, ces veaux de Français n’ont aucune réticence à élire et réélire les politiques les plus corrompus et à la morale abjecte. []
  4. Selon le sondage le plus récent que j’ai pu me mettre sous la main. []

[1219] Rock-en-Seine : retour vers le futur !

Oui, Rock-en-Seine débute dans trois jours, mais je vous en offre d’ores et déjà le compte rendu.

Comment puis-je effectuer ce tour de force ? Grâce à ma DeLorean ? Point du tout. C’est juste que j’exhume de mes brouillons mon compte rendu de l’édition 2013 que je n’aurais donc pas rédigé pour rien. Évidemment, si j’avais eu le temps de m’y consacrer un peu plus sérieusement en temps et en heure, j’aurais pris le temps d’illustrer, d’étayer, et il manque dans les lignes ci-dessous bien des souvenirs dont j’aurais sans doute souhaité les agrémenter, et aujourd’hui partis avec le vent.

Puisque je parle de vent, tiens, voyons donc un peu ce que le futur nous promet en termes de météo pour l’édition 2014.

météo Rock en Seine 2014

Frisquet, mais quasiment sec. Je ne sais pas s’il faut s’en désoler (c’est si bon de rôtir sur l’herbe) ou s’en réjouir (compte tenu de la teneur globale de cet été parisien tout pourri). J’espère quand même croiser quelques jolies paires de bottes.

Et maintenant, mettez votre casque et partez un an en arrière ! Accrochez-vous, Doc ! (suite…)

[1218] Bande d’enculées !

Dessin représentant une femme, sur le flanc, se caressant et souriant à l'homme qui la sodomiseAlors que je discutais sodomie (un sujet inépuisable) avec une de mes correspondantes Twitter qui semblait particulièrement apprécier cette pratique au point d’en jouir au-delà (en termes d’intensité) des orgasmes apportés par d’autres types de stimulation (clitoridienne, vaginale…). Non, il ne s’agit pas de Marie Tro mais je vous invite au passage à lire un de ses billets sur le sujet pour admettre que les femmes anales existent.
Elles existent, mais elles sont rares, disais-je justement à cette correspondante.
Alors qu’on voit régulièrement passer des sondages sur le nombre de Français et de Française ayant pratiqué jamais / occasionnellement / régulièrement la sodomie, on trouve moins facilement des chiffres sur qui aime ça ou pas.

(suite…)