[1015] Une sauvageonne

Coup de cœur pour cette image trouvée sur le net. Pour la photo ou pour la fille en photo ? Toujours difficile de faire la part des choses, mais c’est plutôt la sauvageonne ici immortalisée qui m’a tapé dans l’œil.

Elle a quelque chose d’une suicide girl, avec sa peau laiteuse couverte de tatouages, mais n’en a pas la démesure. Les tatouages, déjà. Sa peau n’en est pas totalement recouverte, même si on devine qu’elle en a plus que la photo ne laisse en voir. Il y a celui qu’on ne peut distinguer, dont on n’aperçoit qu’une volute sur sa hanche droite. Pas possible non plus de dire si les deux tatouages recouvrent tout ou partie de son bras gauche et avant-bras droit. Et son double sautoir noir et rouge, dont on devine qu’il fait le tour du cou, que devient-il dans le dos ? La photo s’arrête juste sous un nombril dont on aurait imaginé qu’il aurait, sans détoner, pu être orné d’un piercing faisant écho à la double boucle de sa lèvre inférieure, laissant au voyeur imaginer les beautés qu’aurait pu dévoiler un cadrage moins pudique.
Il y a sa crinière noire en bataille, les cheveux plutôt courts ; on la devine « à la ville » d’une allure plutôt garçonne, ce que ne démentira pas une paire de seins plutôt modestes – faut-il que je rappelle que les petits seins ont souvent ma préférence ? – mais plein de caractère, avec deux aréoles joliment dessinées et leur mamelon saillant (excusez-moi l’espace d’un instant, que j’aille les mordiller). À cette chevelure font écho deux aisselles « au naturel » (je crois l’avoir déjà dit mais les aisselles velues des filles ne me dérangent absolument pas, je crois même que je peux les trouver excitantes – tout en craignant que ce soit un vieux fond de complexe d’Œdipe mal résolu) qui laissent soupçonner une toison pubienne tout aussi naturelle dissimulant un sexe rose étroit.

Et puis il y a cette carnation particulière des joues et du nez, dont on ne sait pas si elles traduisent une émotion particulière devant l’objectif, un abus de l’exposition au soleil ou un excès de consommation éthylique, toujours est-il que je lui trouve un aspect puéril et touchant.
J’espère que tu es majeure, baby, parce que devant toi, je crois que je serais tenté de m’enfoncer en dehors de toute légalité.

[1014] Rasoir

Affiche du film « La dame en noir » avec Daniel Radcliffe

On a presque envie de lire, sur cette affiche :

« Daniel Radcliffe n’est pas Harry Potter »

comme on pouvait lire sur les affiches de tel ou tel épisode de l’adaptation cinématographique de l’œuvre de Ian Flemming « Roger Moore est James Bond ».

Donc, pour la première fois depuis sa célébrité acquise dès ses 11 ans, le petit Daniel revient au cinéma pour incarner un autre personnage. Les plus fanatiques auront suivi qu’il était déjà sorti de son rôle de magicien à l’occasion d’une pièce de théâtre britannique où il faisait même une apparition à poil sur les planches, mais au ciné c’est une première. Bon, on va dire que les producteurs ne se sont pas aventurés très loin des sentiers battus, vu que c’est quand même une histoire fantastique (un film d’horreur, semble-t-il : j’irai po !!!), mais néanmoins on peut trouver une pointe d’audace dans le casting. Pour l’affiche de La dame en noir, il aurait au moins pu se raser, parce que là, ça ne le fait pas.

Ok, je sors.

[1013] Il n’est pas mort, il rubande encore

Couverture de l'album « le bandard fou » de Moebius

Ce n’est pas sans une certaine émotion que j’ai appris, hier, la disparition de Jean Giraud, également connu sous le pseudonyme de Moebius réservé à ses créations orientée S.F. (pseudo inspiré par le fameux ruban de Möbius). J’ai pensé qu’il était mort jeune, mais en fait, pas tant que ça et y réfléchir m’a fait réaliser qu’en approchant le milieu de la quarantaine, forcément, les idoles de ma jeunesse ne pouvaient plus être de sémillants quinquagénaires.

À vrai dire, j’ai toujours été fan de Moebius quand Jean Giraud et notamment son Lieutenant Blueberry ne m’inspirait pas grand chose. L’incal restera une série BD culte de mon adolescence. J’aimais Moebius aussi pour sa capacité à intégrer dans ses créations la sexualité de ses personnages, sans que ce soit le point central de l’intrigue, comme dans de très nombreuses autres BD de l’époque (le cul fait vendre !).

Je vous ferai presque du Flaubert (ça fera plaisir à Anna !) en concluant : Le bandard fou, c’est moi !

[1010] Badabling

J’ai un peu de mal à m’intéresser cette année aux échéances politiques pourtant majeures de 2012. J’ai eu une période d’enthousiasme, au moment des primaires organisées par le P.S., en m’engageant pour Martine Aubry. La désignation de François Hollande a été pour moi une douche froide, comme l’avait été celle de Ségolène Royal cinq ans plus tôt (encore que cette victoire-ci avait été plus inexorable). Une fois de plus, c’était « le favori des sondages » qui était choisi (et sans l’affaire qu’on connaît, c’est DSQ qui aurait été choisi pour les mêmes raisons) sans guère de raison plus profondément politique, qui aurait donné un autre choix (c’est en tout cas mon analyse de mauvais perdant).
Mon inquiétude face à ce choix a fini par doucement s’estomper, en constatant à quel point le candidat concurrent était plombé par cinq années d’un quinquennat exécrable, à l’image exacte de ce qui avait été annoncé en 2007 par tous les anti-sarkozystes primaires et secondaires dont j’étais et je demeure.

Ajoutons à ça un contexte local (me concernant) pas très bandant, des sujets de préoccupations plus personnels (je ne vous apprends rien, ami lecteur !) et un relais médiatique de la campagne plus affligeant d’année en année (à titre d’illustration, l’information, faisant la une, selon laquelle François Hollande et Kayzer Sözy s’étaient serrés la main – rendez-vous compte de la portée de l’événement ! – au dîner annuel du CRIF m’avait consterné), tout ça fait donc que je me tiens très en retrait du buzz de campagne actuel.

Néanmoins, je continue de me réveiller avec le journal de France Inter, et la façon dont on relatait mercredi matin l’intervention de Sözy au JT de mardi soir m’a une fois encore abattu. Dans l’extrait rediffusé, Sözy, qui depuis un moment bat régulièrement sa coulpe en confessant les « erreurs » de son quinquennat, genre « je le r’f’rai plus », parlait de la tentative de nomination de son fiston Jean à la tête de l’EPAD. Sözy explique que c’était un poste sans aucun avantage (même pas 500 € de rémunération, pas de scooter voiture de fonction, etc.) et qu’il pensait que ça ne gênerait personne et il reconnaît « qu’il s’est trompé ».

Mais quelle erreur reconnaît-il ? Celle d’avoir tenté du népotisme ? De placer à la tête de l’établissement son BAC+1,1 de fils ? Absolument pas ! Simplement de mal avoir anticipé la réaction de l’opinion publique. De façon générale, le mea culpa sarkozien porte essentiellement sur l’image qu’il a pu donner de lui-même et non sur les navrantes réformes qu’il a pu mettre en place. Ce qui est bien à l’image de la façon dont est relayée la campagne dont je me plaignais plus haut : la forme plutôt que le fond.

Déprimant.

 

[1004] J’irai po (5)

L'affiche du film ClocloCloclo !

La bande annonce, que j’ai vu au moins deux fois au cinéma (et pourtant, je ne vais pas si souvent au cinéma), m’avait l’air d’un premier degré assez terrifiant, en mode hagiographique (voir le regard énamouré que tous portent sur la bêêêêête de scène).

Quand même, un petit truc me titille : ont-ils osé la scène de la fin de Cloclo, et surtout, le cas échéant, quelle version ont-ils choisi ? (l’officielle, la trash, une inédite ?)

 

Bon, ben vous me raconterez, parce que moi, j’irai po.

[1002] Les mains dans le cambouis

Je m’extrais un instant les mains du cambouis pour vous rassurer, amis lecteurs, et vous inviter à patienter un chouïa.

Je suis en train de vous préparer une note unique dans la burposphère (les plus flagorneurs de mes lecteurs rétorqueront qu’elles le sont toutes) mais néanmoins, elle demande une intense préparation au delà même de la rédaction qu’elle exige.

J’ai une mauvaise nouvelle pour ceux qui ne sont pas abonnés à ma note : il n’y auront pas accès. Ceux qui ne sont pas inscrits savent donc ce qu’il leur reste à faire. J’en profite pour annoncer au passage que nous avons franchi il y a quelque jour le seuil symbolique des 100 abonnés, et franchement je ne pensais pas que vous soyez si nombreux si rapidement.

J’ai dans mes projets d’ouvrir un peu plus au public le corpus de mes archives mais je dois avouer que le temps me manque (et pas seulement parce que je m’amuse à vous préparer ma supercalifragilisticexpialidociousnote). En ce moment, c’est assez chaud au boulot !

Je vous quitte avec cette petite image charmante, dont je trouve qu’elle fait un écho gracile à mon œil à moi.

visage de femme, masque à plume
Illustration :  Sabor Caramelo via alt porn