[1044] Tragédie

http://www.youtube.com/watch?v=O1_DdIxfpIU

Ah ! Cette magnifique vidéo vous permettra même de réviser votre anglais (j’ai eu récemment la conformation sans surprise que mon niveau était Intermédiaire 2, j’ai donc encore besoin des sous-titres) tout en rendant l’hommage qu’il mérite à †Robin Gibb.

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Cela étant dit, je dois ma première émotion bidjizesque à cette publicité de 1971 (putain 1971, j’avais 3 ans, je suppose qu’elle a dû rester longtemps à l’écran – peut-être avec d’autres séquences visuelles parce que j’ai souvenir d’un truc plus romantique) que j’espérais voir lors de la séance à chaque fois que j’allais au cinéma.
J’ai attendu pas mal de temps avant d’apprendre que la musique qui me remuait mon petit cœur romantique de pré-ado était le redoutable I started a joke des Bee Gees.

Quoi que, en recherchant un peu mieux, j’ai trouvé une version de 1977 qui doit être un peu plus raccord avec l’âge auquel j’ai commencé à aller au cinoche.

Ça vous rappelle des trucs, à vous ?

[1043] La vie insulaire ★★★

La vie aquatique de Wes Anderson m’avait laissé le souvenir d’un film tout-à-fait sympathique et foutraque, un film attachant mais proclamant d’une façon qui me semble, à moi, trop ostentatoire « je suis un film indé pour intellos ». Du coup, j’avais zappé ses productions suivantes, attendant d’un film autre chose qu’un sentiment d’appartenance à une caste.

Sur le choix de ma compagne, nous sommes allés voir Margin Call et en voyant la bande annonce de Moonrise Kingdom, j’ai eu une sorte de coup de foudre et j’ai absolument voulu voir ce film, en me disant même que ce serait une excellente occasion de montrer à mes filles du cinéma sachant être à la fois haut-de-gamme et accessible.

Photo du film Moonrise KingdomLa première chose à dire, c’est que la bande-annonce ne m’a pas trompé sur la marchandise ! Quel film pétillant, enthousiasmant ! On y suit les pérégrinations sur une île (imaginaire) de la Nouvelle-Angleterre d’un (ex-)boyscout orphelin et mal-aimé de ses comparses, Sam, et d’une jeune adolescente mal dans sa peau, Suzy, lesquels se sont rencontrés dans des circonstances que je vous laisserai découvrir, alors que la police locale, le chef des scouts et les autres scouts,  l’assistance sociale et les parents de Suzy sont à leurs trousses et qu’une terrible tempête menace…

La distribution est formidable, tant chez les adultes où défilent les vedettes (j’ai été particulièrement touché par l’interprétation d’Edward Norton) que chez les enfants (toujours une gageure pour les films consacrés à l’enfance), le scénario nous captive du début à la fin, c’est magistralement filmé (la séquence d’introduction du générique du début est un petit bijou qui donne d’emblée le ton – ne quittez pas non plus votre siège avant la fin du générique de fin). Bref, à ne pas manquer, même si l’on n’a pas d’enfant !

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Puisque l’on parle de cinéma « parental », quelques mots aussi sur Sur la piste du Marsupilami vu pendant le pont de l’Ascension avec ma fille cadette. Clairement bien plus dispensable que Moonrise Kingdom, le dernier film d’Alain Chabat permet quand même de passer un bon moment.
Il y a quelques faiblesses dans le scénario (mentions spéciales au rôle tout bidon de la productrice télé et à celui de Jacques Weber qui semble cachetonner sans le moindre effort), quelques facilités auxquelles Chabat et sa bande nous ont, hélas, habitués, le manichéisme des personnages comme si les films pour enfants ne pouvaient y échapper (Moonrise Kingdom est justement l’illustration du contraire), mais c’est globalement plutôt marrant. La scène où Lambert Wilson interprète une chanson de Céline Dion, dont j’avais entendu parlé et que j’appréhendais particulièrement est vraiment un moment bidonnant. Jolie petite séquence de deux secondes où l’on voit une grosse limousine (la voiture, pas la vache), dont le conducteur est aveuglé, traverser un carrefour particulièrement dense en grillant le feu, quelques gags fameux dont une partie éventée par la bande-annonce. Houba houba.

Hop !

[1042] Rêverie #1

Elle est allongée sur une très grande table, à moins que ça ne soit un lit. Allongée, les genoux relevés.
Elle n’est plus vêtue que de ses escarpins et de sa robe légère que le printemps lui permet enfin d’enfiler avec un peu d’avance, largement déboutonnée. Tout le reste a été enlevé (si tant est qu’elle ai porté autre chose avant d’arriver). Elle a ouvert ses cuisses et plongé une main sur son sexe. De son majeur tendu, elle écarte ses nymphes pour me révéler la béance de sa chair vive. Didactique, elle se caresse en me détaillant ses gestes.
Je vois ses doigts partis en exploration au plus profond revenir luisants à l’air libre. — Regarde ! me dit-elle amusée en relevant son doigt étirant un filet de mouille, Regarde dans quel état je suis ! Et de reprendre sa branlerie de plus belle.

Debout en face d’elle, dans l’alignement de son corps, je déboutonne mon jean, engouffre ma main dans la braguette pour en extraire ma bite dressée, puis, plus délicatement, mes bourses pour sentir sur mes couilles la douce pression de la toile. Je me branle lentement en la regardant se donner du plaisir ; ses yeux sont posés sur moi mais son regard parfois se brouille, ses yeux se ferment quand, de sa bouche, s’échappe un gémissement.

Je me glisse à sa hauteur, je m’agenouille pour présenter ma bite impatiente à la hauteur de ses lèvres. D’une main, je saisis sa tête pour la faire basculer vers moi, de l’autre je dirige ma queue vers sa bouche déjà ouverte pour m’accueillir.

[1041] Plaisir d’offrir, joie de recevoir

dessin : une femme suce un homme dans une voitureEffrontée se demandait récemment comment les hommes aiment se faire sucer et comment les femmes aiment sucer les hommes (un sujet d’inspiration inépuisable). « Rassurez-moi Messieurs, vous n’êtes pas du style à glisser vos bras mains derrière la tête à la “Vas y ma Poule, fait toi du bien !” ?! » s’interrogeait-elle.

Quelques clics plus tard, je tombe sur ce dessin. Le monsieur en illustration semble justement être du genre à laisser la demoiselle à la manœuvre sans trop souhaiter interférer, en préférant se concentrer sur le plaisir qui lui est offert, agrémenté des vapeurs d’une cigarette.
Certes, cette image de comics n’est pas très éloignée de celle véhiculée par les  films pornographiques « de base », focalisés sur le plaisir masculin et où les femmes sont des créatures lubriques toutes tournées vers la satisfaction de leur(s) partenaire(s). Elle m’émeut, pourtant, cette image, elle m’excite ! Ah ! je passe rapidement sur les seins un peu trop rembourrés de la donzelle pour glisser mon regard plus bas, vers cette main plongée entre ses propres cuisses et je me raconte l’histoire. Le garçon a la tête renversée en arrière, il ne la regarde pas, il ferme sans doute les yeux pour ressentir plus intensément les mouvements de la bouche et de la langue de sa copine sur sa queue. Il a une main qui lui caresse la nuque, peut-être s’en sert-il pour accentuer un peu la pénétration de son sexe dans sa bouche, mais la main qui enserre fermement sa hampe servirait de butée. Non, je crois qu’il la caresse doucement. Et elle, donc, privée du regard de son amant, c’est bien pour elle qu’elle se branle. J’aime voir aussi sa culotte, enlevée à la hâte, restée au niveau de ses chevilles.

Cette image m’excite car j’y vois deux amants heureux.