[95] Puits à souhait (juillet 2006)

Ami lecteur, si tu découvres ce burp depuis moins d’un mois (ce que j’excuse généreusement, n’ayant pas encore trouvé le temps de dépenser le contenu de mon Livret A sur le programme AdWords™ de Google®) et que tu n’as pas encore pris le temps de lire depuis la première, une à une, toutes les notes qui s’y trouvent (ce que je n’excuserai que difficilement, avec un mot signé de tes deux parents — et pas de Mon papa est mort écrasé par un autobus qui tienne, j’ai un cœur de pierre), sache que s’y pratique ici mensuellement ce dont je compte bien faire une coutume :

La requête gagnante du mois

La sélection a été rude. Faut dire (voir les recalés ci-dessous) que l’imagination n’était pas florissante. Ne dégradons pas par nos remarques dévalorisantes le mérite qui revient au vainqueur.

L’heureuse requête gagnante du mois est
«  jupes courte et bottes gratuit ».

Alors là, bravo le respect des accords. Ça me fait penser à un chef de projet qui bosse dans mon équipe, tiens.

Bon, alors comme je ne sais pas trop ce qui devait s’accorder avec quoi, j’émets différentes hypothèses :

  • Jupe courte et bottes gratuites : comme à l’Armée du Salut ? Bon, à l’Armée du Salut, courte, ça doit laisser apparaître un bout de rotule.
  • Jupes courtes et bottes gratuites : elle croyait au Père Noël la minette qui a tapé ça dans Google et qui est tombée sur mon burp ?
  • Jupe courte et botte gratuite : ouais, s’il n’y a qu’une seule botte, on peut imaginer qu’elle soit offerte. Ça me fait penser à ces devantures de magasin de chaussures qui présentent un lot de chaussures à même la rue. N’importe qui pourrait les voler et partir avec, sauf qu’il n’y a que des pieds gauches (ou droits, je ne sais pas). Je suppose que tous les magasins se sont donnés le mot. Ça serait assez con que le André de la rue de Rennes offre le pied gauche et que celui des Quatre temps – La Défense offre le pied droit. On pourrait s’acheter une paire de sandale pour le prix d’un ticket de métro, ça se saurait.
    On a tous imaginé un jour que ces étalages devaient faire le bonheur des unijambistes (ceux qui se sont fait couper la bonne jambe, parce que les autres, ils ne leur reste que leur yeux pour pleurer). Sauf que 1918 ça commence à faire loin et que les unijambistes ne courent pas (ah ah ah) les rues.

Mouais, allez, je vais arrêter de faire mon faux naïf ; on sait bien que le furieux qui a tapoté ça avait en tête :

  • jupe courte et bottes, et ne m’envoie pas sur une saloperie de site payant, moteur de recherche à la con, j’ai plus une thune (variante : il n’est pas venu le jour où j’ouvrirai ma bourse pour me branler).
    Ami masturbateur économe, tu ne rêves pas : aujourd’hui j’exauce ton rêve.

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Oui, je te comprends, tu as eu un peu de mal à te relever de ces épisodes de Chapeau melon et bottes de cuir que tu regardais quand tu étais jeunot. Faut dire qu’elle était assez sexy Diana Riggs avec sa voix de doublure qui à elle seule nous renvoie direct dans le souvenir de nos premiers Guigoz.

J’ai fait une fois l’amour avec ma femme en lui demandant de ne garder que ses bottes. Même pas de mini-jupe, ni rien, non, juste les bottes. Évidemment, cela supposait qu’elle ne portait pas de collant ni de bas, enfin, de manière générale aucun vêtement qui ne puisse s’enlever sans nécessiter d’ôter les bottes. Pour le grand confort de ma femme qui n’était pas à l’époque (l’histoire date un peu) grande spécialiste de ce genre de frasques (quelques années plus tard, elle ne l’est toujours pas. Comme disait Kant : tout être tend à persévérer dans l’être — ne débande pas ami lecteur, j’arrête avec mes digressions), les culottes et les soutiens-gorges font partie des vêtements que l’on arrive à enlever en gardant des bottes aux pieds.

C ‘était vraiment très excitant.

(Ouais, c’est tout.) 

 

Les recalés du mois sont (échantillon sélectif) :

  • histoires erotiques      5,99%
  • touche pipi     4,19% et son frangin touche-pipi     1,20% : ce qui prouve que la nostalgie et le cul font souvent bon ménage
  • histoires     3,59% : j’ai lu récemment une stat qui indiquait que le nombre de requêtes avec un seul mot étaient en décrudescence. C’est assez fascinant qu’avec ce seul mot, on arrive sur mon site. J’étais à la 231ème page ?
  • histoire d’o     2,99% : ahhhh ben oui, c’était bien pour ça le mois de juillet.
  • pipi     2,99% : encore une requête avec un seul mot. No more comment.
  • hexaspray     2,40% qui confirme sa présence en deuxième mois (2,80% le mois dernier, fortiche non ?) ce qui prouve qu’il n’y a pas que le cul qui fasse vendre, mais qui ne me convainc pas pour autant de renommer mon burp Comme un Vidal
  • cyprine     1,80% : la cyprine aussi fait vendre.
  • dim’up     1,80% burp sur les bas nylon     1,20% : j’étais tenté pour ces deux sujets d’en faire les élus du mois, mais j’avais peur de faire un peu trop dans la même lignée que le mois précédent et je ne voudrais pas que ça soit trop voyant que moi aussi ça m’excite à mort.
  • caressé la cuisse     1,20% : je cherche un commentaire spirituel mais je ne trouve pas.
  • clito en image     1,20% : pas de ça chez moi en juillet en tout cas. Une autre fois peut-être ?
  • cyprine et histoire erotiques     1,20% : où l’on voit que les requêtes avec plusieurs mots donnent des résultats probants. Prenez-en de la graine.
  • enfonã§a dans le cul     1,20% : ah ! celui-là, je dois dire qu’il mérite un accessit pour la requête du mois. En temps qu’informaticien, je trouve affolant qu’en 2006 on en soit encore à ramer entre les différents jeux de caractères, et vas-y que mon Mac en ISO-8859-1 il ne comprend pas ton PC en UTF-8, et inversement, et même pire.
  • extraits de pubis humides de plaisir     1,20% : ça, c’était tellement beau que ça aurait mérité de gagner ce mois-ci. Mais le monde est cruel. Et ce ne sont pas les meilleurs qui gagnent. Regarde le Tour de France. Allez Poupou !
  • site:commeuneimage.hautetfort.com frantico     1,20% : voilà un monomaniaque qui a voulu savoir tout ce que j’avais raconté sur Frantico sur ce burp. C’est vrai que j’en ai pas mal causé. Il n’est pas totalement impossible que ce soit moi, d’ailleurs, qui ai lancé cette requête. Je ne me souviens plus.

NB : pour des raisons techniques dépendantes de ma volonté, le mot burp remplace ci-dessus un autre mot ayant la même initiale et le même nombre de lettres. Apparemment, le monde francophone n’a pas encore adopté ma transcription de ce mot vomitif anglais. Bizarre. Je reste patient.

Il y avait les jours précédents des requêtes rigolotes hélas passées à la trappe, alors qu’elles méritaient une place ici. Qu’on se le dise : une pareille désinvolture de ma part ne se reproduira pas et je promets que pour le mois d’août, tout le jus de neurone qui aura conduit les visiteurs hagards sera consigné comme il se doit.

 

[94] Un petit divertissement

Ce n’est pas tant que l’inspiration me manque ; c’est plutôt que j’ai à vous faire découvrir une œuvre selon moi encore trop méconnue [Nota : après vérification, tout de même 130 occurrences dans Google, je ne me ferai pas si facilement passer pour un Christophe Colomb de la poésie oulipienne], quand les jeux de George Sand et d’Alfred de Musset se sont, eux, déjà largement couverts de gloire.

Le poème naïf qui suit est de Paul Adam (romancier français, 1862 – 1920) :

La première fois quand je l’ai vue
J’ai tout de suite remarqué son regard
J’en étais complètement hagard

Dans ce jardin du Luxembourg
Je me suis dit: Faut que je l’aborde
Pour voir si tous deux on s’accorde

J’ai déposé mon baluchon
Alors j’ai vu tes gros yeux doux
J’en suis dev’nu un peu comme fou

Quand je t’ai dis que tu me plaisais
Que j’aimerais bien te revoir
Tu m’as donné rendez-vous le soir

Et je t’ai dis: Oh Pénélope
Que tu étais une sacrée belle fille
Que je t’aimerai toute ma vie

Quand dans ce lit de marguerites
Tu m’as caressé doucement la tête
Ma vie entière est une fête

Et sous les regards de la foule
J’ai posé ma main sur ta main
Vous voyez bien que ce n’est pas malsain

À l’ombre des eucalyptus
Je t’ai dit: je veux que tu me suives
Je te sentais d’humeur lascive

Alors comme ça dans les tulipes
Tu m’as fait une petite promesse
Gage d’affection et de tendresse

Si notre amour devait céder
Je n’aurais plus qu’à me faire prêtre
Je ne pourrai jamais m’en remettre

Car si un jour notre amour rouille
Je m’en mordrai très fort les doigts
Chérie vraiment je n’aime que toi

separator

Naïf mon œil ! Changez maintenant la fin du second vers de chaque strophe, avec ce qui vous traversera l’esprit, de manière à ce que la rime se fasse non plus avec le dernier vers, mais avec le premier.

[93] L’arme absolue

medium_Firefox.gifQue constaté-je avec stupeur dans mes statistiques hautes et fortement détaillées ?
Que 50% de mes  — dois-je l’avouer ? encore rares — visiteurs naviguent avec Firefox. Alors là, ami lecteur, tu m’épates. Alors que la moyenne nationale n’est que de l’ordre de 18% (sur la part de marché réelle de Firefox, on trouve selon les sites différents pourcentages ;  ce billet sur MozillaZine n’indique une part de marché que de l’ordre de 12% en France).

Bon, quand je dis 50%, j’exagère un peu. C’était surtout vrai le premier mois d’existence de mon burp, quand je devais en être le quasi-unique lecteur.

Les statistiques ont un peu changé depuis, et Internet Explorer (I.E.) a repris le dessus, mais dans des proportions tout de même surprenantes. Juges-en plutôt, ami lecteur :

  • En mai 2006 : FF : 50,7%, I.E. : 21,5%
  • Sur le mois de juin 2006, on note :
    • 45,30% pour I.E. versus 43,08% pour Firefox dans les chiffres bruts de fonderie ;
    • 51,3% pour I.E. versus 48,7%, proportions réévaluées en ne prenant pas en compte les moteurs de recherche et autres outils de syndication
  • Sur le mois de juillet 2006, je relève :
    • 49,22% pour I.E. versus 30,22% pour Firefox dans les chiffres bruts de fonderie ;
    • 61,8% pour I.E. versus 37,9%, proportions réévaluées (le pauvre navigateur Opera atteignant 0,3%)

J’en tire les conclusions suivantes :

  • Plus l’audience de mon burp croît (et ça reste encore très raisonnable), plus la proportion de navigateurs IE se rapproche de la moyenne nationale (ce qui paraît assez logique)
  • Que néanmoins, la proportion de surfeurs équipés de Firefox reste largement au dessus de la moyenne nationale, et pour ça, ami lecteur, je te félicite, tu m’épates.

La suite de cette note s’adresse à mon aimable lectorat pas encore équipé de Firefox : un peu de propagande !

Ô toi, lecteur qui n’a pas cru bon de passer du côté argenté de la force, il y a probablement plusieurs explications possibles à ça :

  • La plus simple, la plus évidente, c’est que ça ne t’intéresse pas d’installer plein de nouveaux logiciels sur ton PC, que tu laisses ce genre d’occupations aux bidouilleurs, aux informaticiens, que tu utilises I.E. et que tu en es satisfait(e) (de fait, je ne trouve pas que ça soit un navigateur si mauvais que ça … mais … mais…)
  • La deuxième possibilité, c’est que tu es au bureau et que tu n’as pas le droit de changer de navigateur
  • La troisième… euh… ben j’en vois pas de troisième raison.

Si tu es dans la deuxième situation, je ne peux rien pour toi, mais si tu es dans la première, il me semble judicieux de porter à ta connaissance l’information suivante. Il s’agit d’un article qui cite les travaux d’une société belge :

Leur analyse démontre qu'”une version complètement patchée d’Internet Explorer était non sécurisée 98% du temps en 2004. Pendant 200 jours (54% du temps) en 2004, il y avait un ver ou un virus en liberté capable d’utiliser l’une de ces failles non patchées”. Pour Firefox, il y avait 56 jours en 2004 (15% du temps) où une faille connue n’était pas contrée par un patch, et zéro jour pendant lesquels un logiciel malfaisant était capable d’utiliser une de ces vulnérabilités.

Alors on pourrait croire que Firefox, c’est un machin pour informaticiens, un truc pour ceux qui maîtrisent à fond la question informatique alors que pas du tout, au contraire, c’est quelque chose qui va simplifier la vie de ceux qui n’ont pas justement suffisamment de compétences en informatique pour se protéger de toute la vérole qui circule sur Internet.

Moi qui suis — je le confesse — informaticien, je me suis retrouvé un jour à me battre pendant près de deux heures contre une saloperie de spyware/adware qui s’était installée sur mon PC alors que je naviguais avec I.E. sur hotmail (j’avais déjà installé Firefox, mais quand on accède à Hotmail depuis MSN Messenger, c’est I.E. qui s’ouvre automatiquement). J’étais persuadé qu’avec mes anti-virus, et les quelques mesures de sécurité que j’avais prises sur mon PC, j’étais à l’abri de ce genre de déconvenues, et bien pas du tout !

Je me suis dit, suite à cette mésaventure (j’ai installé le graticiel Spybot depuis, pour améliorer ma protection, que si moi, informaticien, j’avais mis tant de temps à me débarasser de cette saloperie retorse, alors probablement le néophyte n’avait lui aucun moyen de s’en sortir et devait subir, résignés, les fenêtres de publicité permanentes auxquelles nous expose généralement les adwares, quand ce n’est pas pire.

J’ai donc demandé à mes parents d’installer sur leurs PC Firefox, et c’est une bien meilleure protection que la désactivation de javascript et des cookies, manipulation douteuse qu’avait suggérée mon oncle (informaticien aussi, mais de la vieille école) qui rend impossible la navigation sur la plupart des sites en particulier d’e-commerce.

 

Pour être objectif, il y a tout de même quelques petits inconvénients à Firefox, mais qui ne pèsent pas bien lourds face aux avantages déjà avancés.

D’abord, la connaissance de l’anglais est un plus pour en exploiter toutes les possibilités : les pages décrivant les extensions sont majoritairement anglophones.
Mais :

  • il existe un site francophone qui présente le navigateur lui-même, et ses principales extensions ;
  • les extensions elles-mêmes sont généralement disponibles en français (mais pas toujours).

Ensuite, le copier-coller des tableaux entre Firefox et Excel ne marche pas super. J’utilise encore I.E. pour ce genre de rares besoins.

Il existe encore (mais de moins en moins) des sites qui s’affichent assez mal avec Firefox, et là encore, il est intéressant d’avoir I.E. sous la main, ou l’extension IE Tab qui est justement faite pour ça.

Allez hop, puisque tu as courageusement ingéré cette note fastidieuse jusqu’à son terme, au travail, il y en a pour 3 minutes, et je veux voir mes statistiques FF remonter dès le mois d’août !

[92] Zidane et le conflit au Moyen-Orient, c’est kif-kif

Préambule

J’ai lu récemment de le journal de la semaine d’un écrivain allemand vivant à Rome (Libération du 22/07/2006) que, selon lui, l’histoire du coup de tête de Zidane était l’événement sur lequel le plus de monde avait pris position depuis l’attentat du World Trade Center en septembre 2001. 

Je ne crois pas que ce soit le cas, il me semble que c’est une vision assez européo-centriste de la situation ; en gros, que ça n’intéresse que les pays footeux, au premier rang desquels l’Italie et la France. Certes, il y a autour de cette affaire un buzz sur Internet assez phénoménal, qui a probablement un peu dépassé les frontières de nos deux pays. Comme je ne suis qu’en France, je ne sais pas dire avec précision si c’est effectivement un phénomène planétaire, mais j’en doute. Et la planète a trouvé un sujet de prise de position autrement plus intéressant avec l’inflation de violence au Moyen-Orient.

Avant de t’exposer, ami lecteur, comment mon esprit pervers a réussi à trouver une connexion entre ces deux faits historiques et géopolitique, je voudrais t’exposer un truc que j’ai reçu (avec la légende — c’est le cas de le dire — d’origine) qui m’a fait rigoler et qui a dû faire le tour de la France, mais qui t’aura peut-être échappé. Truc qui démontre l’impact mondial de ce coup de boule, hein, au moins !

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AFP 15 heures, le 25/07/2006
Fidel Castro serait mort suite à un attentat commis par un touriste en villégiature à La Havane…

 

[ Inutile de vérifier sur fr.news.yahoo.com, Castro est hélas encore frais comme un gardon saur. ] 

Là où je voulais en venir…

Un récent rebondissement sur l’affaire Zidane-Materazzi est ce scandale en Italie où l’on s’indigne que Materazzi se voit infliger une sanction comparable (même si moindre) à celle de Zidane.

Il faut reconnaître que c’est assez inhabituel que l’on sanctionne avec un niveau équivalent l’auteur du geste sanctionné (en l’occurrence, le coup de tête) et celui qui l’a, selon toute vraisemblance, provoqué. Sur le terrain, au moment où cette faute a eu lieu, la sanction a d’ailleurs été unilatérale : carton rouge pour l’auteur du mauvais geste, tandis que le joueur italien restait sur le terrain. Dès cet instant, pourtant, on pouvait se douter que Zidane ne s’était pas laissé aller à ce geste d’énervement gratuitement. (Il n’en reste pas moins que je pense que Zidane a eu tort de s’emporter, qu’il n’avait pas à s’abaisser au niveau de ses adversaires, bref, il ne devait pas entrer dans leur jeu, mais nous n’avons pas découvert le côté impulsif de Zidane au moment du dernier match de sa carrière, il y avait des précédents…)

Bref, l’Italie s’offusque de ce que le provocateur (n’ayant eu que des mots) se retrouve mis au même niveau que celui qui a eu un vilain geste. Je trouve pour ma part, et sans aucun chauvinisme, que le contraire aurait été injuste. Tant que les provocateurs et les simulateurs resteront impunis, il n’y aucune raison que ces comportements d’anti-jeu disparaissent des terrains.

Israël, en attaquant le Hezbollah au Liban, répond à ce même principe militaire de riposte graduée mis en œuvre par Zizou. La riposte doit être supérieure à l’attaque pour être dissuasive. Ici, pas d’arbitre pour sortir le carton rouge, mais ça gronde, ça fulmine. Pourtant, une bonne partie de l’opinion considère comme légitime la réponse d’Israël aux attaques du Hezbollah. Probablement les ennemis de l’état juif auraient aimés, justement, qu’on sorte le carton rouge. Mais ça n’arrive pas et bien malin qui peut dire comment le conflit va évoluer, parce qu’il n’y aura pas d’arrêt de la partie à la quatre-vingt-dixième minute, ou au deux-cent-millième mort.

[89] Ça me la coupe

Ouais, évidemment, j’aurais pu titrer cette note Da Vinci Gode, jeu de mot qui a déjà été fait environ 25 000 fois (d’après Google). Ç’aurait été un peu plus racoleur quoi que légèrement inexact.

Je vous soumets donc deux petits croquis de Léonard de Vinci, effeuillés sur mon éphéméride Taschen 2006 (une merveille, ces éphémérides).

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Tu imagines, ami lecteur, qu’avec des effeuillages aussi affriolants éparpillés en juin, j’ai passé un mois dans un état d’excitation paroxystique ! 

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Il est amusant de noter au passage sur le copyright que ces dessins sont issus de la collection appartenant à Her Majesty Queen Elizabeth II. (Non, je ne sortirai pas non plus le terrible jeu de mot Gode save the Queen.)