[63] In cauda venenum

medium_img_1070463024510.jpgDepuis un peu moins de 20 ans, je donne régulièrement mon sang.
Enfin, régulièrement, disons quelques fois par an, bien en deçà du maximum autorisé. Mais malgré mon assiduité de seconde zone, avec une certaine fierté du devoir citoyen effectué.

La toute première fois, j’ai saisi l’occasion d’une collecte effectuée sur mon lieu de travail (j’étais alors stagiaire). Avec, je ne vous le cache pas, une certaine appréhension, mais que j’ai assez facilement surmontée. D’autant plus facilement qu’à part le moment désagréable de la piqûre proprement dite, tout se passe assez rapidement et simplement. Quand j’ai donc pu me rendre compte que ce n’était pas toute une montagne, j’ai essayé d’en donner plus régulièrement. D’abord en profitant de chaque passage sur les lieux de travail (mais qui restent rares : une à deux fois par an), puis en fréquentant un établissement hospitalier proche de mon nouveau domicile, qui se trouvait également être centre de transfusion.

So far, so good.

À chaque don de sang, on vous pose toujours les mêmes questions préalables, autour de vos récents événements médicaux ou sexuels. On apprend rapidement qu’il n’est pas judicieux de candidater pour un don de sang si l’on est allé chez le dentiste récemment, ou si on vient de se faire tatouer, ou si on a eu un accident de capote, etc.

Je réponds toujours scrupuleusement aux questionnaires de santé, sans dissimuler les réalités de ma vie sexuelle légèrement plus “débridée” que celle du citoyen lambda monogame et fidèle. Je ne suis pas non plus un habitué des coups d’un soir, a fortiori non protégés ; je pratique un safe sex avec des partenaires avec qui j’essaye en général de m’engager dans une certaine durée, même dans le cadre d’une relation adultère. Je zappe beaucoup moins que bien des célibataires que j’observe autour de moi. J’ai conscience toutefois que ces activités me classent dans une catégorie « à risque », aussi j’évite d’aller donner mon sang quand je démarre juste une nouvelle liaison, et je ne confonds pas « don de sang » avec « test de dépistage » (même si, évidemment, chaque don est contrôlé).

Tout se passait donc à merveille, et même on me félicitait pour mon excellent taux de globules rouges, allant même jusqu’à me proposer une érythrophérèse (c’est à dire un don spécifique de globules rouges, comme il existe également le don spécifique de plaquette, pratique généreuse qui vous demande plusieurs heures de votre temps, contrairement au don total, assez rapide). Je n’ai pas eu l’occasion de la faire pour des raisons organisationnelles : je donne mon sang le week-end, et en semaine je bosse — loin de l’hosto. Et pas d’érythrophérèse le samedi. C’est comme dans Alice au Pays des Merveilles: « la règle est “ Confiture hier, et confiture demain, mais pas confiture aujourd’hui ” ». Déconfiture, donc.

Tout se passait donc à merveille jusqu’au jour où le médecin qui m’interrogeait (et que j’avais déjà vu plusieurs fois) me posa une question différente de celles que je recevais habituellement. Au lieu de me demander si j’avais eu une relation homosexuelle au cours des X derniers mois, il me demanda si j’avais eu une relation homosexuelle (tout court). Alors j’ai répondu oui, que ça remontait à plus de 5 ans. Il m’a demandé jusqu’où c’était allé, alors je lui ai dit qu’il y avait eu pénétration, que j’avais pénétré mon partenaire, dans les règles du safe sex, donc avec préservatif. «  Ah oui ! me dit-il, vous n’avez pas seulement joué à touche-pipi… » (et je cite ses mots qui m’avait choqués — dans la bouche d’un médecin qui devait en avoir vu d’autres). Je lui ai dit, qu’effectivement, non, mais que ça avait été fait sans contamination, que j’avais fait depuis un test HIV, etc.

Ça a déplu à ce médecin qui n’a pas voulu de mon don, a prétexté je ne sais plus quoi pour le repousser à plus tard, et curieusement, alors que j’étais régulièrement relancé par téléphone pour venir donner mon sang, depuis cet incident, je n’ai jamais plus reçu ni courrier ni appel.

Si vous crevez un jour parce que vous manquez de sang ou de globules rouges (en plus je suis donneur universel !), pensez à me blâmer d’avoir, à 32 ans, voulu aller un peu plus loin que lors de mes jeux adolescents.

[61] On nous ment !

Comme le relate cet article de VNUNET, L’UFC-Que choisir vient d’assigner en justice (via ses internautes d’adhérents)  Alice en particulier pour s’attaquer aux publicités d’Alice jugées trompeuses

 

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Elle n’est pas plus jolie, Alice en brune ?
Y’a pas photo…

Eh ben ! Il était temps. Moi je dois dire que ça fait un moment que je suis choqué par ces publicités qui vantent la prétendue transparence d’Alice. On voit (dans les spots) une créature blonde censée incarner Alice (comme Marianne incarne la France) et qui rend transparent tout ce qu’elle approche (comme Midas transforme tout ce qu’il touche en or).

 

Or, quoi qui reste de manière totalement injustifiée immuablement opaque ? Non pas les C.G.V. (Conditions Générales de Ventes — ami lecteur, si tu ne veux pas te faire avoir, pense à les lire et abonne-toi à Que Choisir), mais bel et bien les habits neufs d’Alice, robe et sous-vêtements compris.

Bon, pourtant elle est blonde et ce genre de femme c’est pas ma tasse de thé, mais je trouve quand même qu’on se fout du monde.

Vas-y, Que Choisir ! Va, cours, vole et me venge ! 

[58] méli-mélo

… sans queue ni tête ?

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Une jolie petite image sur le site d’une artiste à l’imagination plaisante. Site déjà référencé sur d’autres burps, mais c’est pas grave. Si vous tombez ici par hasard (ou non) et que vous ne connaissiez pas, ça sera une occasion de plus de découvrir…

Elle s’appelle Colette Calascione et son site se visite .

 

Le titre du tableau que j’ai réduit en vignette (pour respecter les droits d’auteurs – comme je suis vertueux !) est Boudior et j’ignore s’il s’agit d’une faute de frappe ou d’une astuce volontaire (qui m’échappe un peu).

 

Mots-clés :

[54] Par un éclatement rugueux

L’érotisme selon Systran™ 

Je reçois chaque mois la newsletter de Mobipocket qui tente vainement de me faire acheter des ebooks (des euh-livres, en french). Il y a d’une part des grands classiques de la littérature française, tombés depuis des lustres dans le domaine public et à ce titre trouvables relativement facilement gratuitement sur le Web (par exemple au sein du projet Gutenberg).

Et puis, comme, comme chacun sait, le cul fait vendre, on tente aussi de me racoler en me proposant divers opuscules érotiques. Pendant quelques mois, j’ai reçu des propositions à la fois alléchantes & intriguantes, comme suit. Cette époque est hélas révolue, désormais je ne reçois que des accroches standard du genre : « On ne connaît pas l’auteur (ni l’éditeur, bien entendu) de ce mystérieux roman érotique qui ne figure pas à la Réserve de la Bibliothèque nationale, et n’est pas cité dans la grande bibliographie de Pascal Pia, Les Livres de l’enfer. On n’en a recensé que deux éditions, toutes deux supposées venir de « Montréal », l’une datée de 1957 (peut-être antidatée), l’autre de 1960, (…) »
Nul doute qu’il s’agisse là d’un délicieux petit roman érotique, mais je préfère le contact charnel du papier et j’aurais peur de provoquer quelques faux contacts si par mégarde du sperme venait à gicler sur mon Palm™ (Palm, comme la paume de la main, NDLR). Au prix que ça coûte ces saletés.

Quant aux accroches dont je pleure la disparition (sans doute quelque grincheux qui aura eu la bête idée de se plaindre auprès de Mobipocket sur le mode « mais on comprend rien à votr’ machin, c’est même pas bandant » ou encore « c’est chouette, l’érotisme selon Systran™ » – ah merde ! c’est le titre de ma note justement. Mais je ne me suis pas plaint, justement), en voici un florilège :

Apprécier !

I – Le Sexe de Noyau Dur de XXX Derrière les Portes de… by Naughty Ameroca – $2.39

A la fin du regarde/télécharge d’images le vidéo pour votre plaisir de vue.
Le professeur Lea au gingembre a enseigné Vincent tout il sait de l’orientation du couple. , Au moins qu’est bien qu’il a pensé parce que quand il diminue de son bureau pour un petit cours d’honoraires supplémentaires sur les morales et l’éthique il se trouve dans une position More…

 

II – Le meilleur Sexe Jamais by Naughty America – $2.39

A la fin du regarde/télécharge d’images le vidéo pour votre plaisir de vue.
Le vidéo est dans l’anglais – Désolé. S’il vous plaît être patient comme il peut prendre une minute ou deux charger. Si vous avez besoin de lui dans un codec différent me permets de sait s’il vous plaît :
Si vous voulez plus More…

 

III – Andrew et le sien Meilleur Mère-Vous de l’Ami Veut… by Naughty America – $2.39

A la fin du regarde/télécharge d’images le vidéo pour votre plaisir de vue.
Le Chasseur de Cheyenne est l’Enfer aider l’ami de son fils résolu à, Andrew, par un éclatement rugueux. Comme hésitant et naïf comme Andrew joue il n’est pas d’allumette pour la prouesse de telle une femme expérimentée et excitée. Juste le mensonge de retour, Andrew, et laisser l’orage More…

 

IV – Mme Monroe Trompe L’Ami Meilleur de Son Fils Avec … by Naughty America – $2.39

A la fin du regarde/télécharge d’images le vidéo pour votre plaisir de vue.
Quand Mme Monroe Chant de noël découvre son fils et son ami, Anthony, accueilli un kegger chez elle elle peut garder à peine de souffler son sommet. Et une fois Mme Monroe allume son charme séduisant pour forcer la vérité de lui son tout Anthony peut faire pour garder de sauter qu’elle More… 

 

 


Post Scriptum :

 

Si vous faites confiance aux systèmes de traduction automatique qu’on peut trouver çà et là sur internet, je vous invite à faire l’exercice de la double traduction. Vous prenez un texte. Vous le traduisez, mettons, en anglais. Puis vous transformez à nouveau la bouillie de mots ainsi obtenue en français. Contemplez le résultat. Des heures d’amusement en perspective pour les longues soirées d’hiver. La preuve par l’exemple avec ce paragraphe-ci mouliné : 

Si vous rendez la confiance avec les systèmes de traduction automatique qu’on peut trouver cela et là sur l’Internet, je vous invite à faire l’exercice de la double traduction. Vous prenez un texte. Vous le traduisez, avez mis, en anglais. Alors vous transformez encore la pulpe des mots obtenus ainsi en Français. Contemplent le résultat. Heures de récréation dans la perspective pour les longues soirées pour l’hiver. La preuve pour l’exemple avec ce paragraphe écrasé. 

[52] Gogooooooaaaaaaaal !

La note inutile du jour

Vous aurez remarqué que j’aime à l’occasion jouer les maîtres Capello (Capelli ? Capellos ?). Alors, hop, une petite leçon vite fait bien fait, histoire d’être moi aussi référencé dans Google sur les mots clés Mundial Fifa 2006 prostitution.

Q : Faut-il écrire « Vive les Pays-Bas » ou « Vivent les Pays-Bas ».

R : Faut écrire « Vive la Hollande » et pas faire chier, de toute façon ils se sont fait battre par le Portugal.

[49] Avec un mois de retard

Avril, une production Haut et Court (ça change de Haut et Fort, amis burpeurs), est un bel exemple de film qu’on aurait aimé aimer, mais auquel il manque un peu de finesse pour qu’on soit réellement séduit. En dépit d’un point de départ pourtant assez originale (la découverte du monde extérieur par une jeune femme n’ayant connu que le couvent où elle fut accueillie – bébé abandonné – et élevée.

Sur les conseils d’une soeur émancipatrice, elle osera toutefois faire une parenthèse de 20 jours, à la recherche de son frère jumeau dont on lui avait jusqu’à ce jour caché l’existence.

Avril (c’est le prénom de l’héroïne, incarnée par Sophie Quinton pour laquelle je dois avouer un petit faible – j’étais allé voir Qui a tué Bambi pratiquement pour la seule présence de cette jeune beauté plantureuse qui m’avait rappelé Juliette Binoche à ses débuts : joues rebondies, charmantes rondeurs, air innocent et mutin à la fois) tombe donc avec beaucoup de chance, ou l’aide de Dieu, ou l’assistance du scénariste, c’est selon, sur un jeune garçon beau et sensible qui l’accompagnera dans sa recherche … et qui à la fin, devinez-quoi ? Non je l’dirai pas.

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Avril et son jumeau (si, si) de frangin beau et sensible – Photo ©DR 
 

Avril finit par rencontrer son frangin (beau et sensible) dans un petit logement de fortune en bord de mer (indépendant et rock’n roll), lequel est avec son copain beau et sensible, car ce frère se révèle beau et sensible et homosexuel. Ah non pardon, sensible et bisexuel. 

Bon, au début, tout les sépare. Et puis à la fin ils sont soudés comme les doigts de la main.

Je vous laisse deviner si c’est Avril qui réussit à attirer les trois garçons vers le chemin de la stricte obédience aux commandements de Dieu, ou si les efforts conjugués des trois garçons beaux et sensibles réussiront en 3 semaines à transformer Avril qui n’avait connu pendant 20 ans qu’une petite dizaine de femmes et 3 hectares de terrain en hédoniste de première bourre.

Je ne vous dirais rien du final mélo & manichéen qu’on dirait une grosse merde holywoodienne comme dirait une commentatrice de ce burp. Encore que dans une grosse merde holywoodienne, on aurait présenté cette œuvre à un public qui se serait empressé de faire changer cette fin.

Bref, on a vraiment un peu de mal à croire à cette évolution à vitesse grand V, et c’est dommage parce que la Sophie Quinton reste furieusement mignonne (avec ou sans robe de bure), avec un jeu un peu hébété charmant mais qui n’atteint pas la luminosité de Catherine Mouchet dans le Thérèse d’Alain Cavalier.
Par contre, le choix de Miou-Miou dans un des rôles me paraît tout à fait judicieux.

 

Message personnel : 

Il est paraît-il
Des terres brûlées
Donnant plus de blé
Qu’un meilleur Avril