[136] Le repas des fauves (Nadia – 2)

Le premier épisode est .


 

Durant le bref trajet en taxi, je t’ai pelotée sans scrupule et nos corps se sont frottés (et ce con de chauffeur de taxi râlait — avait-il peur qu’on salisse sa banquette ? — au lieu de profiter du spectacle), mais tu n’as pas porté ta main sur mon entrejambe. Ma queue était comprimée, coincée qu’elle était dans la jambe gauche de mon jeans, gonflée, mais orientée vers le bas, j’aurais bien aimé que tu l’approches, même à travers le tissu, de ta main. Je t’aurais invitée à la redresser vers le haut, pour qu’elle respire. Non, tu t’es contentée de la sentir palpiter contre ta cuisse, probablement lui auras-tu décochée quelques coups d’œil (mais ils m’ont échappé) pour évaluer la bête d’après la bosse qui s’était formée sous ma poche.

Une fois descendu du taxi, je l’ai furtivement remise en place, d’un geste assuré mais peu élégant de la main, tandis que tu me tournais le dos, en composant le digicode.

Je n’ai bien évidemment pas respecté les règles protocolaires de bienséance ; je t’ai laissée passer devant, pour mieux te voir onduler de la croupe, pour pencher mon visage entre tes jambes et voir ce que je n’avais que touché : tes bas, des Dim’up noirs, un classique dont je ne me lasserai pas de sitôt. Et une culotte, que je n’ai pas bien distinguée. Il y en a une, c’est sûr. Un tissu sombre. Noir probablement, ou vert anglais, prune, peut-être… Je vais pour glisser ma main vers elle, mais tu coinces très brusquement ma main entre tes deux genoux en rigolant un Tsss tsss… Je ne dis rien, mais je n’en pense pas moins (Mister Hyde dans son cœur / Prenait des notes pour le docteur…). 

Nous arrivons donc au troisième, chez toi, c’est un petit deux pièces clair, décoré avec goût, presque trop chic, j’avais imaginé un truc un peu plus bricolé, mais il est vrai que tu n’es plus étudiante depuis un moment, maintenant. 

Tu me proposes quelque chose à boire mais c’est de toi dont j’ai soif. Je te plaque contre un mur tandis que nos langues recommencent leur joute. Ta main gauche glisse sous mon pantalon et s’empare d’une fesse ; ta main droite passe sous ma chemise et remonte jusque mon épaule où elle s’agrippe ; tout ceci n’a duré qu’une seconde et te voilà qui décolle du sol, tes jambes s’enroulent autour de mes cuisses et ton bassin se frotte sur mon ventre. J’ai cru que j’allais perdre l’équilibre mais grâce au mur notre Légo tient le choc. Le bas de ta robe a remonté jusqu’à ta taille. Noire. Elle était noire, finalement, ta culotte que je vois maintenant, noire avec des broderies or. Je glisse un doigt par tes fesses que je fais remonter jusqu’à ton sexe. Je viens mesurer l’hygrométrie et le cadran annonce « queue bienvenue, avis de baise de force 8 à 9 ». Pas mécontent, je poursuis l’investigation pour m’immiscer jusqu’à l’entrée de ton sexe. Tes lèvres s’écartent doucement sur mon passage tandis que tu me lèches une oreille, avant d’y glisser un « attends ! », très doux, mais que je ne contrarierai pas. J’arrête tout, je te redépose au sol. Tu me regardes droit dans mes yeux et tu me dis que tu veux d’abord voir la queue qui compte succéder au doigt. « Je t’en prie, prends le temps qu’il te faudra ! » Alors tu le prends. Tu t’agenouilles devant moi et tu commences par délacer mes chaussures. Tu les ôtes l’une après l’autre en allant jusqu’à les ranger soigneusement côte à côte. Tu retires ensuite mes chaussettes. Je remercie Saint-Rexona de m’avoir, au milieu de l’adolescence, placé sous sa protection. Tu ne te serais pas arrêtée à des pieds qui puent, mais je préfère autant t’avoir évité ça. Tu te redresses et voilà que, un par un, tu fais maintenant sauter les boutons de ma chemise. Tu l’enlèves non sans avoir de tes mains caressé ma peau. « Tu es doux » m’as-tu glissé. Je n’ai rien répondu. Tu l’as posée délicatement sur une chaise et tu es revenue vers moi. Tu t’es un peu escrimée sur ma ceinture qui ne s’ouvre pas comme une ceinture à boucle ordinaire, puis en la tirant tu l’as fait coulisser par les passants. Cela ferait un beau fouet entre tes mains, ai-je pensé. J’ai dégluti silencieusement au moment où tes doigts approchaient le bouton de mon pantalon. Bruit imperceptible du bouton qui saute, puis zip discret de la fermeture, et ta main qui se glisse contre mon boxer le long de mon sexe. Tu me regardes. Je te regarde. Mon pantalon tombe. J’agite les jambes pour m’en débarrasser, mais là encore tu reprends le temps de l’ôter délicatement. Tu le replies et tu le poses avec la chemise. Tes deux mains sur mon boxer le font glisser doucement. Tu t’arranges pour ne faire d’abord apparaître que le gland alors que mon sexe entier aurait pu jaillir comme un diable hors de la boîte. Le boxer tombe à son tour, tu regardes alternativement mes yeux et ma queue. « Elle est fièrement dressée » pourrais-je écrire. Mais elle n’était pas fière, elle était juste heureuse. D’être entre de bonnes mains. Tu me branles doucement, pas pour me faire durcir, je bande déjà assez. Non, comme si tu voulais prendre sa mesure, t’approprier son volume, sa forme, sentir d’abord entre tes doigts sa peau coulisser avant de laisser son tour à ta chatte. « J’attends toujours ? » Tu aurais répondu oui si ta bouche n’avait pas déjà avalé la moitié de mon sexe. J’hésite un instant à me laisser faire, mais je ne veux plus attendre. Je te repousse, tant pis pour nos frustrations mutuelles. Alors tu tentes de me reprendre en bouche, tu râles, tu dis « Mais qu’est-ce que c’est que ces façons ! » mais je m’esquive et nous commençons une petite lutte. Je t’annonce que je vais te baiser maintenant. Je bloque tes bras le long de ton corps, je passe dans ton dos. De lointains souvenirs de judo me reviennent en tête. J’ai cette curieuse pensée parasite du bouquin de John Irving, Un mariage Poids Moyen, qui me traverse une seconde l’esprit. Je te soulève pour te basculer le ventre sur le bord de ton canapé. Punaise ! Je suis à poil et mes capotes sont dans la poche de mon pantalon que tu as rangé. Je te relève donc et tu ne comprends pas pourquoi. Je chope bras tendu mon fut’ et je te rebascule sur le canapé. Je suis à poil mais pas toi. Je remonte ta robe et colle mon bas-ventre sur ton cul. Aimablement, tu fais un peu moins semblant de te débattre tandis que je déchire d’une main l’emballage du préservatif coincé entre mes dents. Je te bloque maintenant du genou le temps de l’enfiler, puis je me plaque tout du long sur ton corps. Ta joue gauche est collée sur le tissu du canapé, ton visage est rouge et tu transpires, tu as le souffle un peu court et je te fixe tandis que de la main j’écarte le tissu qui obstrue l’accès à ta chatte. Cette même main qui ensuite guide mon sexe vers le tien. Tes chairs qui s’écartent devant ma foreuse violacée. Je m’introduis aussi loin que je peux et nos bouches se mangent à nouveau. On s’embrasse comme si on allait crever et que ce baiser serait le dernier. Nos lèvres par instant se décollent quand je te donne un coup de rein plus violent ou hors du rythme que ta croupe a pris. Nos murmures deviennent mugissements. Je stoppe un instant pour reprendre mon souffle mais tu m’intimes un « continue ! continue tout de suite » qui  ne sera pas contrarié. Je reprends donc et je sens mon plaisir qui monte avec le tien.

N’est-ce pas trop romantique, pour une première fois, un orgasme simultané ?
Non, ce n’est pas trop romantique. Ça m’a surtout surpris.

Sympathique ce hors d’œuvre.

medium_03-29.jpg

Illustration : Jan Saudek

À suivre, ici

[135] Mel G.

medium_MelGibson.2.jpgSuite à ses déboires sous influence alcoolique, l’acteur australien (nb : l’histoire ne dit pas s’il a un lien de parenté avec les chercheurs collés au cul des vaches) Mel Gibson a été condamné à suivre quelques séances chez les Alcooliques Anonymes.

J’imagine la scène.

Non, avant d’imaginer la scène, je fais une petite parenthèse sur le terme “anonyme” (du grec anonymous : qui n’a pas de nom). As-tu remarqué, ami lecteur, combien les journalistes (à la télé ou à la radio) usaient et abusaient de ce mot pour désigner les gens qu’il faudrait en réalité qualifier d’inconnus. Pas des célébrités quoi.
Ex : Aux obsèques de Guy de La Trouffière, on put apercevoir Chantal Crispie et Ginette Bidoche et des dizaines d’anonymes.
Anonymes mon cul ! Ces gens-là ont un nom comme vous et moi, et ne sont pas venus rendre un dernier hommage (ah ben sur rendre un dernier hommage on pourrait s’exciter aussi. Dernier hommage mon cul. Dans un an, Drucker rendra un hommage à Guy de La Trouffière : un an déjà. Et puis la même chose cinq ans plus tard, puis dix, etc.) incognitos. Bon, y’aura bien dans la foule des inconnus, un ou deux péquenots affublés de lunettes noires pour essayer de se faire passer pour des stars incapables d’oser montrer leurs yeux probablement peu rougis par le chagrin. Si on leur avait demandé leur nom, ils se seraient empressés de le donner, devant les caméras en plus.

J’imagine la scène, donc.

L’animateur — Ce soir, nous accueillons dans notre groupe Mel Gib… euh Mel. Bonsoir Mel.
Le groupe (90% de journalistes planqués) — Bonsoir Mel
Mel Gib… pardon Mel G. — Hum ! ‘soir… putain fais chier
L’animateur — Parle nous de ton problème, Mel ! [il se lèche les babines]
Mel G. — Bon, voilà, ça a commencé sur le tournage de Mad Max, il faisait chaud dans ce putain de désert, et j’ai commencé à prendre une bière, et puis une autre… Bon sang, en fin de journée, j’étais un peu cuit (et j’étais pas le seul), et le tournage a pris du retard, c’était le début de l’engrenage.
Le groupe — Ohhh…
Mel G. — Alors ce sale youpin de producteur a commencé à nous faire emmerder [ Rumeurs dans le groupe ] et pour le faire chier, comme le film a eu du succès et que le n°2 était annoncé, j’ai exigé par contrat d’avoir à disposition sur le tournage un réfrigérateur rempli en permanence de bière fraîche.
Une femme, dans le groupe, en aparte — Eh, Mel, tu me dédicacerais ma bouteille de scotch au vestiaire, steup’ ?
Un homme, dans le groupe — Est-ce qu’on pourrait parler de mon problème avec Brenda qui …
L’animateur — Georges, ta gueule. On écoute Mel ce soir.
Georges (il n’est plus anonyme, là, hein, on sait qu’il s’appelle Georges) — Mais tu m’avais promis de …
L’animateur — Georges, ta gueule, j’te dis. Et Mel, je suppose que ça n’a fait qu’empirer par la suite
Mel G. — Oh punaise oui, sur l’arme fatale, qu’est-ce qu’on s’en est mis avec Danny Glo… euh Danny G. Un négro, çui-là, mais au moins il est goy.
L’animateur — Georges, ne fais pas semblant de sauter par la fenêtre. Bon, Mel, c’est pas tout ça mais c’est pas Vanity ici…
Un journaliste de Vanity déguisé en Alcoolique Anonyme (il a mis des lunettes noires), en aparté — Mais y m’casse ma barraque lui ?!
L’animateur — … Donc, Mel, puisque tu viens nous voir, que comptes-tu faire maintenant ?
Mel G. — Je viens vous voir parce que je suis obligé, hein, mais tu peux toujours courir pour que je fasse sauter cette clause de mes contrats.
L’animateur — Je crois que Georges a sauté. Quelqu’un peut regarder à quoi ça ressemble en bas pour appeler une ambulance ou la morgue ? (en aparté) Pting c’est le 3ème ce trimestre, fais chier ! C’est pas S.O.S. amitié ici ! C’est pas cool les A.A. à Berverly.
Mel G. — Bon, ça y est ? L’heure est passée ? J’me casse. À la semaine prochaine bande de nases.
Il sort et file un coup de boule à chacun des 3 journalistes qu’il a reconnus. 


Crédit Photo : REUTERS/Felipe Courzo

[134] Die Kuh macht Muh

medium_vache.jpgJ’ai appris dernièrement que les gouvernements Australien et Néo-Zélandais allaient injecter quelques millions (à moins qu’il ne s’agisse de milliards, je n’ai pas les chiffres alors je brode) dans la recherche concernant les émissions de gaz polluant par le cul des vaches.

Sais-tu, ami lecteur, que notre amie la vache pète beaucoup et émet de ce fait une quantité non négligeable de méthane qui finit par avoir un effet polluant sur notre atmosphère. Ceci n’est pas une intox’ montée par le consortium Renault-Peugeot-Volkswagen pour faire porter le chapeau du trou de la couche d’ozone au trou du cul des vaches. Non, c’est la réalité vraie.

Je ne sais pas si les vaches pètent plus en Océanie qu’en Europe, si les turbulences de leur flatulences tournent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère Sud, en tout cas, ils se sentent (sic) beaucoup plus concernés là-bas que de par chez nous.

Des études ont d’ores et déjà montré qu’une vache qui pète moins produit plus de lait. C’est ce qu’on appelle faire d’une pierre deux coups (et je me suis retenu de faire ici un médiocre calembour : rendons hommage à mon sang froid).
L’objet des recherches vise donc à voir comment améliorer la digestion du bestiau pour en arriver là : moins de gaz et plus de lait (néanmoins, si le principe de Lavoisier rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme s’applique, le pire est à craindre concernant le goût de ce lait supplémentaire).

Je me demande par ailleurs pourquoi l’on n’a pas encore tenté de planter dans le cul de nos charmantes bêtes à cornes des petits bidules destinés à récupérer le gaz, qu’on vendrait mis en bombonne pour faire chauffer les plats en camping et donner ainsi à nos sorties scouts un vrai goût champêtre.

Le XXIème siècle sera écologique ou ne sera pas.
Il n’y a pas de meuh.

[133] Sarracénia – Épisode Leroy-Merlin (inédit)

 

medium_JDL-D820-0059.jpg

Elles n’avaient pas l’air très fraîches, les sarracénias, disposées chez Leroy-Merlin devant les caisses comme de vulgaires paquets de chewing-gums (notre image, prise par notre photo-reporter au péril de sa vie). Sans compter ces étiquettes dont les plantes étaient affublées, comme si on offrait ces fleurs comme on fait une bonne blague.
Ce voyant, I*** demanda un rendez-vous immédiat avec le gérant.

Celui-ci la reçut dans son bureau avec un sourire aussi large que ne l’était le décolleté de son interlocutrice. Hummm je lui proposerais bien quelques cours de bricolage privée, à cette salope, pensa-t-il, tandis qu’il lui présentait un siège en l’invitant à s’asseoir. I*** pourtant ne s’assit pas. Elle lui mit directement la main entre les jambes. Jean (c’était le prénom du gérant) bafouilla un je-ne-sais-quoi inaudible en rougissant et choisit de profiter de l’incongruïté de la situation sans mot dire. Faut dire que ça lui changeait de l’heure et demi qu’il venait de passer avec le client précédent à qui il avait veinement essayer d’expliquer pourquoi il ne pouvait pas envoyer des télex à tous les détaillant pour trouver deux rouleaux de papier peint Nuancia – Esprit de printemps ayant le numéro de bain 362834-W4.

— ‘ous cha’ez, machonna I***, ‘anchement c’est ‘as une ‘achon de ‘end’e des ‘a”achénias, ça.
Jean n’avait strictement rien compris. Au moment où il demanda — Pardon ? il sentit les dents se planter dans ses chairs. Il eut le temps de crier un instant, mais pas longtemps. I*** avait l’habitude, maintenant, du geste et ça ne lui prenait plus longtemps pour émasculer ses victimes. Sa main avait couvert sa bouche, pendant que Jean, à genoux, se vidait de son sang.
— Pas de pardon ! répondit-elle au cadavre chaud qu’elle tenait dans ses mains.

Elle s’éclipsa par la sortie de secours. Malheureusement les caméras de surveillance avaient tout filmé. I*** avait pour la deuxième fois de sa vie agit impulsivement, et ce fut une deuxième fois de trop.

Ce con de Nicolas était en train de se faire enculer sous la douche à la centrale de Fleury au moment où TF1 diffusa la nouvelle. Il n’en sut donc rien. Il n’avait qu’à lire le journal après tout. 


PS : pour la version originale et intégrale, c’est ou .
PPS : Non, lib ! pas taper !

[132] 13 contre-vérités affligeantes à dégommer fissa !

Le magazine féminin (burp ! excusez-moi c’est nerveux) Biba, qui était pourtant drôle à lire il y a quelques années, nous infligeât dans son numéro d’août 2006 d’un pathétique article intitulé : « 13 idées reçues à dégommer fissa ! », et signé Anaïs Renard (probablement un pseudonyme d’un pauvre pigiste payé 20 euros pour pondre à la bourre un article un peu cul pour ce numéro estival). Je n’imagine pas un être doué de raison poser son vrai nom comme signature d’un article aussi lamentable. Ça me rappelle il y a quelques années dans le journal gratuit distribué dans les Gaumont ou les UGC, il y avait une certaine Zoé Balin, toujours d’attaque pour signer les articles les plus dithyrambiques de toutes les infâmes merdes hollywoodiennes ou françaises qui ne manquent pas de sortir chaque mois.

Zoé, si tu me lis, si tu existes, sache que j’ai pensé et dit beaucoup de mal de toi à l’époque, mais vois que tu m’as durablement marqué puisque 10 ans après je pense encore à toi.

Reprenons.

« On croit savoir plein de trucs sur les hommes (« ils ont envie tout le temps »). Eux aussi (« elles aiment quand ça dure »). Mais parfois c’est juste faux. » dit l’article.

Parfois, c’est juste que ça dépend, rétorqué-je énervé, et ce n’est pas parce que quelque chose n’est pas toujours vrai qu’il est toujours faux.

Revue de détail :

  1. Il croit qu’on aime expérimenter des tas de positions. Ici la journaliste (burp ! pardonnez-moi c’est assez nerveux) raconte que les mecs qui changent de positions toutes les deux secondes pour montrer leur technique conduisent difficilement leur partenaire à l’orgasme. Soit. Je reste toutefois très circonspect  sur la métaphore utilisée : « quand on à l’impression de passes ses nuits en compagnie de Sarko en campagne, on a du mal à se détendre ». Beuh ! Anaïs Renaud est-elle l’immortelle auteure de la biographie censurée de Cécilia ? A-t-elle souvenance d’une soirée qui aurait mal tournée après que son amant a sorti de son baise-en-ville un kärcher ?
  2. Il croit qu’on aime les mots cochons sussurés dans l’oreille : ici on nous indique que les mots cochons ne seraient bons qu’à l’instant pré-orgastique. Moi j’en connais une au moins que ça déconcentre totalement à tout moment et que ce genre de petites grivoiseries aurait tendance à stopper tout net, d’autres à qui ça plaît en préliminaires voire en pré-préliminaires (petits envois de SMS par exemple). Les filles, vous confirmez ?
  3. Il croit qu’on aime qu’il nous malaxe les seins. Ici suit la méthode à suivre pour caresser tous les seins féminins à l’exclusive de toute autre. Bref, c’est un message privé déguisé à l’amant d’Anaïs Renard. Anaïs, t’es un peu salope avec tes consœurs.
  4. Il croit qu’on aime avoir plein d’orgasmes à la suite. Ben évidemment que les femmes aiment jouir plusieurs fois. Suit une statistique sur le nombre de femmes multiorgasmiques (dont A.R. ne fait apparemment pas partie) estimé à 10%. J’ai lu ailleurs 26% et ailleurs encore 46%, ce qui est assez différent. Mon observation personnelle se rapproche plutôt de cette dernière statistique bien que je n’aie effectuée aucun sondage formel. Je pense donc que ce 10% exagérément bas n’est destiné qu’à flatter la femme multiorgasmique de se retrouver dans les happy fews, et à décomplexer les autres femmes (ainsi que leurs partenaires feignants, soit dit en passant). Petit commentaire en forme de bémol : femme multiorgasmique ne veut pas dire : multiorgasmes systématiques.
  5. Il croit qu’on aime les caresses à rallonges du clito : alors là, c’est probablement vrai, mais il est nécessaire de préciser que toutes les femmes n’ont pas la même façon de parvenir au plaisir digital, et que la recette d’Anaïs n’a donc, une fois de plus, aucun caractère d’universalité.
  6. Il croit qu’on aime que ça dure des heures : s’il croit ça c’est qu’il n’a pas beaucoup d’expérience en la matière effectivement. Le seul truc c’est que le moment où la femme dit « stop » est variable en fonction de son humeur et de certaines conditions physiologiques.
  7. Il croit qu’on aime les sous-vêtements ultra-sexy : t’es con Anaïs ! ça, on fait juste semblant de croire que vous aimez ça, mais c’est nous qui aimons évidemment.
  8. On croit qu’il aime qu’on le sollicite tout le temps : fais chier Anaïs ! Moi j’aime. Et j’ai pas de PSP.
  9. On croit qu’il aime qu’on montre que le sexe, on adore. Ensuite l’article dit qu’effectivement les hommes aiment, mais pas en public parce que ça leur foutrait la trouille. Encore des conneries normatives de magazine pseudo-psy. Tirez la chasse !
  10. On croit qu’il aime qu’on aille droit au but : ben là encore ça dépend, la stimulation directe de la queue a un côté plaisant, mais tout dépend le but visé ; pour un quickies, c’est recommandé, pour un moment plus prolongé, l’absence de préliminaire est également frustrante pour les hommes. Ce que dit finalement à peu près cet article plus nuancé que les autres. Pourquoi glisser donc ce numéro 10 dans la liste ? Par manque d’idée. Bon OK. J’ai pigé.
  11. On croit qu’il aime le 69. Alors là, chapeau, on a le droit à un témoignage d’un certain David qui dit que bof, il préfère chacun son tour, ce en quoi il n’a pas tort, mais un des plaisirs de la sexualité réside dans la variété, et s’il est très agréable de se faire sucer (resp. lécher) sans avoir à tenter dans le même temps de donner du plaisir à son partenaire, le 69 est aussi un moment génial où l’on doit se concentrer pour faire plaisir à l’autre tout en sentant son propre plaisir monter. Ne nous privons pas du 69 parce qu’il existe des choses meilleures. Je glisse au passage que j’adore caresser ma partenaire pendant qu’elle me suce, dans le seul but de faire monter mon plaisir et pas pour lui en donner (donc dans un but égoïste), parce que sentir son con mouillé par l’excitation redouble la mienne.
  12. On croit qu’il aime surtout la fin : ben les filles qui pensent ça sont un peu nunuches ou alors elles aiment elles-mêmes surtout la fin. Non ?
  13. On croit qu’il aime qu’on lui fiche la paix après l’amour. Et la A.R. dit qu’en fait, c’est pas une contre-vérité (cf. point 10 : feignasse !). Moi j’aime pas qu’on me demande « alors c’était bien ? » alors que je suis encore secoué de spasmes. Exactement comme quand on te demande « alors, c’est bon ? » alors que la première fourchetée de ton plat est encore au seuil de tes lèvres. Mais tais-toi donc et continue de me faire jouir au lieu de me couper en plein élan ! Grrrrrrr

 

Bon, allez, ça m’a tué. Je dors.

 

PS : ah tiens ! Je découvre en rédigeant cette note un encadré que j’avais loupé.

« Ça, en revanche, c’est vrai :

  • Les hommes aiment la fellation. Surtout si on les réveille avec. Je super-confirme. Mais il existe des hommes qui n’aiment pas les fellations (des malades !)
  • La pudeur masculine peut être forte (…). Bon, ben c’est comme l’horoscope, ça : natifs du Capricorne, vous pourriez avoir un coup de téléphone d’un vieux copain. Qu’est-ce que tu veux répondre ?
  • Nous, les femmes, on a besoin de temps et d’expérience pour profiter pleinement de notre sexualité. Ah bravo Anaïs : « nous … on ». T’étonne pas d’être encore pigiste à ton âge (écrit-il en omettant le « ne »). Ben nous les hommes aussi, on n’est pas au top le premier jour.
  • Et nous sommes plus excitées par des mots (une scène hot bien écrite) que par des images (un porno-germano-belge tourné en vidéo). Ben voyons. Et t’es pas plus excitée par une scène réussie de film porno plutôt que par un texte érotique minable écrit par un puceau boutonneux ? Pffff.

[129] Ça fout les jetons (Épisode III : la revanche du Scandinave)

Rappel des épisodes précédents
Épisode I : ici
Épisode II :
°◊°
medium_JDL-D820-0058.2.jpg

Lors de ma dernière visite à Ikéa (je visite très fréquemment Ikéa ces temps-ci, et l’envie d’une note spécifique sur ce sujet me brûle… patience) je suis tombé sur cette vision édifiante (voir photo ci-contre) :

Deux rangées de chariots.
Comme on le constate clairement sur ma photo pourrie (comme d’hab), les chariots de type supermarché sont avec piécette, ceux dévolus au transport des meubles sont libres comme des lamas (j’ai rêvé de lama, cette nuit, je vous raconterai).
Ça veut dire quoi ? Que personne ne compte voler ces magnifiques chariots à fond plat (et pourtant ils sont drôlement pratiques quand on n’a pas de diable à la maison). Que monsieur Ikéa a peur que monsieur Auchan vienne lui piquer ses chariots (moyennant un petit coup de peinture sur le siège enfant et le changement de la plaque d’immatriculation, un coupable trafic semble à portée de main) ? Que les gens sont spontanément prêts à ranger les chariots inhabituels mais pas les chariots standards ???
Le doute m’habite.