[134] Die Kuh macht Muh

medium_vache.jpgJ’ai appris dernièrement que les gouvernements Australien et Néo-Zélandais allaient injecter quelques millions (à moins qu’il ne s’agisse de milliards, je n’ai pas les chiffres alors je brode) dans la recherche concernant les émissions de gaz polluant par le cul des vaches.

Sais-tu, ami lecteur, que notre amie la vache pète beaucoup et émet de ce fait une quantité non négligeable de méthane qui finit par avoir un effet polluant sur notre atmosphère. Ceci n’est pas une intox’ montée par le consortium Renault-Peugeot-Volkswagen pour faire porter le chapeau du trou de la couche d’ozone au trou du cul des vaches. Non, c’est la réalité vraie.

Je ne sais pas si les vaches pètent plus en Océanie qu’en Europe, si les turbulences de leur flatulences tournent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère Sud, en tout cas, ils se sentent (sic) beaucoup plus concernés là-bas que de par chez nous.

Des études ont d’ores et déjà montré qu’une vache qui pète moins produit plus de lait. C’est ce qu’on appelle faire d’une pierre deux coups (et je me suis retenu de faire ici un médiocre calembour : rendons hommage à mon sang froid).
L’objet des recherches vise donc à voir comment améliorer la digestion du bestiau pour en arriver là : moins de gaz et plus de lait (néanmoins, si le principe de Lavoisier rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme s’applique, le pire est à craindre concernant le goût de ce lait supplémentaire).

Je me demande par ailleurs pourquoi l’on n’a pas encore tenté de planter dans le cul de nos charmantes bêtes à cornes des petits bidules destinés à récupérer le gaz, qu’on vendrait mis en bombonne pour faire chauffer les plats en camping et donner ainsi à nos sorties scouts un vrai goût champêtre.

Le XXIème siècle sera écologique ou ne sera pas.
Il n’y a pas de meuh.

[133] Sarracénia – Épisode Leroy-Merlin (inédit)

 

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Elles n’avaient pas l’air très fraîches, les sarracénias, disposées chez Leroy-Merlin devant les caisses comme de vulgaires paquets de chewing-gums (notre image, prise par notre photo-reporter au péril de sa vie). Sans compter ces étiquettes dont les plantes étaient affublées, comme si on offrait ces fleurs comme on fait une bonne blague.
Ce voyant, I*** demanda un rendez-vous immédiat avec le gérant.

Celui-ci la reçut dans son bureau avec un sourire aussi large que ne l’était le décolleté de son interlocutrice. Hummm je lui proposerais bien quelques cours de bricolage privée, à cette salope, pensa-t-il, tandis qu’il lui présentait un siège en l’invitant à s’asseoir. I*** pourtant ne s’assit pas. Elle lui mit directement la main entre les jambes. Jean (c’était le prénom du gérant) bafouilla un je-ne-sais-quoi inaudible en rougissant et choisit de profiter de l’incongruïté de la situation sans mot dire. Faut dire que ça lui changeait de l’heure et demi qu’il venait de passer avec le client précédent à qui il avait veinement essayer d’expliquer pourquoi il ne pouvait pas envoyer des télex à tous les détaillant pour trouver deux rouleaux de papier peint Nuancia – Esprit de printemps ayant le numéro de bain 362834-W4.

— ‘ous cha’ez, machonna I***, ‘anchement c’est ‘as une ‘achon de ‘end’e des ‘a”achénias, ça.
Jean n’avait strictement rien compris. Au moment où il demanda — Pardon ? il sentit les dents se planter dans ses chairs. Il eut le temps de crier un instant, mais pas longtemps. I*** avait l’habitude, maintenant, du geste et ça ne lui prenait plus longtemps pour émasculer ses victimes. Sa main avait couvert sa bouche, pendant que Jean, à genoux, se vidait de son sang.
— Pas de pardon ! répondit-elle au cadavre chaud qu’elle tenait dans ses mains.

Elle s’éclipsa par la sortie de secours. Malheureusement les caméras de surveillance avaient tout filmé. I*** avait pour la deuxième fois de sa vie agit impulsivement, et ce fut une deuxième fois de trop.

Ce con de Nicolas était en train de se faire enculer sous la douche à la centrale de Fleury au moment où TF1 diffusa la nouvelle. Il n’en sut donc rien. Il n’avait qu’à lire le journal après tout. 


PS : pour la version originale et intégrale, c’est ou .
PPS : Non, lib ! pas taper !

[132] 13 contre-vérités affligeantes à dégommer fissa !

Le magazine féminin (burp ! excusez-moi c’est nerveux) Biba, qui était pourtant drôle à lire il y a quelques années, nous infligeât dans son numéro d’août 2006 d’un pathétique article intitulé : « 13 idées reçues à dégommer fissa ! », et signé Anaïs Renard (probablement un pseudonyme d’un pauvre pigiste payé 20 euros pour pondre à la bourre un article un peu cul pour ce numéro estival). Je n’imagine pas un être doué de raison poser son vrai nom comme signature d’un article aussi lamentable. Ça me rappelle il y a quelques années dans le journal gratuit distribué dans les Gaumont ou les UGC, il y avait une certaine Zoé Balin, toujours d’attaque pour signer les articles les plus dithyrambiques de toutes les infâmes merdes hollywoodiennes ou françaises qui ne manquent pas de sortir chaque mois.

Zoé, si tu me lis, si tu existes, sache que j’ai pensé et dit beaucoup de mal de toi à l’époque, mais vois que tu m’as durablement marqué puisque 10 ans après je pense encore à toi.

Reprenons.

« On croit savoir plein de trucs sur les hommes (« ils ont envie tout le temps »). Eux aussi (« elles aiment quand ça dure »). Mais parfois c’est juste faux. » dit l’article.

Parfois, c’est juste que ça dépend, rétorqué-je énervé, et ce n’est pas parce que quelque chose n’est pas toujours vrai qu’il est toujours faux.

Revue de détail :

  1. Il croit qu’on aime expérimenter des tas de positions. Ici la journaliste (burp ! pardonnez-moi c’est assez nerveux) raconte que les mecs qui changent de positions toutes les deux secondes pour montrer leur technique conduisent difficilement leur partenaire à l’orgasme. Soit. Je reste toutefois très circonspect  sur la métaphore utilisée : « quand on à l’impression de passes ses nuits en compagnie de Sarko en campagne, on a du mal à se détendre ». Beuh ! Anaïs Renaud est-elle l’immortelle auteure de la biographie censurée de Cécilia ? A-t-elle souvenance d’une soirée qui aurait mal tournée après que son amant a sorti de son baise-en-ville un kärcher ?
  2. Il croit qu’on aime les mots cochons sussurés dans l’oreille : ici on nous indique que les mots cochons ne seraient bons qu’à l’instant pré-orgastique. Moi j’en connais une au moins que ça déconcentre totalement à tout moment et que ce genre de petites grivoiseries aurait tendance à stopper tout net, d’autres à qui ça plaît en préliminaires voire en pré-préliminaires (petits envois de SMS par exemple). Les filles, vous confirmez ?
  3. Il croit qu’on aime qu’il nous malaxe les seins. Ici suit la méthode à suivre pour caresser tous les seins féminins à l’exclusive de toute autre. Bref, c’est un message privé déguisé à l’amant d’Anaïs Renard. Anaïs, t’es un peu salope avec tes consœurs.
  4. Il croit qu’on aime avoir plein d’orgasmes à la suite. Ben évidemment que les femmes aiment jouir plusieurs fois. Suit une statistique sur le nombre de femmes multiorgasmiques (dont A.R. ne fait apparemment pas partie) estimé à 10%. J’ai lu ailleurs 26% et ailleurs encore 46%, ce qui est assez différent. Mon observation personnelle se rapproche plutôt de cette dernière statistique bien que je n’aie effectuée aucun sondage formel. Je pense donc que ce 10% exagérément bas n’est destiné qu’à flatter la femme multiorgasmique de se retrouver dans les happy fews, et à décomplexer les autres femmes (ainsi que leurs partenaires feignants, soit dit en passant). Petit commentaire en forme de bémol : femme multiorgasmique ne veut pas dire : multiorgasmes systématiques.
  5. Il croit qu’on aime les caresses à rallonges du clito : alors là, c’est probablement vrai, mais il est nécessaire de préciser que toutes les femmes n’ont pas la même façon de parvenir au plaisir digital, et que la recette d’Anaïs n’a donc, une fois de plus, aucun caractère d’universalité.
  6. Il croit qu’on aime que ça dure des heures : s’il croit ça c’est qu’il n’a pas beaucoup d’expérience en la matière effectivement. Le seul truc c’est que le moment où la femme dit « stop » est variable en fonction de son humeur et de certaines conditions physiologiques.
  7. Il croit qu’on aime les sous-vêtements ultra-sexy : t’es con Anaïs ! ça, on fait juste semblant de croire que vous aimez ça, mais c’est nous qui aimons évidemment.
  8. On croit qu’il aime qu’on le sollicite tout le temps : fais chier Anaïs ! Moi j’aime. Et j’ai pas de PSP.
  9. On croit qu’il aime qu’on montre que le sexe, on adore. Ensuite l’article dit qu’effectivement les hommes aiment, mais pas en public parce que ça leur foutrait la trouille. Encore des conneries normatives de magazine pseudo-psy. Tirez la chasse !
  10. On croit qu’il aime qu’on aille droit au but : ben là encore ça dépend, la stimulation directe de la queue a un côté plaisant, mais tout dépend le but visé ; pour un quickies, c’est recommandé, pour un moment plus prolongé, l’absence de préliminaire est également frustrante pour les hommes. Ce que dit finalement à peu près cet article plus nuancé que les autres. Pourquoi glisser donc ce numéro 10 dans la liste ? Par manque d’idée. Bon OK. J’ai pigé.
  11. On croit qu’il aime le 69. Alors là, chapeau, on a le droit à un témoignage d’un certain David qui dit que bof, il préfère chacun son tour, ce en quoi il n’a pas tort, mais un des plaisirs de la sexualité réside dans la variété, et s’il est très agréable de se faire sucer (resp. lécher) sans avoir à tenter dans le même temps de donner du plaisir à son partenaire, le 69 est aussi un moment génial où l’on doit se concentrer pour faire plaisir à l’autre tout en sentant son propre plaisir monter. Ne nous privons pas du 69 parce qu’il existe des choses meilleures. Je glisse au passage que j’adore caresser ma partenaire pendant qu’elle me suce, dans le seul but de faire monter mon plaisir et pas pour lui en donner (donc dans un but égoïste), parce que sentir son con mouillé par l’excitation redouble la mienne.
  12. On croit qu’il aime surtout la fin : ben les filles qui pensent ça sont un peu nunuches ou alors elles aiment elles-mêmes surtout la fin. Non ?
  13. On croit qu’il aime qu’on lui fiche la paix après l’amour. Et la A.R. dit qu’en fait, c’est pas une contre-vérité (cf. point 10 : feignasse !). Moi j’aime pas qu’on me demande « alors c’était bien ? » alors que je suis encore secoué de spasmes. Exactement comme quand on te demande « alors, c’est bon ? » alors que la première fourchetée de ton plat est encore au seuil de tes lèvres. Mais tais-toi donc et continue de me faire jouir au lieu de me couper en plein élan ! Grrrrrrr

 

Bon, allez, ça m’a tué. Je dors.

 

PS : ah tiens ! Je découvre en rédigeant cette note un encadré que j’avais loupé.

« Ça, en revanche, c’est vrai :

  • Les hommes aiment la fellation. Surtout si on les réveille avec. Je super-confirme. Mais il existe des hommes qui n’aiment pas les fellations (des malades !)
  • La pudeur masculine peut être forte (…). Bon, ben c’est comme l’horoscope, ça : natifs du Capricorne, vous pourriez avoir un coup de téléphone d’un vieux copain. Qu’est-ce que tu veux répondre ?
  • Nous, les femmes, on a besoin de temps et d’expérience pour profiter pleinement de notre sexualité. Ah bravo Anaïs : « nous … on ». T’étonne pas d’être encore pigiste à ton âge (écrit-il en omettant le « ne »). Ben nous les hommes aussi, on n’est pas au top le premier jour.
  • Et nous sommes plus excitées par des mots (une scène hot bien écrite) que par des images (un porno-germano-belge tourné en vidéo). Ben voyons. Et t’es pas plus excitée par une scène réussie de film porno plutôt que par un texte érotique minable écrit par un puceau boutonneux ? Pffff.

[129] Ça fout les jetons (Épisode III : la revanche du Scandinave)

Rappel des épisodes précédents
Épisode I : ici
Épisode II :
°◊°
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Lors de ma dernière visite à Ikéa (je visite très fréquemment Ikéa ces temps-ci, et l’envie d’une note spécifique sur ce sujet me brûle… patience) je suis tombé sur cette vision édifiante (voir photo ci-contre) :

Deux rangées de chariots.
Comme on le constate clairement sur ma photo pourrie (comme d’hab), les chariots de type supermarché sont avec piécette, ceux dévolus au transport des meubles sont libres comme des lamas (j’ai rêvé de lama, cette nuit, je vous raconterai).
Ça veut dire quoi ? Que personne ne compte voler ces magnifiques chariots à fond plat (et pourtant ils sont drôlement pratiques quand on n’a pas de diable à la maison). Que monsieur Ikéa a peur que monsieur Auchan vienne lui piquer ses chariots (moyennant un petit coup de peinture sur le siège enfant et le changement de la plaque d’immatriculation, un coupable trafic semble à portée de main) ? Que les gens sont spontanément prêts à ranger les chariots inhabituels mais pas les chariots standards ???
Le doute m’habite.

[126] Toutes les races ne sont pas égales, arrêtez vos conneries !

Ce matin, tandis que je conduisais aussi paisiblement que possible mon véhicule dans une artère de banlieue bouchée pour cause probable de rentrée scolaire, j’ai aperçu dans la rue un noir atteint d’une maladie de peau qui faisait apparaître sur son visage de vilaines larges tâches de peau dépigmentée, rosâtres en somme, ce qui évidemment se voyait plus encore que le nez au milieu de la figure compte tenu de son teint sombre.

Immédiatement, mon esprit sur cette remarque que je me fais depuis un moment selon laquelle la race noire (bon, je sais, chacun des trois mots de ce syntagme est sujet à interminables polémiques, mais si je ne peux pas faire un peu de provoc’ dans mon burp’, autant aller élever des chèvres dans le Larzac, et je dis ça en prenant le risque de provoquer une polémique au sujet de José Bové, ce dont je me garderais bien, de risque de glisser sur le terrain savonné de la gauche noniste, qui m’entraînerait immanquablement à batailler sur les querelles internes du PS, le rôle des médias, la coupure de publicité dans les films de TF1, la suprématie de Google sur Yahoo, on ne s’en sortira pas) est supérieure à toute autre race, particulièrement chez les hommes (j’entends les mâles : qu’on ne me reproche pas de sous-entendre que les noirs ne seraient pas des Hommes, hein, pas de polémique j’ai dit).

Non pas parce que les hommes noirs en ont une plus grosse, ou qu’ils ont le sens du rythme, ou qu’ils sont meilleurs pour courir le 100 mètres ou être vigile dans les supermarchés. Non, aucune de ces fadaises.

Tout simplement parce que lorsque l’heure vient où point chez le mâle l’alopécie, ces enfoirés de noirs restent beaux, ou aussi moches qu’avant (y’a une justice), car leur crâne est quasiment raccord avec leurs cheveux, quoi que légèrement plus luisant (cf. illustration ci-dessous).
Et l’alopécie est salement plus répandue que les dermatoses.

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[123] Approche et apprends !

Aujourd’hui, l’impératif présent des verbes réguliers du premier groupe

Il n’est pas rare de voir traîner dans les impératifs présents, deuxième personne du singulier, verbes du premiers groupe, un fâcheux “s” superflu.

Nous ne citerons qu’un seul déplorable exemple glané sur le net, afin de ne point trop risquer d’endommager vos yeux sensibles :

« MATES CETTE PETITE BEAUTE POUR L’KIKI!!!  »

Ami lecteur, tu auras rectifié toi-même, il fallait lire « Observe comme cette chaussure de djeunz est délicieusement galbée ».

 

Nos années passées à corriger les petits travers orthographiques et grammaticaux de nos concitoyens nous auront appris que rien ne valait un bon exemple pour mémoriser une règle.
Ami lecteur, comme tu vas le constater, elle est simple et efficace. Ami lectrice, euh…

INDICATIF PRÉSENT 2e pers. sing 1er groupe : il faut un S 

Ex : — T’avales ?

Notez que pour plus de correction, dans la forme interrogative, il aurait mieux écrire Avales-tu ? mais il est certaines situations où nous accepterons que le niveau de langue (sic) soit plus relâché.

IMPÉRATIF PRÉSENT 2e pers. sing 1er groupe : pas de S

Ex : — Suce !

Nous nous devons toutefois de préciser que cette règle connaît (comme bien des règles en français) quelques exceptions notamment la présence occasionnel d’un S euphonique, c’est à dire présent juste pour ne pas nous écorcher les oreilles.

Ex : — Gobes-en délicatement une !

En outre, l’absence de S ne s’applique pas aux verbes du deuxième ou du troisième groupe.

Ex : — Et ne mords pas !