[228] Pastiche de minuit

Dans la nuit de nos corps aveugles et nus.
Vêtements effacés un à un, fièvre douce qui nous dévore, évidence de nos désirs répliques. Toujours le silence, quand mon sexe ouvre le vôtre et s’y enfonce. Bassins qui ondulent au rythme d’une valse lente, souffles qui donnent le tempo.
Et dans cette obscurité monte la flamme de votre jouissance, vos doigts qui m’accrochent, votre corps tout entier qui presse le mien, l’accapare. Fusion. Engloutissement.

[227] Comme un jeu…

Ouverture des hostilités (?) avec cette nouvelle catégorie que je crée sur mon burp : « Comme … ». Envie de ce petit jeu qui me trotte dans la tête depuis quelques semaines, et que je compte mettre en œuvre.

L’idée a commencé à poindre à l’occasion d’une note publiée chez Lib, l’échappée belle, qui parlait de son style rédactionnel qu’on lui avait conseillé d’améliorer. Puis de cette évidence, que nous avions tous (nous, burpeurs !) notre style et que même si on pouvait travailler dessus, le modifier, nous avions chacun notre façon naturelle (acquise, pas innée) à accoler les mots les uns aux autres.

Tu dois, ami lecteur, avoir ta propre expérience de lecteur qui te dit que lorsque tu navigues sur le burp de X ou celui d’Y (bon, évidemment, celui de C.U.I. est mieux mais il faut laisser leur chance aux autres), tu sais que tu es chez X ou Y et pas seulement parce que c’est écrit en gros en haut de la page, ou parce qu’il y a ces terribles caractères rouges sur fond vermillon (my opticien is rich).

Je vais donc commencer ici une petite collection de pastiches, par jeu plus que par intention parodique (cf. définition ci-dessous), et tu pourras jouer avec moi à reconnaître l’écriture que j’aurais essayé de mimer. Tu pourras me dire si j’ai réussi ou foiré, si je me moque ou si j’hommage, tu devrais généralement reconnaître ces burps qui sont voisins du mien, parce que ce sont ceux que je fréquente moi même, ceux que j’aime, et que tu fréquentes probablement aussi (les burps de mes burps sont mes burps). Je reconnais que je gâcherai une partie du jeu en donnant à mes notes un titre gros comme une clef de manoir.

Clé de manoir
Authentique clef de manoir

Tremblez, burpeurs. Who’ll be my first target ?! 

 

Addendum : ah oui ! j’allais oublier cette précision : les textes que j’écrirai à cette occasion seront des textes que j’aurais pu écrire avec mon style habituel. Autrement dit, le fond restera le mien, ce seront mes histoires, seule la forme sera adaptée… 


Extrait du T.L.F.I. 

PASTICHE, subst. masc.

Œuvre artistique ou littéraire dans laquelle l’auteur imite en partie ou totalement l’oeuvre d’un maître ou d’un artiste en renom par exercice, par jeu ou dans une intention parodique. Synon. copie, imitation, parodie.

[226] Sa fé peur

enfant au portableTro mortel 7 artikle !

Sa di ke les portabl sa seré danjreu pr la senT.

A coz D zondes. E en + sa seré surtou danjreu pr le servo D jeun. Moa je di ki se la raconte, les vieu. Comen kon E pa crEatif depui kon Ekri D texto.

Mé renpa on 1Tré a men Pyé 1 vite fé.

 

[225] La campagne avec mes gros sabots

[ Non, l’Amazone, je ne vais pas parler de ploucs ici. ]

 

Je viens de tomber sur cet instructif article sur le thème « Campagne électorale & [burps] » que je vous invite à lire.

Parce que, je vous l’annonce fermement ce 13 décembre, un burpeur qui s’est créé spécialement une catégorie avec le mot « politique », c’est plus que louche.

Attendez-vous à ce que je vous martèle avec un peu plus de fermeté que mes propos anti-Besson combien je trouve dangereuse (et je pèse mes mots) la perspective de nous retrouver avec N.S. à la tête de l’état.

Bref. 

En attendant, baisons…

[223] Too drunk to fuck

J’avais promis à l’Amazone un week-end chaste.
Le destin en a voulu autrement.

Samedi soir, fatale erreur, ma femme m’annonce que je peux faire ce que je veux de ma soirée, elle a du boulot, des copies à corriger, je la prends au mot. Après avoir préparé avec amour le dîner pour ma petite famille (un hachis Parmentier à l’agneau, miam miam), je prépare avec amour une quiche aux poireaux pour ne pas arriver les mains vides à une petite fête qu’organise L*** chez elle, puisque je vais pouvoir, contre toute attente (ce n’est pas l’expression la plus fidèle à la réalité), m’y joindre.

J’arrive sur les coups de 22 heures avec ma tarte encore fumante alors que tout le monde en est au dessert… L’exercice avait un côté original, ce soir là avec elle, puisque je n’étais pas censé être l’amant, juste un ami. Effectivement, ça n’est pas forcément facile d’annoncer à ses amis : « je vous présente Jérôme, mon amant, marié, deux enfants (mais il baise très bien). » Je fais un peu connaissance, j’essaye de deviner qui, parmi les hommes célibataires, pourrait avoir des vues la charmante célibataire indépendante qu’elle est désormais (L*** m’a indiqué qu’il y aurait un de ses prétendants).

La soirée se déroule calmement. Puis une première vague de départs vers minuit resserre les effectifs.
Il y a une scène un peu croquignolette où je remarque que nous sommes quatre mâles en rang d’oignon, avec L*** en face de nous. J’ai l’impression qu’on va donner le signal du départ de la course… (suite…)

[222] J’aime Bond (arrêtez vos conneries)

Ahhhh mes aïeux ! Je sors de Casino Royale, le dernier James Bond (enfin, je pense que je ne vous apprends rien) et j’en ai encore les jambes qui flageolent (à moins que ce ne soit les courbatures de ma toute fraîche séance de jambes en l’air avec L***, hypothèse qu’il faut considérer — euh désolé, l’Amazone, c’est promis, je ne parle plus de cul pour le restant de cette note à part peut-être celui de Daniel Craig).

Je savais que j’allais passer un bon moment, vu toutes les critiques laudatrices sur cet énième épisode qui relance enfin la série, tout a déjà été dit et je n’en rajouterai qu’une fine couche : scènes d’actions haletantes, suspens splendide (bon, c’est vrai qu’en matière de suspens je ne vous apprendrai rien en vous disant que James Bond gagne à la fin), on en a pour son argent.

Quand même, je voudrais dire quelques petits trucs autour de ce film qui me paraissent à signaler. D’abord, que l’effort fait pour renouveler la série est notable, et paye. Fan de longue date de James Bond (cf. ce qui va suivre plus bas), j’ai fini par me lasser et ne plus aller voir les dernières séquelles (sic), me contentant éventuellement de les regarder d’un œil distrait si d’aventure (resic) elles passaient à la télé. J’ai ressorti ma tenue de bondophile à l’occasion de ce Casino Royale puisqu’au delà de la presse, tous m’encourageaient à y aller (et je pense notamment à elle et à lui).
Jamais (plus jamais) on n’était allé aussi loin sur le côté physique de James Bond (bon, je parle sans les avoir vu tous, puisque comme je le disais, je n’ai pas vu les plus récents). Ultra BriteHabituellement, quand James Bond vient de dessouder 40 truands à la solde du Spectre, échapper à un crash d’hélicoptère et à l’explosion d’un dépôt de carburant, il a juste besoin de repasser une petite couche de gomina et son sourire brille mieux que celui de Monsieur Ultra Brite (çui qu’a une rose dans la bouche). Le James nouveau douille, morfle, saigne et cicatrise (assez vite tout de même, mais ses plaquettes ont subi elles aussi un entraînement sévère). Y’a même deux séquences où on se croirait dans Urgences.
Ensuite, le générique est très réussi : il suit les canons du genre, mais là où je m’ennuyais invariablement devant le défilé de nénettes à forte poitrine en ombres chinoises, j’ai vu là de chouettes effets graphiques, très créatifs. Enfin, il y a toutes les petites touches autour du mythe James Bond se construisant, souvent en forme de clin d’œil (oui, le second degré c’est toujours chaleureusement apprécié par le fidèle public, touché par cette marque de connivence) : le permis de tuer, le Martini Dry, la très fameuse réplique My name is Bond, James Bond (clin d’œil dans la chanson du générique « You know my name » — je signale au passage que la musique est signée David Arnold qui nous avait pondu il y a quelques années un très chouette album de reprises de musiques de James Bond).

₪₪₪ 

J’ai découvert James Bond en 1977, avec mon grand-frère qui nous chaperonnait, ma petite sœur et moi. On est arrivé en retard, pendant la scène de baston entre James Bond (Roger Moore was James Bond in : The Spy who loved me) dans le train de nuit. À l’époque, c’était encore le cinéma permanent (ça pourra rappeler à certain une chanson de Boris Vian) et donc on était resté après la fin du film pour voir la séquence qu’on avait raté pendant la séance suivante. Les spectateurs ont dû trouver bizarre que trois jeunes s’en aillent de la salle en plein suspens, mais on connaissait la suite et même si j’avais été fasciné par le film, nous étions tout de même repus (et puis elle fout la trouille cette séquence, surtout à un morveux de 9 ans).

Fasciné par ce qui était pour moi un premier opus, j’ai par la suite attendu impatiemment tous les Bond suivants, même si je les trouvais médiocres (Rien que pour vos yeux est nase, Octopussy est pire, etc). Et puis je regardais aussi tous les anciens au fur et à mesure de leur ressortie ou de leur diffusion à la télé (c’est d’ailleurs en allant voir un vieux James Bond avec Sean Connery, lors d’une fête du Cinéma, que je me suis retrouvé avec ma voisine de derrière qui me caressait les cheveux… wow… souvenir délicieux). Bref, je me suis tapé tous les James, je ne fais pas partie de ceux qui dénigrent Roger Moore (je revois avec plaisir L’espion qui m’aimait) ni qui disent Hors Sean Connery, point de salut

Donc, rien à foutre que Daniel Craig soit un blond (?) aux yeux bleus, c’est un excellent Bond. James Blond. Elle a déjà été faite, celle là ? Punaise, c’est pas facile de faire un jeu de mot inédit.